
✦ Illustre ✦
Léonard de Vinci
Génie universel — vit ses dernières années en France à Amboise
Sur les pas de Léonard de Vinci — ses œuvres & ses lieux sur la carte →
« Savoir ne suffit pas, il faut appliquer. Vouloir ne suffit pas, il faut faire. »
Contributions & œuvres
À l'automne 1516, âgé de soixante-quatre ans, Léonard franchit les Alpes à dos de mulet avec son disciple Francesco Melzi et son serviteur milanais Battista de Villanis. François Iᵉʳ, qui l'a rencontré près de Bologne et que fascine le vieux maître, l'installe au manoir du Cloux, aujourd'hui le Clos Lucé, à un jet de pierre du château royal d'Amboise.



Il lui accorde un titre inédit, « premier peintre, ingénieur et architecte du roi », et une rente que les écrits situent autour de sept cents écus d'or par an: une fortune, pour une charge qui n'exige presque rien sinon la présence et la conversation. Car le roi ne veut pas des tableaux de Léonard, il veut Léonard. L'Italien apporte dans ses coffres trois panneaux qu'il ne cédera jamais et qui, par lui, deviennent français: une Joconde, une sainte Anne, un saint Jean-Baptiste, socle lointain des collections du Louvre. À Amboise, sa main droite se paralyse peu à peu; il peint peu, mais il pense sans relâche. Il remplit ses carnets de projets pour le roi: l'assèchement de la Sologne et un vaste canal reliant la Loire à la Saône, un palais neuf et une ville idéale à Romorantin, jamais bâtis mais rêvés jusqu'au moindre escalier. Il règle les fêtes de cour, met en scène le lion mécanique qui s'ouvre sur un parterre de lys, dessine des décors et des machines de spectacle. Son ombre plane aussi sur le grand chantier ouvert non loin: l'escalier à double révolution de Chambord, ces deux vis qui montent sans se croiser, porte une signature toute léonardesque, mais aucun document ne prouve sa participation et l'attribution reste débattue. La nuance est là, dans cette dernière saison: la France ne reçut pas le peintre à son apogée mais un vieil homme diminué, plus précieux comme oracle que comme exécutant, dont l'héritage tient moins à une œuvre nouvelle qu'à trois tableaux emportés et à une aura offerte à un royaume.
Anecdote mémorable
Le 2 mai 1519, Léonard s'éteint dans sa chambre du Clos Lucé. La tradition, fixée par Vasari puis immortalisée par le pinceau d'Ingres au XIXᵉ siècle, veut qu'il ait rendu l'âme dans les bras mêmes de François Iᵉʳ, accouru à son chevet. La scène est belle, elle est douteuse: ce jour-là, la cour se trouvait sans doute à Saint-Germain-en-Laye pour un acte royal, et le roi ne pouvait être au chevet du maître. Reste que Léonard légua tous ses carnets, dessins et instruments à son fidèle Melzi, qui les rapporta en Italie et sauva de l'oubli la pensée d'un homme que la France avait choisi d'aimer sur ses vieux jours.
Influences reçues
Verrocchio. Humanisme florentin. Luca Pacioli (mathématiques). Anatomie. François Iᵉʳ et la commande de cour.
Influences exercées
La Joconde reste en France — c'est aujourd'hui le tableau le plus célèbre du monde, au Louvre. Son influence sur les artistes français (Jean Clouet, l'École de Fontainebleau) est considérable. Ses carnets de machines influencent les ingénieurs français.
Aussi : Francesco Melzi ; mythe royal du mécénat ; escalier de Chambord (attribution débattue) ; imaginaire de la Renaissance française.
Importance historique
Trois années à peine, et pourtant elles fondent un mythe durable : celui du roi de France protecteur des génies d'Italie, et de la Renaissance française adoubée par le plus illustre des Florentins. En attirant Léonard, François Iᵉʳ ne s'offre pas un artisan de plus mais une caution : la preuve que sa cour peut rivaliser avec celles de la péninsule. Les trois panneaux restés au royaume ancrent au cœur du futur Louvre des chefs-d'œuvre qui n'auraient jamais dû en être. Amboise devient ainsi le point de bascule où la Renaissance cesse d'être une importation pour commencer à s'enraciner, ouvrant la voie aux Italiens de Fontainebleau qui, une décennie plus tard, feront école.
Peintures (7)

