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Église Saint-Étienne-du-Mont — édifice religieux à Paris (5e), Paris, classé mh

Monument

Église Saint-Étienne-du-Mont

1530–1610·Religieux·Paris (5e) (75)·Classé MH·François Ier, Henri II, François II, Charles IX, Henri III, Henri IV
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Église Saint-Étienne-du-Mont — édifice religieux à Paris (5e), Paris, façade, classé mh
Église Saint-Étienne-du-Mont — édifice religieux à Paris (5e), Paris, intérieur, classé mh
Église Saint-Étienne-du-Mont — édifice religieux à Paris (5e), Paris, vue de nuit, classé mh
Quiz du monument

Quel est le statut exceptionnel du jubé de Saint-Étienne-du-Mont à Paris ?

Contes, légendes & anecdotes

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Anecdotes, détails architecturaux et hauts faits de l'Église Saint-Étienne-du-Mont

Pour un parcours HitsMap, Saint-Étienne-du-Mont est l'un des monuments les plus riches de Paris. Derrière son apparente discrétion se cachent plusieurs chefs-d'œuvre uniques en France et de nombreuses curiosités que la plupart des visiteurs ne remarquent jamais.

1. Le dernier jubé monumental de Paris

C'est LE trésor de l'église. À lui seul, il justifie la visite. Alors que pratiquement tous les jubés parisiens furent détruits entre le XVIIe et le XVIIIe siècle afin d'ouvrir la vue sur l'autel après les réformes liturgiques, celui de Saint-Étienne-du-Mont est le seul conservé à son emplacement d'origine. Le paradoxe est fascinant : l'Église catholique a fait disparaître la quasi-totalité de ces ouvrages, mais celui-ci a échappé aux destructions.

2. Une dentelle sculptée dans la pierre

En s'approchant du jubé, on oublie rapidement qu'il est réalisé en calcaire. La balustrade est si finement ajourée qu'elle ressemble davantage à de la broderie qu'à de la maçonnerie. Cette finesse est obtenue dans du calcaire de Saint-Leu, particulièrement apprécié des sculpteurs de la Renaissance.

3. Deux escaliers qui tournent comme un ruban

L'une des signatures du jubé est constituée par ses deux escaliers hélicoïdaux. Ils semblent flotter autour des piliers. Ils desservent deux niveaux différents :

  • la tribune de lecture
  • la galerie supérieure. Leur élégance donne une impression de mouvement permanent, presque baroque avant l'heure.

4. Personne ne sait avec certitude qui l'a conçu

Voilà l'une des plus grandes énigmes. Les archives ont conservé le nom de nombreux artisans ayant travaillé sur l'église. Mais le concepteur du jubé reste inconnu. Plusieurs historiens l'ont attribué à Philibert Delorme, sans preuve définitive. D'autres y voient l'œuvre d'un maître parisien aujourd'hui oublié.

5. Une église construite pendant 134 ans

La première pierre est posée en 1492. La construction ne s'achève qu'en 1626. Pendant ce temps :

  • le gothique évolue
  • la Renaissance arrive d'Italie
  • les goûts changent complètement. Au lieu de reconstruire les parties déjà réalisées, chaque génération ajoute simplement son propre style. Résultat : un véritable livre d'architecture en trois dimensions.

6. Le plus bel exemple du passage du gothique à la Renaissance

Peu d'édifices montrent aussi clairement cette transition. Dans un même regard, on peut observer :

  • les arcs brisés gothiques
  • les colonnes antiques
  • les voûtes flamboyantes
  • les chapiteaux corinthiens
  • les arcs en plein cintre. Ce mélange n'est jamais artificiel : il raconte un siècle d'évolution artistique.

7. Une façade qui raconte deux époques

La façade est un véritable cours d'histoire de l'architecture. En partant du bas :

  • portail inspiré d'un temple antique
  • second niveau Renaissance
  • immense pinacle gothique au sommet. Les trois niveaux illustrent presque chronologiquement l'évolution des styles français.

8. Un axe... qui n'est pas droit

Presque personne ne le remarque. Le chœur est légèrement désaxé par rapport à la nef. Cette rupture casse la parfaite symétrie de l'édifice. Les spécialistes hésitent encore entre plusieurs explications :

  • adaptation aux bâtiments plus anciens
  • contraintes du terrain
  • volonté symbolique rappelant la tête inclinée du Christ sur la Croix.

9. Une clé de voûte suspendue spectaculaire

Au croisement du transept pend une immense clé de voûte sculptée. Elle descend de plusieurs mètres sous les nervures. Au XVIe siècle, cette réalisation est considérée comme une véritable démonstration de virtuosité technique. Les visiteurs lèvent instinctivement les yeux tant l'effet est saisissant.

