À voir
Dans la campagne du Somerset, près de Somerton, Lytes Cary est un manoir intime qui grandit doucement au fil de la Renaissance, entre les mains d'une même famille : les Lyte. À sa grande salle médiévale, ils ajoutèrent, génération après génération, les pièces confortables du goût nouveau — et l'un d'eux y écrivit un livre qui fit sa gloire.
Une maison qui grandit avec les Lyte
La grande salle de Lytes Cary remonte au XVᵉ siècle, avec sa charpente ornée d'anges sculptés portant les armes de la famille. Mais c'est à l'époque Tudor que la demeure prit son visage : au début du XVIᵉ siècle furent ajoutés le porche d'entrée, l'Oriel Room et de nouveaux parloirs. En 1533, John Lyte — agent du gouvernement d'Henri VIII en Somerset — remodela le Grand Parloir et y afficha fièrement ses armes ; sa Grande Chambre porte les armes royales et des roses Tudor, marque ostensible de loyauté envers le roi. Chez la gentry, arborer l'emblème royal sur ses murs était à la fois un hommage et une assurance.
Henry Lyte et l'herbier de la reine
La renommée de Lytes Cary tient surtout à Henry Lyte (v. 1529-1607), botaniste et fils de la maison. En 1578, il publia le Niewe Herball, adaptation anglaise d'un grand herbier flamand, qu'il dédia à Élisabeth Iʳᵉ : c'est l'un des ouvrages majeurs de la botanique anglaise de la Renaissance, à une époque où l'étude des plantes — médicinales, comestibles, ornementales — passionnait les savants et les jardiniers. Le goût de la famille pour les plantes se lit encore dans l'inventaire dressé en 1618 par Thomas Lyte, qui recensait plus de soixante variétés de pommes dans le seul verger. À voir : la grande salle et sa charpente à anges, la Grande Chambre au plafond de plâtre et aux armes des Lyte, l'Oriel Room, et un exemplaire du Lytes Herbal exposé.
Le saviez-vous ?
Le maître de Lytes Cary recensa son verger comme un savant recense une collection : en 1618, Thomas Lyte inventoria plus de soixante variétés de pommes, sans compter poires, prunes, cerises et vignes. Dans cette famille où l'on écrivait des herbiers pour la reine, même le verger était affaire d'érudition.
Infos / repères
Lytes Cary Manor se situe près de Charlton Mackrell, Somerset ; propriété du National Trust, demeure et jardins ouverts au public. Horaires saisonniers à vérifier.
Quiz
- Quel emblème John Lyte fit-il figurer sur sa Grande Chambre ?
- Les armes royales et des roses Tudor
- Un aigle impérial
- Une fleur de lys
- Qu'écrivit Henry Lyte en 1578 ?
- Un herbier (Niewe Herball), dédié à Élisabeth Iʳᵉ
- Une pièce de théâtre
- Une carte du Somerset
- Que révèle l'inventaire de 1618 ?
- Plus de 60 variétés de pommes au verger
- Un trésor de bijoux
- Une armée privée
Histoire
Dans la campagne du Somerset, près de Somerton, Lytes Cary est un manoir intime qui grandit doucement au fil de la Renaissance, entre les mains d'une même famille : les Lyte. À sa grande salle médiévale, ils ajoutèrent, génération après génération, les pièces confortables du goût nouveau — et l'un d'eux y écrivit un livre qui fit sa gloire.
Une maison qui grandit avec les Lyte
La grande salle de Lytes Cary remonte au XVᵉ siècle, avec sa charpente ornée d'anges sculptés portant les armes de la famille. Mais c'est à l'époque Tudor que la demeure prit son visage : au début du XVIᵉ siècle furent ajoutés le porche d'entrée, l'Oriel Room et de nouveaux parloirs. En 1533, John Lyte — agent du gouvernement d'Henri VIII en Somerset — remodela le Grand Parloir et y afficha fièrement ses armes ; sa Grande Chambre porte les armes royales et des roses Tudor, marque ostensible de loyauté envers le roi. Chez la gentry, arborer l'emblème royal sur ses murs était à la fois un hommage et une assurance.
Henry Lyte et l'herbier de la reine
La renommée de Lytes Cary tient surtout à Henry Lyte (v. 1529-1607), botaniste et fils de la maison. En 1578, il publia le Niewe Herball, adaptation anglaise d'un grand herbier flamand, qu'il dédia à Élisabeth Iʳᵉ : c'est l'un des ouvrages majeurs de la botanique anglaise de la Renaissance, à une époque où l'étude des plantes — médicinales, comestibles, ornementales — passionnait les savants et les jardiniers. Le goût de la famille pour les plantes se lit encore dans l'inventaire dressé en 1618 par Thomas Lyte, qui recensait plus de soixante variétés de pommes dans le seul verger. À voir : la grande salle et sa charpente à anges, la Grande Chambre au plafond de plâtre et aux armes des Lyte, l'Oriel Room, et un exemplaire du Lytes Herbal exposé.
Contes, légendes & anecdotes
Le maître de Lytes Cary recensa son verger comme un savant recense une collection : en 1618, Thomas Lyte inventoria plus de soixante variétés de pommes, sans compter poires, prunes, cerises et vignes. Dans cette famille où l'on écrivait des herbiers pour la reine, même le verger était affaire d'érudition.
Sources
- 1.Wikipédia (en) — Lytes Cary
- 2.Historic England 1056764
- 3.Wikidata Q6710321
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Fiche mise à jour le 26 septembre 2026