L'Annonciation (Annunciazione)
vers 1472-1476
📍 La Galerie des Offices

Saint Jérôme
v. 1480-1482
📍 La Pinacothèque vaticane

L'Adoration des mages (Adorazione dei Magi)
vers 1481-1482 (inachevée)
📍 La Galerie des Offices

La Scapigliata (La testa di fanciulla scapigliata / « L'Ébouriffée »)
v. 1500-1510 (datation discutée)
📍 La Galleria Nazionale di Parma

La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne — Référence au tableau du Clos Lucé
v. 1503–1519 (original au Louvre)
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci

La Joconde au Clos Lucé — Témoignage d'Antonio de Beatis (1517)
v. 1503–1517 (terminée probablement au Clos Lucé)
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci

Saint Jean-Baptiste — Référence au tableau du Clos Lucé
v. 1513–1516 (original au Louvre)
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci
Continuer sur la vie et les créations de Léonard de Vinci en France · France : 1516 – 1519 (Amboise)
Œuvres (6)

Les Codex — Carnets de Léonard de Vinci (facsimilés et exposition 2026)
v. 1478–1519 (écriture des carnets) — Exposition 2026 : dessins originaux Codex Atlanticus en prêt
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci

Le Pont Tournant — Maquette d'après dessins des codex
Dessins originaux : v. 1480–1490 — Maquette : 1987
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci

Le Char d'Assaut — Maquette d'après Codex Arundel (British Library)
Dessin original : v. 1485 — Maquette : 1987
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci

Le Parachute — Maquette d'après Codex Atlantique
Dessin original : v. 1485 — Maquette : 1987
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci

L'Ornithoptère (Machine volante à ailes battantes)
Dessins originaux : v. 1485–1505 — Maquette : 1987 — Grande maquette halle : 1990s
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci

La Vis Aérienne (ancêtre de l'hélicoptère) — Maquette d'après Codex B, Institut de France
Dessin original : v. 1487–1490 — Maquette : 1987 (projet IBM)
📍 Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci
Monuments associés (35)

Château de Chambord
Chambord (41)
architecte — L'escalier à double révolution lui est traditionnellement attribué — ses carnets contiennent des escaliers à vis multiples séparant les flux — mais aucun document d'époque ne le prouve ; d'autres noms sont avancés (Domenico da Cortona, Pierre Trinqueau).

Château de Frazé
Frazé (28)
autre — Léonard de Vinci adressa une lettre célèbre avec dessin à Florimond Robertet, propriétaire du château.

Château du Clos Lucé
Amboise (37)
résident — Léonard de Vinci y vécut de 1516, sur l'invitation de François Iᵉʳ, jusqu'à sa mort le 2 mai 1519.

Château royal d'Amboise
Amboise (37)
autre — Léonard de Vinci y repose : sa sépulture (restes présumés, ré-inhumés en 1874) se trouve dans la chapelle Saint-Hubert, la collégiale d'origine ayant été démolie à la Révolution.

Château de Rambouillet – logis
Rambouillet (78)
cité — grosse tour médiévale de ce domaine, le 31 mars 1547, s'éteint le prince qui avait appelé Léonard de Vinci en France et lancé la Renaissance française. Pour HitsMap, Rambouillet est le point final d'un règne fondateu

Hôtel de Briçonnet (Tours)
Tours (37)
cité — ges. - **Amboise** (37, 20 km) — le château royal et la chapelle Saint-Hubert (tombeau de Léonard de Vinci). L'hôtel de Briçonnet à Tours est l'un des premiers hôtels particuliers Renaissance de France — construit en

Château d'Écouen
Écouen (95)
cité — rmoiries des Montmorency - des décors influencés par l'Italie - des œuvres inspirées de Léonard de Vinci. Les vitraux originaux ont été déplacés au fil des siècles, mais la chapelle demeure l'un des meilleurs témoi

