Entre montagne et mer, les banquiers génois transforment le crédit en palais.
Gênes ne possède pas de cour stable : sa noblesse marchande gouverne une République agitée par les factions. L’amiral Andrea Doria réorganise l’État en 1528 et l’arrime à Charles Quint. Les galères génoises servent l’empire, tandis que les banquiers financent les guerres espagnoles et transfèrent l’argent américain à travers l’Europe. Cette richesse se lit dans la Strada Nuova et ses palais, conçus pour impressionner ambassadeurs et visiteurs. Perin del Vaga, Galeazzo Alessi et les ateliers de marbre donnent à la ville une splendeur monumentale comprimée entre le port et les pentes.
Pouvoirs et conflits
République aristocratique, rivalités de familles, réforme d’Andrea Doria et alliance avec les Habsbourg.
Arts, architecture et savoirs
Palais urbains, villas littorales, fresques maniéristes, sculpture de marbre, cartographie et construction navale.
Vivre à la Renaissance
Armateurs, banquiers, marins, esclaves, artisans et communautés étrangères font du port un carrefour brutalement hiérarchisé.
Figures
- Andrea Doria
- Charles Quint
- Galeazzo Alessi
- Perin del Vaga
- Luca Cambiaso
- Cristoforo Colombo
Repères
- 1492 — voyage de Colomb
- 1528 — réforme politique d’Andrea Doria
- 1550 — début de la Strada Nuova
- 1576 — lois sur les Rolli
À voir
- Palazzo del Principe
- Via Garibaldi
- Palazzi dei Rolli
- Palazzo Doria-Tursi
- Santa Maria di Castello
- Porta Siberia
- Villa Imperiale
- Port de Gênes
Gênes, XVIe siècle : les galères portent les guerres des Habsbourg et l’or du crédit élève des palais contre la montagne.


