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Holy Trinity Church, Stratford-upon-Avon (Church of the Holy Trinity)

✦ Monument ✦

Holy Trinity Church

Religieux·Warwickshire (null)

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À voir

Au bord de l'Avon, à Stratford, Holy Trinity est l'église de toute une vie : celle où William Shakespeare fut baptisé, et celle où il fut enterré. Lieu de mémoire par excellence, elle abrite la tombe du poète et son fameux monument funéraire — l'un des rares portraits quasi contemporains du plus grand dramaturge.

Du baptême à la sépulture

Shakespeare fut baptisé à Holy Trinity le 26 avril 1564, et inhumé dans le chœur le 25 avril 1616 — presque jour pour jour, cinquante-deux ans plus tard. S'il repose dans le chœur, à la place d'honneur, c'est grâce à son statut de « lay rector » (fermier des dîmes de la paroisse), qui lui en donnait le droit. Son épouse Anne Hathaway et sa fille Susanna Hall reposent auprès de lui. L'église elle-même, dont la chapelle-chantrerie fut rebâtie de 1465 à 1497, est un bel édifice gothique, orné de miséricordes sculptées et de la chapelle Clopton.

Le monument et la malédiction

Au-dessus de la tombe se dresse un monument mural à l'effigie de Shakespeare, sculpté peu après sa mort : c'est, avec la gravure du Premier Folio, l'une des deux seules représentations considérées comme fidèles du poète, réalisées par des gens qui l'avaient connu. Sur la dalle funéraire est gravée une épitaphe fameuse, qui maudit quiconque oserait déplacer ses os : « Bon ami, pour l'amour de Jésus, abstiens-toi de creuser la poussière ici enfermée… maudit soit qui remue mes os. » Cette imprécation a jusqu'ici protégé la sépulture de toute exhumation. À voir : la tombe de Shakespeare et son épitaphe-malédiction, le monument mural à son effigie, les registres originaux de baptême et de sépulture, les miséricordes sculptées, la chapelle Clopton (XVᵉ siècle).

Le saviez-vous ?

L'épitaphe de Shakespeare est peut-être le seul texte qu'il ait écrit pour lui-même — et c'est une malédiction. Elle promet le châtiment à quiconque déplacerait ses os, dans une époque où les ossements des cimetières encombrés étaient souvent transférés dans des charniers. La menace a fonctionné : quatre siècles plus tard, malgré la curiosité des chercheurs, nul n'a osé ouvrir la tombe du poète.

Infos / repères

Holy Trinity Church se situe à Stratford-upon-Avon, Warwickshire, au bord de l'Avon ; église en activité, ouverte à la visite (contribution demandée pour l'accès à la tombe). Horaires à vérifier.

Quiz

  1. Qu'arriva-t-il à Shakespeare à Holy Trinity ?
  • Il y fut baptisé (1564) et enterré (1616)
  • Il s'y maria seulement
  • Il n'y vint jamais
  1. Pourquoi repose-t-il dans le chœur ?
  • Il était « lay rector » (fermier des dîmes)
  • Il était évêque
  • Par tirage au sort
  1. Que menace son épitaphe gravée ?
  • De maudire qui remuerait ses os
  • De récompenser les visiteurs
  • De révéler un trésor

Histoire

Au bord de l'Avon, à Stratford, Holy Trinity est l'église de toute une vie : celle où William Shakespeare fut baptisé, et celle où il fut enterré. Lieu de mémoire par excellence, elle abrite la tombe du poète et son fameux monument funéraire — l'un des rares portraits quasi contemporains du plus grand dramaturge.

Du baptême à la sépulture

Shakespeare fut baptisé à Holy Trinity le 26 avril 1564, et inhumé dans le chœur le 25 avril 1616 — presque jour pour jour, cinquante-deux ans plus tard. S'il repose dans le chœur, à la place d'honneur, c'est grâce à son statut de « lay rector » (fermier des dîmes de la paroisse), qui lui en donnait le droit. Son épouse Anne Hathaway et sa fille Susanna Hall reposent auprès de lui. L'église elle-même, dont la chapelle-chantrerie fut rebâtie de 1465 à 1497, est un bel édifice gothique, orné de miséricordes sculptées et de la chapelle Clopton.

Le monument et la malédiction

Au-dessus de la tombe se dresse un monument mural à l'effigie de Shakespeare, sculpté peu après sa mort : c'est, avec la gravure du Premier Folio, l'une des deux seules représentations considérées comme fidèles du poète, réalisées par des gens qui l'avaient connu. Sur la dalle funéraire est gravée une épitaphe fameuse, qui maudit quiconque oserait déplacer ses os : « Bon ami, pour l'amour de Jésus, abstiens-toi de creuser la poussière ici enfermée… maudit soit qui remue mes os. » Cette imprécation a jusqu'ici protégé la sépulture de toute exhumation. À voir : la tombe de Shakespeare et son épitaphe-malédiction, le monument mural à son effigie, les registres originaux de baptême et de sépulture, les miséricordes sculptées, la chapelle Clopton (XVᵉ siècle).

Contes, légendes & anecdotes

L'épitaphe de Shakespeare est peut-être le seul texte qu'il ait écrit pour lui-même — et c'est une malédiction. Elle promet le châtiment à quiconque déplacerait ses os, dans une époque où les ossements des cimetières encombrés étaient souvent transférés dans des charniers. La menace a fonctionné : quatre siècles plus tard, malgré la curiosité des chercheurs, nul n'a osé ouvrir la tombe du poète.

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Fiche mise à jour le 26 septembre 2026

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