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Canterbury Cathedral

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Canterbury Cathedral

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À voir

Cœur spirituel de l'Angleterre, siège de l'archevêque primat, Canterbury Cathedral fut aussi l'un des grands champs de bataille de la Réforme. Ce sanctuaire, longtemps le plus fréquenté du royaume grâce au tombeau de saint Thomas Becket, vit Henri VIII effacer d'un trait ce pèlerinage millénaire — geste emblématique de la rupture avec Rome.

La destruction du sanctuaire de Becket

Depuis l'assassinat de l'archevêque Thomas Becket en 1170, son tombeau à Canterbury était le plus grand pèlerinage d'Angleterre, but des « Contes de Canterbury » de Chaucer, couvert d'or et de joyaux offerts par des générations de fidèles. Vers 1512-1514, l'humaniste Érasme l'avait encore visité et décrit dans son éclat. Mais en 1538, Henri VIII fit détruire le sanctuaire, confisquer ses trésors et disperser les reliques ; la tradition veut même qu'il ait fait « citer » le saint mort à comparaître pour trahison. Abolir le culte de Becket — cet archevêque qui avait défié un roi d'Angleterre — était un message limpide : nul saint, nul pape ne primait désormais sur la Couronne.

De la dissolution à l'exil huguenot

Le prieuré bénédictin qui desservait la cathédrale fut dissous le 30 mars 1539, puis la cathédrale refondée en chapitre séculier (doyen et chanoines) le 8 avril 1541 — schéma appliqué à toute l'Angleterre. Un demi-siècle plus tard, un autre visage de la Réforme apparut : en 1576, la crypte fut concédée à une congrégation huguenote de réfugiés protestants français, fuyant les guerres de religion du continent. Une « French Church » y célèbre encore son culte, écho vivant des persécutions européennes. À voir : la Trinity Chapel (emplacement de l'ancien sanctuaire de Becket) et ses vitraux, la crypte romane, la nef Perpendicular, la tour Bell Harry et la chapelle huguenote dans la crypte.

Le saviez-vous ?

Avant que Henri VIII ne fasse tout détruire, l'humaniste Érasme avait vu, vers 1512-1514, le prieur de Canterbury exhiber les joyaux du tombeau de Becket, « nommant chaque pierre en français, sa valeur et le nom du donateur ». Ce témoignage d'un des plus grands esprits de la Renaissance est l'un des rares regards directs sur la splendeur du sanctuaire, quelques années seulement avant sa disparition.

Infos / repères

Canterbury Cathedral se situe à Canterbury, Kent ; cathédrale en activité, ouverte à la visite (droit d'entrée). Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Quiz

  1. Quel culte Henri VIII abolit-il à Canterbury en 1538 ?
  • Celui de Thomas Becket (destruction du sanctuaire)
  • Celui de la Vierge
  • Celui de saint Augustin
  1. Qui visita et décrivit le sanctuaire vers 1512-14 ?
  • L'humaniste Érasme
  • Shakespeare
  • Christophe Colomb
  1. Qui reçut la crypte en 1576 ?
  • Une congrégation huguenote réfugiée
  • Les bénédictins
  • Les jésuites

Histoire

Cœur spirituel de l'Angleterre, siège de l'archevêque primat, Canterbury Cathedral fut aussi l'un des grands champs de bataille de la Réforme. Ce sanctuaire, longtemps le plus fréquenté du royaume grâce au tombeau de saint Thomas Becket, vit Henri VIII effacer d'un trait ce pèlerinage millénaire — geste emblématique de la rupture avec Rome.

La destruction du sanctuaire de Becket

Depuis l'assassinat de l'archevêque Thomas Becket en 1170, son tombeau à Canterbury était le plus grand pèlerinage d'Angleterre, but des « Contes de Canterbury » de Chaucer, couvert d'or et de joyaux offerts par des générations de fidèles. Vers 1512-1514, l'humaniste Érasme l'avait encore visité et décrit dans son éclat. Mais en 1538, Henri VIII fit détruire le sanctuaire, confisquer ses trésors et disperser les reliques ; la tradition veut même qu'il ait fait « citer » le saint mort à comparaître pour trahison. Abolir le culte de Becket — cet archevêque qui avait défié un roi d'Angleterre — était un message limpide : nul saint, nul pape ne primait désormais sur la Couronne.

De la dissolution à l'exil huguenot

Le prieuré bénédictin qui desservait la cathédrale fut dissous le 30 mars 1539, puis la cathédrale refondée en chapitre séculier (doyen et chanoines) le 8 avril 1541 — schéma appliqué à toute l'Angleterre. Un demi-siècle plus tard, un autre visage de la Réforme apparut : en 1576, la crypte fut concédée à une congrégation huguenote de réfugiés protestants français, fuyant les guerres de religion du continent. Une « French Church » y célèbre encore son culte, écho vivant des persécutions européennes. À voir : la Trinity Chapel (emplacement de l'ancien sanctuaire de Becket) et ses vitraux, la crypte romane, la nef Perpendicular, la tour Bell Harry et la chapelle huguenote dans la crypte.

Contes, légendes & anecdotes

Avant que Henri VIII ne fasse tout détruire, l'humaniste Érasme avait vu, vers 1512-1514, le prieur de Canterbury exhiber les joyaux du tombeau de Becket, « nommant chaque pierre en français, sa valeur et le nom du donateur ». Ce témoignage d'un des plus grands esprits de la Renaissance est l'un des rares regards directs sur la splendeur du sanctuaire, quelques années seulement avant sa disparition.

Sources

  1. 1.Wikipédia (en) — Canterbury Cathedral
  2. 2.Historic England 1336823
  3. 3.Wikidata Q29265

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Fiche mise à jour le 26 septembre 2026

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