10. Des coursives suspendues mystérieuses

L'église possède des galeries qui courent au-dessus des grandes arcades. Leur fonction exacte reste discutée. Étaient-elles destinées :

  • aux processions ?
  • à exposer des tapisseries ?

11. Le plus ancien buffet d'orgues de Paris

Le buffet monumental date de 1631. Il est aujourd'hui le plus ancien conservé dans la capitale. Son décor marque déjà la transition entre la Renaissance tardive et le classicisme français.

12. Une chaire exceptionnelle

La chaire en bois sculpté est l'un des chefs-d'œuvre du XVIIe siècle. Son support représente Samson terrassant le lion. Autour apparaissent les Vertus cardinales dans une composition extrêmement théâtrale.

13. Les reliques de sainte Geneviève

Pendant près de mille ans, les Parisiens viennent ici implorer la protection de leur sainte patronne. Lors des grandes catastrophes :

  • guerres
  • épidémies
  • famines
  • inondations, la châsse est portée en procession dans toute la ville. En 1793, durant la Révolution, presque toutes les reliques sont brûlées ou jetées. Seuls quelques fragments ont été sauvés.

14. Blaise Pascal repose ici

Le grand mathématicien, physicien et philosophe Blaise Pascal est inhumé dans l'église. Son tombeau attire toujours les passionnés d'histoire des sciences. À quelques mètres repose également Jean Racine, l'un des plus grands auteurs du théâtre classique français.

15. Une méridienne oubliée

Sur un contrefort sud se cache une méridienne. Grâce à un rayon de soleil, elle permettait de déterminer avec précision le midi solaire et de régler le calendrier liturgique. Très peu de visiteurs connaissent son existence.

16. Les gargouilles les plus discrètes du Quartier latin

Les gargouilles de Saint-Étienne-du-Mont sont souvent éclipsées par celles de Notre-Dame. Pourtant elles présentent une grande variété :

  • monstres fantastiques
  • animaux hybrides
  • créatures grotesques. Leur fonction reste autant symbolique que pratique : évacuer les eaux de pluie tout en rappelant les dangers du mal.

17. Les vitraux de la Contre-Réforme

Une partie des verrières du XVIe siècle développe un véritable discours théologique. On y retrouve :

  • le serpent d'airain
  • l'Arche de Noé
  • la manne céleste
  • le sacrifice d'Isaac. Tous ces épisodes annoncent symboliquement l'Eucharistie, thème majeur de la Contre-Réforme catholique.

18. Une église sauvée plusieurs fois

L'édifice a échappé :

  • aux destructions religieuses
  • aux grands travaux urbains
  • à la Révolution
  • aux projets de modernisation du XIXe siècle. Sans cette succession de hasards favorables, le jubé et une grande partie de son décor auraient probablement disparu.

19. Une favorite des écrivains

Joris-Karl Huysmans considérait Saint-Étienne-du-Mont comme l'une des plus belles églises de Paris et la décrivait avec admiration dans En route. Son atmosphère, mêlant pénombre, lumière filtrée et pierre sculptée, a longtemps inspiré écrivains et artistes.

20. Un monument où l'on lit l'histoire de France

Peu d'édifices réunissent autant de périodes historiques :

  • les origines mérovingiennes avec Sainte Geneviève
  • le gothique flamboyant de la fin du Moyen Âge
  • la Renaissance française
  • la Contre-Réforme
  • la Révolution française
  • le renouveau religieux du XIXe siècle. Chaque siècle a laissé son empreinte sans effacer celle du précédent.

Les 10 détails que les visiteurs oublient presque toujours

  1. La légère inclinaison entre la nef et le chœur.
  2. Les deux escaliers hélicoïdaux parfaitement symétriques du jubé.
  3. Les petits mascarons sculptés dans la balustrade.
  4. Les chapiteaux tous différents les uns des autres.
  5. Les clés pendantes des voûtes.
  6. La méridienne astronomique sur le contrefort sud.
  7. Les galeries suspendues au-dessus des grandes arcades.
  8. Le Christ en croix placé au sommet du jubé.
  9. Les gargouilles visibles depuis le chevet.
  10. Les jeux de lumière des vitraux Renaissance selon l'heure de la journée.

Pour un parcours immersif HitsMap, Saint-Étienne-du-Mont est probablement l'église parisienne qui offre la plus grande densité de détails architecturaux à observer. Son jubé, unique à Paris, son architecture de transition et son lien avec sainte Geneviève, Blaise Pascal et Jean Racine en font l'un des monuments les plus complets pour comprendre le passage du Moyen Âge à la Renaissance française.

