Contexte économique, social et religieux
À voir : sur le côté sud de la chapelle Herbert, un gisant d'albâtre encastré dans une arcade richement ornée, comme couché dans une niche taillée à sa mesure. C'est Sir Richard Herbert of Ewyas, fils naturel de Sir William Herbert, premier comte de Pembroke. Le détail à ne pas manquer : ses pieds reposent sur un lion dont la tête, faute de place, dépasse malicieusement à l'angle de la niche, sous un dais sculpté. Élevé à Raglan aux côtés du jeune Henri Tudor, Richard servit Henri VII après Bosworth. Son effigie, en armure, illustre le passage à l'albâtre de la première Renaissance : modelé net du visage, mains jointes, ornements du dais gothique tardif se mêlant au vocabulaire nouveau. C'est l'une des trois grandes pièces d'albâtre qui font la réputation de la chapelle.
Le saviez-vous ?
Le lion aux pieds du gisant devait tenir tout entier dans l'arche : le sculpteur, à court de place, a laissé sa tête déborder à l'angle — un « accident » de composition devenu l'un des charmes les plus commentés du monument.

