Qui fonde les « lecteurs royaux » en 1530, à l'origine du Collège de France ?
À voir
En 1530, François Iᵉʳ institue des « lecteurs royaux » chargés d'enseigner le grec, l'hébreu et les mathématiques, librement et gratuitement, hors du contrôle de la Sorbonne scolastique. C'est l'acte de naissance du Collège de France — l'un des plus purs symboles de l'humanisme de la Renaissance.
Le geste humaniste d'un roi
Poussé par l'helléniste Guillaume Budé, François Iᵉʳ crée une institution révolutionnaire : des chaires ouvertes à tous, consacrées aux savoirs que la vieille université négligeait ou interdisait. On y lit les textes anciens dans leur langue, on y enseigne les mathématiques et la médecine. C'est la Renaissance des lettres et des sciences faite institution — et un contre-pouvoir intellectuel au cœur du Quartier latin.
Ce qu'il faut voir
Le lieu, sur la montagne Sainte-Geneviève, porte cette mémoire (les bâtiments actuels sont postérieurs à la Renaissance). La devise de l'institution — enseigner « tout ce qui se sait » — prolonge encore aujourd'hui l'esprit de sa fondation.
Le saviez-vous ?
Le Collège n'a jamais délivré de diplômes ni exigé d'inscription : depuis près de cinq siècles, ses cours sont publics et gratuits — une idée née en pleine Renaissance.
Infos / repères
- Place Marcelin-Berthelot, Paris 5ᵉ.
- Institution fondée par François Iᵉʳ en 1530 (« lecteurs royaux »).
Sources
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Fiche mise à jour le 28 septembre 2026






