Le Piémont reçoit la Renaissance par les routes militaires et commerciales qui franchissent les Alpes.
Longtemps partagé entre Savoie, Montferrat, Saluces et possessions françaises, le Piémont est un territoire de frontière. Les marquis de Saluces commandent fresques, tombeaux et châteaux ; le Montferrat accueille les Paléologues puis les Gonzague. Les guerres d’Italie rendent la région stratégique et provoquent de longues occupations. En 1563, Emmanuel-Philibert transfère la capitale savoyarde de Chambéry à Turin. La ville commence alors sa transformation en centre politique fortifié, tandis que les résidences, sanctuaires et ateliers mêlent traditions alpines, influences françaises et modèles italiens.
Pouvoirs et conflits
Duché de Savoie, marquisats de Saluces et Montferrat, occupation française et restauration d’Emmanuel-Philibert.
Arts, architecture et savoirs
Fresques alpines, châteaux résidentiels, fortifications modernes, peinture de cour et échanges avec Lyon et la Lombardie.
Vivre à la Renaissance
Soldats, muletiers, marchands et communautés montagnardes vivent au rythme des cols, des foires et des passages d’armées.
Figures
- Ludovic II de Saluces
- Marguerite de Foix
- Emmanuel-Philibert de Savoie
- Macrino d’Alba
- Gaudenzio Ferrari
Repères
- 1475-1504 — règne de Ludovic II de Saluces
- 1536 — occupation française
- 1559 — traité du Cateau-Cambrésis
- 1563 — Turin devient capitale
À voir
- Castello della Manta
- Casa Cavassa
- Abbaye de Staffarda
- Sacri Monti
- Cathédrale de Turin
- Palazzo Madama
- Citadelle de Turin
- Casale Monferrato
Piémont, XVIe siècle : au pied du Monviso, les artistes suivent les marchands et les armées à travers les cols.


