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Oxburgh Hall

✦ Monument ✦

Oxburgh Hall

Château / Demeure·Norfolk (null)

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À voir

Dans le Norfolk, Oxburgh Hall se mire dans ses douves derrière une superbe guérite de brique. Bâti au XVᵉ siècle par la famille Bedingfeld, restée fidèle au catholicisme à travers toute la Réforme, ce manoir garde un trésor rare : des broderies exécutées, dit-on, par Marie Stuart elle-même.

Le manoir d'une famille fidèle

Oxburgh fut édifié à partir de 1482 par Sir Edmund Bedingfeld, qui obtint le droit de « créneler » sa demeure : d'où sa haute guérite de brique à tourelles, l'une des plus belles d'Angleterre, plus décorative que défensive. Mais ce qui distingue Oxburgh, c'est la constance de ses propriétaires : les Bedingfeld demeurèrent catholiques après la rupture d'Henri VIII avec Rome, et le restèrent des siècles durant, au prix d'amendes, de soupçons et d'exclusion. Comme d'autres familles « récusantes », ils aménagèrent dans la maison une cachette à prêtre (priest hole), réduit secret où dissimuler un prêtre catholique lors des perquisitions. Oxburgh est ainsi le témoin de l'Angleterre qui refusa la Réforme et paya cher sa fidélité.

Les broderies de Marie Stuart

Le trésor du manoir est un ensemble de panneaux brodés attribués à Marie Stuart et à Bess de Hardwick, sa geôlière. Durant sa longue captivité en Angleterre, la reine d'Écosse déchue passait ses journées à broder, activité de patience et de mémoire ; elle y glissait devises et emblèmes chargés de sens caché. Ces ouvrages, réunis plus tard à Oxburgh, comptent parmi les plus émouvantes reliques de son destin tragique. Un manoir catholique du Norfolk conserve ainsi, brodé de fil et de soie, le témoignage muet d'une reine prisonnière.

Ce qu'il faut voir

  • La guérite de brique à tourelles (1482), et le manoir à douves.
  • La cachette à prêtre (priest hole), témoin de la résistance catholique.
  • Les broderies attribuées à Marie Stuart et à Bess de Hardwick.
  • Les jardins et le cadre reflété dans les douves.

Le saviez-vous ?

Les familles catholiques comme les Bedingfeld faisaient aménager, dans l'épaisseur des murs, des « priest holes » — cachettes minuscules où dissimuler un prêtre lors des descentes des agents de la Couronne. Beaucoup furent conçues par le jésuite Nicholas Owen, expert en trappes et faux planchers, plus tard torturé à mort. À Oxburgh, on se glisse encore dans l'une de ces cachettes : un trou dans le mur qui dit, mieux qu'un long discours, ce qu'il en coûtait de garder l'ancienne foi.

Infos pratiques

Oxburgh Hall se situe près de Swaffham, dans le Norfolk, au nord-est de Londres. C'est aujourd'hui un manoir géré par le National Trust, ouvert au public avec ses jardins. Les horaires et jours d'ouverture sont susceptibles de varier ; les broderies, fragiles, peuvent être présentées de façon limitée. Il convient de vérifier auprès des sources officielles avant toute visite.

Quiz

  1. À quelle foi la famille Bedingfeld resta-t-elle fidèle malgré la Réforme ?
  • Le catholicisme
  • Le calvinisme
  • L'anglicanisme
  1. Quel trésor brodé Oxburgh conserve-t-il ?
  • Des broderies attribuées à Marie Stuart
  • La tapisserie de Bayeux
  • Les cartons de Holbein
  1. Qu'est-ce qu'un « priest hole » ?
  • Une cachette secrète pour dissimuler un prêtre
  • Une chapelle souterraine
  • Un confessionnal royal

Histoire

Dans le Norfolk, Oxburgh Hall se mire dans ses douves derrière une superbe guérite de brique. Bâti au XVᵉ siècle par la famille Bedingfeld, restée fidèle au catholicisme à travers toute la Réforme, ce manoir garde un trésor rare : des broderies exécutées, dit-on, par Marie Stuart elle-même.

Le manoir d'une famille fidèle

Oxburgh fut édifié à partir de 1482 par Sir Edmund Bedingfeld, qui obtint le droit de « créneler » sa demeure : d'où sa haute guérite de brique à tourelles, l'une des plus belles d'Angleterre, plus décorative que défensive. Mais ce qui distingue Oxburgh, c'est la constance de ses propriétaires : les Bedingfeld demeurèrent catholiques après la rupture d'Henri VIII avec Rome, et le restèrent des siècles durant, au prix d'amendes, de soupçons et d'exclusion. Comme d'autres familles « récusantes », ils aménagèrent dans la maison une cachette à prêtre (priest hole), réduit secret où dissimuler un prêtre catholique lors des perquisitions. Oxburgh est ainsi le témoin de l'Angleterre qui refusa la Réforme et paya cher sa fidélité.

Les broderies de Marie Stuart

Le trésor du manoir est un ensemble de panneaux brodés attribués à Marie Stuart et à Bess de Hardwick, sa geôlière. Durant sa longue captivité en Angleterre, la reine d'Écosse déchue passait ses journées à broder, activité de patience et de mémoire ; elle y glissait devises et emblèmes chargés de sens caché. Ces ouvrages, réunis plus tard à Oxburgh, comptent parmi les plus émouvantes reliques de son destin tragique. Un manoir catholique du Norfolk conserve ainsi, brodé de fil et de soie, le témoignage muet d'une reine prisonnière.

Ce qu'il faut voir

  • La guérite de brique à tourelles (1482), et le manoir à douves.
  • La cachette à prêtre (priest hole), témoin de la résistance catholique.
  • Les broderies attribuées à Marie Stuart et à Bess de Hardwick.
  • Les jardins et le cadre reflété dans les douves.

Contes, légendes & anecdotes

Les familles catholiques comme les Bedingfeld faisaient aménager, dans l'épaisseur des murs, des « priest holes » — cachettes minuscules où dissimuler un prêtre lors des descentes des agents de la Couronne. Beaucoup furent conçues par le jésuite Nicholas Owen, expert en trappes et faux planchers, plus tard torturé à mort. À Oxburgh, on se glisse encore dans l'une de ces cachettes : un trou dans le mur qui dit, mieux qu'un long discours, ce qu'il en coûtait de garder l'ancienne foi.

Sources

  1. 1.Wikipédia (en) — Oxburgh Hall
  2. 2.Historic England 1342586
  3. 3.Wikidata Q7115152

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Fiche mise à jour le 25 septembre 2026

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