Rome n’hérite pas simplement de la Renaissance : les papes la transforment en langage universel du pouvoir.
Après le retour durable de la papauté, Rome devient un immense chantier. Nicolas V, Sixte IV, Jules II, Léon X et Paul III ouvrent des rues, élèvent des palais, réorganisent le Vatican et attirent les meilleurs artistes de la péninsule. Bramante, Raphaël et Michel-Ange donnent à la ville une nouvelle monumentalité, tandis que les fouilles font surgir statues et fragments antiques. Mais cette splendeur repose sur une cour pontificale traversée par les rivalités, le népotisme et les guerres d’Italie. Le sac de Rome de 1527 révèle brutalement la fragilité de cette capitale spirituelle. Au-delà de Rome, Tivoli, Viterbe, Caprarola, Palestrina et les Castelli Romani montrent comment cardinaux et familles princières mettent en scène leur autorité dans des villas, jardins et forteresses.
Pouvoirs et conflits
États pontificaux, familles Colonna et Orsini, diplomatie européenne, sac de Rome et affirmation de la Contre-Réforme.
Arts, architecture et savoirs
Bramante, Raphaël, Michel-Ange, Peruzzi et Vignole transforment architecture, peinture, sculpture et jardin en instruments de prestige pontifical.
Vivre à la Renaissance
Pèlerins, courtisans, banquiers, imprimeurs, artisans et antiquaires font de Rome une ville cosmopolite, brillante mais profondément inégale.
Figures
- Nicolas V
- Sixte IV
- Jules II
- Raphaël
- Michel-Ange
- Bramante
- Vignole
Repères
- 1471-1484 — pontificat de Sixte IV et chapelle Sixtine
- 1506 — début de la nouvelle basilique Saint-Pierre
- 1527 — sac de Rome
- 1545 — ouverture du concile de Trente
À voir
- Vatican et chapelle Sixtine
- Basilique Saint-Pierre
- Villa Farnesina
- Palazzo Farnese
- Villa d’Este à Tivoli
- Palazzo Farnese à Caprarola
- Tempietto de San Pietro in Montorio
- Via Giulia
Rome, XVIe siècle : les papes rebâtissent la ville antique tandis que l’art devient l’architecture visible de leur puissance.