Cathédrale Saint-Pierre d'Angoulême
Angoulême (16)
cité — *Louis XII** sans héritier mâle direct. **François Ier**, par son **mécénat artistique** (Léonard de Vinci, Rosso Fiorentino, Primatice, château de Chambord, Fontainebleau, Louvre), **fonda l'identité Renaissance** d

Hôtel Goüin
Tours (37)
cité — ssance de la cathédrale. - **Château d'Amboise** (20 km) — résidence royale et tombeau de Léonard de Vinci. - **Château de Villandry** (37 km) — le jardin Renaissance le plus complet de France. L'hôtel Goüin est l'un

Hôtel de Ville de Beaugency
Beaugency (45)
cité — de la cour de François Ier, contemporaine de la construction. Peinture : les tableaux de Léonard de Vinci à Amboise (*Sainte Anne*, *La Joconde*) — le maître que François Ier avait fait venir à 50 km de Beaugency. A

Parlement de Bretagne (Salle des Pas Perdus)
Rennes (35)
cité — in - **Musée des Beaux-Arts de Rennes** — collections picturales exceptionnelles dont un Léonard de Vinci. - **Cathédrale Saint-Pierre de Rennes** — la cathédrale néoclassique avec ses tapisseries du XVIe siècle. -

Cathédrale Saint-Gatien de Tours
Tours (37)
cité — tions régionales. - **Amboise** (37, 25 km) — le château royal et le Clos Lucé (maison de Léonard de Vinci). La cathédrale Saint-Gatien de Tours est l'une des cathédrales les plus significatives de la Renaissance fra

Cloître de la Psalette
Tours (37)
cité — e génération plus tard dans le contexte protestant. Peinture : *La Vierge aux rochers* de Léonard de Vinci (Louvre, 1483-1486) — le maître qui vivait à 30 km du cloître, dont les dessins dormaient dans les caisses ro

Hôtel d'Alluye
Blois (41)
cité — t aimait les belles choses même s'il ne les affichait pas. L'homme qui correspondait avec Léonard de Vinci ne pouvait pas avoir une cour ordinaire. ## Lecture architecturale L'hôtel d'Alluye est construit en tuffea

Logis Royal de Loches
Loches (37)
cité — pouvoir de punir, d'emprisonner, de torturer. Ludovic Sforza, duc de Milan (le patron de Léonard de Vinci), y fut emprisonné de 1500 à 1508, dans sa tour. ## Échos artistiques Musique : *Je ne me puis tenir d'aime

Cathédrale Saint-Jean de Besançon
Besançon (25)
cité — artolomeo della Porta** (1472-1517), **dominicain peintre florentin**, **collaborateur de Léonard de Vinci** (1503-1505) et **disciple de Savonarole**, est l'**un des plus grands peintres de la Haute Renaissance ital

Puits de Saint-Patrice
Orvieto ()
cité — rampes qui ne se croisent jamais évoque le futur escalier à double révolution attribué à Léonard de Vinci à Chambord : un même souci d'ingéniosité circulatoire à l'époque de François Ier et de Charles Quint. Le puit

Casa Fontana-Silvestri
Milan ()
cité — e milanaise de l'époque de Ludovic le More, ce moment où Milan, sous les Sforza, attirait Léonard de Vinci et Bramante et rêvait d'une nouvelle Athènes. La maison, bâtie pour la famille Fontana, porte la marque de ce

Le Château des Sforza à Milan
Milan ()
cité — terviennent quelques-uns des plus grands noms de la Renaissance lombarde, à commencer par Léonard de Vinci. ## Les Sforza et la reconstruction du château Le site porte d'abord la mémoire des Visconti, seigneurs pui

La Chapelle Brancacci
Florence ()
cité — ut ce que Florence compte de jeunes talents vient y copier Masaccio, carnet à la main : **Léonard de Vinci**, **Botticelli**, et le jeune **Michel-Ange**. La tradition rapporte que c'est précisément ici, lors d'une d

Le Duomo de Pavie
Pavie ()
cité — hitecte qui allait bientôt donner à Rome la première pierre du nouveau Saint-Pierre, et **Léonard de Vinci**, dont les carnets de ces années fourmillent d'études sur les églises à plan central et sur les coupoles. O