Histoire

Construite entre 1530 et 1626 en style composite (gothique flamboyant et Renaissance). Abrite le jubé Renaissance le plus remarquable de France (1535), les reliques de Sainte Geneviève (patronne de Paris), et les sépultures de Pascal et Racine. L'église fut le théâtre de l'assassinat de l'archevêque de Paris en 1857. La façade à trois frontons superposés est unique dans l'architecture parisienne. Classé Monument Historique.

À voir

Le chef-d'œuvre de transition entre le gothique et la Renaissance

Pour un parcours HitsMap consacré à la Renaissance française, Saint-Étienne-du-Mont constitue l'une des étapes majeures de Paris. Contrairement à la plupart des grandes églises parisiennes qui sont essentiellement gothiques, elle est le témoin presque parfait de la naissance de l'architecture Renaissance en France. Construite entre la fin du XVe siècle et le premier quart du XVIIe siècle, elle conserve les structures gothiques tout en intégrant progressivement les formes inspirées de l'Antiquité italienne. Cette coexistence des styles est visible à chaque pas dans l'édifice.

Située sur la montagne Sainte-Geneviève, juste derrière le Panthéon, elle est souvent éclipsée par son célèbre voisin alors qu'elle possède plusieurs éléments absolument uniques en France.

Fiche d'identité

  • Construction : 1492-1626
  • Style : Gothique flamboyant, style Louis XII puis Renaissance française
  • Localisation : montagne Sainte-Geneviève, Paris Ve
  • Longueur : environ 69 mètres
  • Particularité : dernier jubé complet conservé à Paris
  • Reliée historiquement à l'ancienne abbaye Sainte-Geneviève.

L'histoire

L'origine du lieu remonte au VIe siècle. Après la mort de Clovis Ier, celui-ci est enterré avec son épouse Clotilde dans la basilique des Saints-Apôtres, qui deviendra plus tard l'abbaye Sainte-Geneviève. Durant le Moyen Âge, le quartier se développe rapidement. Les habitants deviennent trop nombreux pour utiliser uniquement l'église de l'abbaye. Une première église paroissiale apparaît au XIIIe siècle.

À la fin du XVe siècle, elle est devenue insuffisante. On décide alors de construire une nouvelle église beaucoup plus ambitieuse. Mais le chantier dure plus de 130 ans. Entre-temps, le goût architectural change complètement. C'est précisément cette longue durée qui explique pourquoi l'édifice mélange naturellement deux mondes :

  • le gothique flamboyant français
  • la Renaissance italienne.

Pourquoi cette église est-elle exceptionnelle ?

Saint-Étienne-du-Mont est probablement le meilleur manuel d'architecture Renaissance de France. En entrant, on peut presque lire l'évolution artistique siècle après siècle.

Le chœur reste profondément gothique. En avançant vers la nef, les formes deviennent progressivement antiques :

  • arcs en plein cintre
  • colonnes rondes
  • chapiteaux classiques
  • décor inspiré de Rome. L'ensemble ne paraît pourtant jamais incohérent. C'est précisément cette transition qui fascine les historiens.

Une façade unique

La façade résume à elle seule cette évolution. Le premier niveau reprend la composition d'un temple antique :

  • colonnes
  • fronton classique
  • portail Renaissance. Le deuxième niveau adopte les arcs en plein cintre. Mais tout en haut surgit encore un immense pinacle gothique. Rarement deux styles aussi différents auront été aussi harmonieusement réunis sur une même façade.

Le trésor absolu : le jubé

S'il ne fallait retenir qu'une seule chose de Saint-Étienne-du-Mont, ce serait son jubé. Il s'agit du seul jubé monumental conservé à Paris. Pendant des siècles, les jubés séparaient :

  • le peuple
  • le chœur réservé au clergé. Après le Concile de Trente, la plupart furent détruits afin d'ouvrir davantage la vue sur l'autel. Celui de Saint-Étienne-du-Mont a miraculeusement survécu. Réalisé vers le milieu du XVIe siècle, il est une véritable dentelle de pierre. Deux escaliers en spirale viennent s'enrouler autour des piliers. Sa balustrade est si fine qu'elle paraît presque sculptée dans de l'ivoire. La structure reste gothique. Toute la décoration est Renaissance. C'est probablement l'une des plus belles œuvres sculptées du XVIe siècle parisien.

Les voûtes

Le transept attire immédiatement le regard. Les voûtes présentent d'impressionnantes clefs pendantes. La plus célèbre descend de plusieurs mètres. Au XVIe siècle, réaliser une telle prouesse représentait un véritable défi technique. Les architectes cherchaient à démontrer leur maîtrise de la pierre. Chaque nervure conduit naturellement le regard vers cette spectaculaire sculpture suspendue.

Les galeries suspendues

Autre originalité, des coursives traversent l'intérieur de l'église. Elles donnent l'impression qu'un second niveau flotte au-dessus de la nef. Très peu d'églises françaises présentent une organisation spatiale aussi sophistiquée.

