HitsMap
L'Ornithoptère (Machine volante à ailes battantes)

Maquette d'invention

L'Ornithoptère (Machine volante à ailes battantes)

Maquette IBM d'après dessins de Léonard de Vinci (v. 1485–1505)

Dessins originaux : v. 1485–1505 — Maquette : 1987 — Grande maquette halle : 1990s·Maquette en bois, lin et métal — envergure : 12 mètres·Château du Clos Lucé — Musée Léonard de Vinci

Devant l'œuvre

La machine volante la plus ambitieuse de Léonard est ici suspendue dans toute son envergure de 12 mètres. C'est un ornithoptère — une machine dont les ailes battent à la manière des oiseaux. Léonard avait étudié pendant des années le vol des oiseaux et des chauves-souris, disséquant leurs ailes, dessinant l'angle de chaque plume, mesurant la surface portante par rapport au poids du corps. Sa conclusion : si les oiseaux peuvent voler, c'est parce qu'ils obéissent à des lois mathématiques. Et ces lois peuvent être reproduites mécaniquement par l'homme.

Symbolisme & lecture iconographique

Le vol humain est dans toutes les mythologies le symbole de la transgression des limites naturelles — Icare, Dédale, les anges, les démons. Léonard voulait que l'homme vole non par transgression mais par compréhension : lire les lois de la nature et s'y conformer si bien qu'on peut les reproduire. C'est l'esprit scientifique de la Renaissance incarné en bois et en lin.

Analyse des émotions

Lever les yeux vers cette machine de 12 mètres suspendue dans la halle et imaginer Léonard sur une colline toscan, attaché à une telle machine, essayant de voler — c'est l'image de la foi humaine dans ses propres capacités poussée jusqu'à l'absurde magnifique. L'échec sublime.

Secrets & mystères

L'ornithoptère de Léonard ne pouvait pas voler — les muscles humains ne peuvent pas produire la puissance nécessaire pour actionner de telles ailes. Mais Léonard le savait peut-être. Ses derniers carnets sur le vol abandonnent l'ornithoptère pour des études sur le planeur — des machines aux ailes fixes qui utilisent les courants d'air plutôt que la puissance musculaire. C'est cette direction (le planeur, puis l'avion) qui fut finalement la bonne. Otto Lilienthal (1894) et les frères Wright (1903) n'étaient pas loin de Léonard dans leur logique.

Le saviez-vous ?

Léonard nota dans son carnet qu'il ferait le premier vol depuis la colline de Ceceri, près de Fiesole, au-dessus de Florence. Il précisa que l'événement 'remplira l'univers de stupeur, et toutes les chroniques seront pleines de sa gloire.' Ce vol n'eut jamais lieu. Ou peut-être qu'il eut lieu et échoua — aucun document ne le confirme ni ne l'infirme.

Autres sculptures à découvrir