François Ier est mort à Rambouillet en 1547, épuisé par la chasse, loin de sa résidence prestigieuse de Fontainebleau.
À voir
Au cœur de son vaste domaine forestier, le château de Rambouillet mêle les âges. Son logis conserve une grosse tour médiévale, dite « tour François Ier », qui fait de ce lieu l'un des sites les plus chargés d'histoire royale des Yvelines : c'est là, selon la tradition, que s'éteignit le roi chevalier de la Renaissance française.
D'un château fort à une demeure seigneuriale
Le logis s'organise autour d'une tour médiévale crénelée, vestige de la forteresse primitive. La famille d'Angennes acquit la propriété en 1384, lorsque le château fut vendu à Regnault d'Angennes, et la conserva pendant plus de trois siècles, jusqu'en 1699. Sous leur longue domination, le château passa peu à peu de la forteresse à la demeure d'agrément, suivant l'évolution générale de l'architecture française entre le Moyen Âge et la Renaissance.
La mort de François Ier
Le fait le plus célèbre attaché à Rambouillet est la mort du roi François Ier, survenue, selon la tradition, dans la chambre haute de la tour médiévale le 31 mars 1547. Ce roi, qui avait fait venir en France Léonard de Vinci et édifié Chambord, rendit ainsi son dernier souffle dans une demeure de chasse, au terme d'une vie de bâtisseur et de mécène. La « tour François Ier » conserve le souvenir de cet épisode ; devenue plus tard appartement d'hôtes pour les chefs d'État étrangers, elle perpétue la mémoire du souverain.
Les embellissements de la Renaissance
Jacques d'Angennes (1514-1562), capitaine des gardes du corps de François Ier, agrandit le domaine et commanda des embellissements dans le goût de son temps. On aménagea notamment, au rez-de-chaussée, une grande salle revêtue de marbres à l'italienne, témoignage direct de l'influence de la Renaissance italienne sur la demeure. C'est à cette génération que Rambouillet doit son passage au rang de résidence noble digne d'accueillir la cour.
Visiteurs royaux et destin national
François Ier, grand amateur de chasse, fréquentait assidûment Rambouillet. Plus tard, la cour y vint encore : en août 1707 sous le comte de Toulouse, et Louis XIV lui-même s'y rendit à deux reprises, dont une dernière fois en 1714. Le domaine, devenu bien de la couronne puis résidence présidentielle, a été classé et protégé au titre des monuments historiques par plusieurs arrêtés, la reconnaissance la plus récente le consacrant domaine national en 2024.
Ce qu'il faut voir
On retiendra avant tout la grosse tour médiévale, dite tour François Ier, cœur historique du logis ; la grande salle à décor de marbres hérités de la Renaissance ; et l'ensemble du domaine, dont les jardins et le parc furent remodelés au fil des siècles par les souverains et les chefs d'État.
Un domaine façonné par les souverains
Au-delà du logis, Rambouillet doit sa renommée à l'immense domaine qui l'entoure, patiemment aménagé par les propriétaires successifs puis par la couronne. Chaque règne y laissa sa marque : jardins réguliers, pièces d'eau, canaux, et plus tard une laiterie et une bergerie destinées aux expériences agronomiques de la fin du XVIIIe siècle. La forêt, giboyeuse, justifia de tout temps la présence des rois, grands amateurs de chasse, de François Ier à Louis XVI. Devenu résidence des présidents de la République, Rambouillet a conservé cette double nature de demeure de pouvoir et de rendez-vous de chasse. Le logis, avec sa grosse tour médiévale et ses décors hérités de la Renaissance, demeure le noyau historique autour duquel s'est développé, siècle après siècle, ce vaste ensemble de pierre, d'eau et de forêt.
Le saviez-vous ?
La tradition qui place la mort de François Ier dans la chambre haute de la tour a traversé les siècles au point de donner son nom à l'édifice. Le roi de la Renaissance, qui avait tant fait pour transformer le visage architectural de la France, mourut ainsi dans une tour médiévale, comme un ultime raccourci entre les deux âges qu'il avait lui-même contribué à faire se rejoindre. La chambre haute de cette tour fut plus tard aménagée en appartement d'hôtes pour les chefs d'État étrangers reçus au domaine, perpétuant le souvenir du souverain défunt.
Histoire
Le château de Rambouillet, dont le logis date du XVe-XVIe siècle, fut acquis par Louis XVI en 1783 et devint résidence de chasse royale, puis présidentielle. François Ier y mourut le 31 mars 1547 au retour d'une chasse. Depuis 1896, résidence de chasse des présidents de la République. Classé Monument Historique.
Contes, légendes & anecdotes
François Ier mourut à Rambouillet le 31 mars 1547, épuisé par la maladie (probablement une syphilis et une tuberculose chronique), à 52 ans. Il séjournait dans le château pour chasser — sa passion — et ne put retourner à Fontainebleau. Sa mort dans cet endroit secondaire contraste avec la grandeur de son règne. La tour François Ier, seul vestige du château de la Renaissance, marque l'emplacement de sa chambre mortuaire. Depuis, les présidents de la République chassent à Rambouillet en reprenant le rituel royal.
Sources
- 1.Wikipédia, « Château de Rambouillet » (château de 1374 et grosse tour ; mort de François Iᵉʳ le 31 mars 1547, selon la tradition ; famille d'Angennes ; salle à l'italienne de Jacques d'Angennes par Olivier Ymbert ; résidence présidentielle depuis 1896).
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Fiche mise à jour le 10 octobre 2026















