Dans le Molise, la Renaissance se lit moins dans les palais que dans les châteaux, les églises et les routes de transhumance.
Le Molise actuel ne forme pas encore une région autonome : ses terres appartiennent au royaume de Naples et sont partagées entre familles féodales. À Venafro, Enrico Pandone transforme le château en résidence et fait peindre sur ses murs des chevaux grandeur nature, chacun identifié comme un portrait de l’écurie seigneuriale. Campobasso, Agnone, Larino, Isernia et Sepino vivent du commerce local, de l’artisanat du métal et de l’élevage. Les tratturi conduisent les troupeaux vers les Pouilles et constituent de véritables voies économiques. Les influences renaissantes arrivent depuis Naples et les Abruzzes, mais se mêlent durablement à des formes gothiques et rurales.
Pouvoirs et conflits
Royaume de Naples, seigneuries des Monforte, Pandone et d’Avalos, fiscalité féodale et domination espagnole.
Arts, architecture et savoirs
Fresques équestres du Castello Pandone, sculpture religieuse, cloches d’Agnone et transformations résidentielles des châteaux.
Vivre à la Renaissance
Élevage, transhumance, petits marchés, métallurgie et agriculture définissent une Renaissance éloignée des grandes cours.
Figures
- Enrico Pandone
- Carlo Pandone
- famille Monforte
- famille d’Avalos
Repères
- 1450 — essor des Monforte à Campobasso
- 1495 — passage des guerres d’Italie
- 1519-1527 — décor des chevaux de Venafro
- 1530 — consolidation de la domination espagnole
À voir
- Castello Pandone
- Château Monforte
- Agnone
- Cathédrale de Larino
- Isernia
- Abbaye de San Vincenzo al Volturno
- Sepino
- Château de Civitacampomarano
Venafro, vers 1520 : dans le silence du château, les chevaux peints deviennent les véritables portraits du pouvoir.


