La frontière artistique de l'Europe
À Strasbourg, la Renaissance devient rhénane.
Le musée révèle un univers situé entre : - Allemagne, - Flandres, - France, - humanisme protestant, - imprimerie, - gravure.
Les œuvres paraissent plus nerveuses, plus intellectuelles, parfois plus sévères que dans la Loire.
Mais elles témoignent d'un bouillonnement culturel immense.
On comprend ici que la Renaissance n'est pas un style uniforme : c'est un immense réseau européen d'idées et d'images.
Spécialité Renaissance
Peintures germaniques et flamandes, Renaissance rhénane
Description
Installé dans le Palais Rohan (1731), le musée possède une forte collection de peintures de la Renaissance rhénane (Cranach, Holbein) et flamande. Strasbourg, ville libre d'Empire, fut un foyer humaniste majeur au XVIe siècle : ses imprimeurs, ses réformateurs et ses artistes créèrent une culture visuelle unique à la croisée de l'Allemagne et de la France.
À voir
La Renaissance rhénane
À Strasbourg, la Renaissance devient rhénane : un monde situé entre l'Allemagne, les Flandres et la France, nourri d'humanisme, d'imprimerie et de gravure. Les œuvres y paraissent plus nerveuses, plus intellectuelles, parfois plus sévères que celles de la Loire — mais elles témoignent d'un bouillonnement culturel immense, celui d'une grande ville libre d'Empire.
Peinture germanique et flamande
Installé au palais Rohan, le musée présente peintures germaniques et flamandes, primitifs et maîtres de la Renaissance du Nord. On y comprend que la Renaissance n'est pas un style unique venu d'Italie, mais un vaste réseau européen d'images et d'idées, dont le Rhin fut l'une des grandes artères.
Ville de l'imprimerie et de la Réforme
Strasbourg fut un foyer majeur de l'humanisme : c'est là que Gutenberg mit au point l'imprimerie avant Mayence, là que la Réforme protestante trouva une terre d'accueil. Cette effervescence intellectuelle donne à la Renaissance strasbourgeoise son visage propre — celui du livre et de l'idée.
Pourquoi le visiter
Parce qu'il ouvre sur l'autre Renaissance, celle du Nord et du Rhin : moins solaire que l'italienne, mais tout aussi féconde, portée par l'humanisme, la gravure et la foi.
Histoire
Le musée des Beaux-Arts occupe le palais Rohan, somptueuse résidence épiscopale du XVIIIe siècle bâtie au bord de l'Ill, au pied de la cathédrale. Il rassemble les collections de peinture de la ville — écoles italienne, flamande, germanique et française —, dont un fonds de la Renaissance du Nord. Strasbourg, longtemps ville libre du Saint-Empire avant son rattachement à la France en 1681, avait été au XVIe siècle l'un des grands centres de l'humanisme et de l'imprimerie européennes ; le musée conserve la mémoire artistique de cette cité-carrefour.
Contes, légendes & anecdotes
Avant Mayence, c'est à Strasbourg que Gutenberg, réfugié dans la ville dans les années 1430-1440, aurait mené ses premières recherches sur l'imprimerie — la révolution qui allait diffuser les idées de la Renaissance à travers l'Europe. La ville en a fait l'une de ses gloires, et lui a dressé une statue sur la place qui porte son nom. Derrière les tableaux du musée se devine ainsi ce que Strasbourg apporta au siècle : non seulement des images, mais le moyen même de les multiplier — le livre imprimé.
Collections phares
- Lucas Cranach l'Ancien : peintures germaniques
- Hans Baldung Grien et école rhénane
- Primitifs alsaciens et rhénans
- Portrait de la Renaissance germanique
- École de Colmar et Martin Schongauer