Les vitraux Renaissance

L'église conserve de remarquables vitraux des XVIe et XVIIe siècles. Ils témoignent de la Contre-Réforme catholique. On y retrouve :

  • l'Eucharistie
  • l'Arche de Noé
  • les grands épisodes bibliques
  • des allégories très élaborées. Leur richesse iconographique est considérable. Ils constituent une excellente introduction aux symboles religieux de la Renaissance française.

Le plus ancien buffet d'orgues de Paris

Le buffet actuel date de 1631. C'est le plus ancien encore conservé dans la capitale. L'orgue lui-même a été profondément transformé au fil des siècles mais demeure l'un des grands instruments historiques de Paris.

Sainte Geneviève

Pendant des siècles, l'église conserve les reliques de la patronne de Paris. Chaque fois que la ville est menacée :

  • invasions
  • famines
  • épidémies les Parisiens organisent des processions autour de sa châsse. Lors de la Révolution française, les reliques sont profanées et presque entièrement détruites. Quelques fragments seulement ont survécu.

Les grands personnages enterrés ici

L'église est également célèbre pour accueillir les sépultures de plusieurs figures majeures. On y trouve notamment :

  • Blaise Pascal ;
  • Jean Racine ;
  • Blaise de Vigenère.

Ces tombes rappellent le rôle intellectuel exceptionnel de la montagne Sainte-Geneviève, où se développèrent l'Université de Paris et de nombreux collèges.

Les détails architecturaux à observer

Pour un visiteur HitsMap, plusieurs éléments méritent un arrêt :

  1. Le contraste entre les piliers gothiques du chœur et les colonnes Renaissance de la nef.
  2. Les escaliers du jubé, véritables sculptures en mouvement.
  3. Les clefs pendantes du transept.
  4. Les gargouilles extérieures.
  5. Les voûtes extrêmement élancées.
  6. Les chapiteaux inspirés de l'Antiquité.
  7. Les vitraux racontant la théologie catholique après les guerres de Religion.
  8. Le buffet d'orgues du XVIIe siècle.

Anecdotes et secrets

Le seul jubé de Paris

Alors que des centaines furent détruits après le XVIe siècle, celui-ci est intact. Il constitue aujourd'hui l'un des derniers exemples majeurs d'Europe occidentale.

Une église "impossible"

Aucun architecte n'aurait volontairement conçu un bâtiment aussi hybride. Ce mélange résulte simplement d'un chantier interrompu pendant plus d'un siècle. L'évolution des goûts a été intégrée au fur et à mesure.

L'axe décalé

Le chœur n'est pas parfaitement aligné avec la nef. Cette légère inclinaison intrigue encore les visiteurs. Plusieurs hypothèses existent : adaptation au terrain, contraintes héritées des constructions antérieures ou volonté symbolique évoquant la tête inclinée du Christ sur la Croix.

Une église de cinéma

Son architecture spectaculaire apparaît dans plusieurs productions cinématographiques et télévisées, notamment grâce à son jubé et à son atmosphère intemporelle.

La méridienne

Peu de visiteurs remarquent la ligne méridienne installée sur un contrefort sud, utilisée autrefois pour des observations astronomiques et le réglage du calendrier liturgique.

Importance dans la Renaissance française

Saint-Étienne-du-Mont résume parfaitement le moment où la France abandonne progressivement le Moyen Âge sans renoncer totalement à son héritage. Elle montre comment les maîtres d'œuvre français ont assimilé les formes de la Renaissance italienne tout en conservant les techniques, les volumes et la verticalité du gothique flamboyant. À ce titre, elle est l'un des meilleurs laboratoires de l'architecture française du XVIe siècle.

Ce qu'il ne faut absolument pas manquer

Si vous ne disposez que de dix minutes :

  • observez la façade en identifiant ses trois registres stylistiques ;
  • avancez jusqu'au jubé et prenez le temps d'en faire le tour pour admirer ses deux escaliers symétriques ;
  • levez les yeux vers les clefs pendantes du transept ;
  • contemplez les coursives suspendues et les voûtes ;
  • terminez devant la châsse de sainte Geneviève et le buffet d'orgues.

Pour un parcours HitsMap sur la Renaissance parisienne, cette église constitue probablement la démonstration la plus spectaculaire de la transition entre l'art gothique français et l'esthétique humaniste de la Renaissance.

POINTS FORTS

  • Jubé Renaissance : le seul à Paris, chef-d'œuvre absolu
  • Reliques de Sainte Geneviève
  • Tombes de Pascal et Racine

CITATION VISITEUR

« Le jubé est unique au monde. L'atmosphère est apaisante et le cadre spectaculaire. » (TripAdvisor)

INFOS PRATIQUES

Ouvert mar-dim 8h45-19h45 | Gratuit

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