Le Monument équestre du Colleoni
Venise ()
cité — a del Verrocchio, sculpteur, orfèvre et peintre florentin, qui fut notamment le maître de Léonard de Vinci dans son atelier. C'est à lui que l'on doit le modèle de la statue, élaboré, semble-t-il, dans le courant des

Orsanmichele
Florence ()
cité — tard dans le siècle, **Andrea del Verrocchio**, maître de l'atelier où se forma le jeune Léonard de Vinci, ajouta une *Incrédulité de saint Thomas* : deux figures de bronze, le Christ et l'apôtre incrédule, disposée

Le Palais Pazzi
Florence ()
cité — exécutés et pendus, certains aux fenêtres du Palazzo della Signoria — scène que le jeune Léonard de Vinci aurait croquée. La famille Pazzi fut **proscrite** : ses biens confisqués, son nom et ses armes bannis, ses m

Le Palazzo Vecchio
Florence ()
cité — mystère continue d'entourer le Salone dei Cinquecento : la ***Bataille d'Anghiari*** de **Léonard de Vinci**, fresque restée inachevée et aujourd'hui perdue, aurait été peinte sur l'un des murs avant les intervention

La Piazza Ducale de Vigevano
Vigevano ()
cité — dans ce milieu, sans qu'un contrat nous en livre la certitude. À la même cour officiait **Léonard de Vinci**, ingénieur et peintre du duc, mêlé aux projets hydrauliques et urbains du Milanais ; son intérêt documenté

La Rocca Roveresca de Mondavio (Francesco di Giorgio Martini)
Mondavio ()
cité — oricien — l'un de ces artistes-ingénieurs universels que le siècle a produits, admiré par Léonard de Vinci lui-même. Sa contribution la plus durable tient sans doute à ses **traités d'architecture**, où il consigne u

La basilique Santi Giovanni e Paolo (San Zanipolo)
Venise ()
cité — confiée au Florentin **Andrea del Verrocchio**, maître de l'atelier où se forma le jeune Léonard de Vinci. Verrocchio en conçut le modèle dans les années 1480 mais mourut en 1488 sans avoir coulé le bronze ; la **fo

L'église San Cristoforo à Verceil (Gaudenzio Ferrari)
Verceil ()
cité — 546), originaire de la Valsesia toute proche, formé dans le sillage lombard et marqué par Léonard de Vinci comme par les grands ateliers de son temps. Actif à Varallo, à Milan et à Verceil, Gaudenzio fait de cette de

Le Sanctuaire de la Beata Vergine dei Miracoli à Saronno
Saronno ()
cité — deux des plus grands peintres de l'école lombarde : Bernardino Luini, héritier subtil de Léonard de Vinci, et Gaudenzio Ferrari, qui y déploya dans la coupole une nuée d'anges musiciens restée célèbre sous le nom de

San Maurizio al Monastero Maggiore à Milan
Milan ()
cité — uta en 1503, dans le contexte de la Renaissance milanaise encore imprégnée du souvenir de Léonard de Vinci, alors actif dans la ville. Le couvent accueillait des religieuses issues souvent des grandes familles patri

L'église San Pietro in Gessate à Milan
Milan ()
cité — tres qui travaillèrent à Milan à l'époque de Ludovic le More, dans le sillage lointain de Léonard de Vinci alors présent à la cour des Sforza. C'est ce Milan-là, cultivé et fastueux, que la petite église conserve par

Santa Maria della Consolazione à Todi
Todi ()
cité — ce rayonne autour d'un point unique. Pour les théoriciens de la Renaissance — d'Alberti à Léonard de Vinci, dont les carnets multiplient les études d'églises centrées —, cette forme parfaite, sans direction privilégi

Santa Maria delle Grazie à Milan
Milan ()
cité — 'architecture s'ajoute, dans le réfectoire du couvent voisin, la présence de la *Cène* de Léonard de Vinci, qui vaut à l'ensemble une renommée mondiale et son inscription au patrimoine de l'UNESCO. ## Le couvent dom

L'église Sant'Ambrogio
Florence ()
cité — es, parmi lesquelles on cite le sculpteur et peintre **Andrea del Verrocchio** (maître de Léonard de Vinci), **Mino da Fiesole** lui-même, ou encore l'architecte Simone del Pollaiolo dit **il Cronaca**. Ces attributi
