À voir
Près de Harrogate, dans le North Yorkshire, Ripley Castle est le fief des Ingilby, une famille de gentry qui le tient depuis le début du XIVᵉ siècle. Son histoire sous les Tudor et les premiers Stuart cristallise le drame des catholiques du Nord : la fidélité à l'ancienne foi, la persécution, le martyre — et la tentation du complot.
Une tour Tudor et une foi tenace
Fief continu des Ingilby depuis 1308, Ripley reçut sa tour en 1548, ajoutée par Sir William Ingilby. Mais la famille est surtout marquée par sa fidélité obstinée au catholicisme, dans une Angleterre devenue protestante et de plus en plus répressive. Le château conserve une « priest hole » — une cachette aménagée pour dissimuler les prêtres catholiques lors des perquisitions, à une époque où les héberger était un crime capital. Un parent de la famille, Francis Ingleby, prêtre catholique, fut pendu, éviscéré et écartelé à York en 1586 — l'un des nombreux martyrs de la répression élisabéthaine.
L'ombre de la Conspiration des Poudres
Le drame culmina en 1605, avec la Conspiration des Poudres. Des conspirateurs en fuite après l'échec du complot trouvèrent brièvement refuge à Ripley, le temps de se procurer des chevaux — et le neveu de Sir William Ingilby, Robert Winter, était l'un des comploteurs. Ingilby fut accusé de trahison, puis acquitté, mais la famille frôla la ruine. Ripley illustre ainsi le sort tragique de la gentry catholique du Nord, prise entre la fidélité à sa foi et la loyauté à la Couronne, souvent au péril de la vie. Sous Jacques VI et Iᵉʳ, Sir William Ingilby fut néanmoins fait chevalier (1603). À voir : la « priest hole » toujours en place, la tour Tudor de 1548, le corps de garde du XVᵉ siècle, les jardins et le parc paysager de Capability Brown.
Le saviez-vous ?
La « priest hole » de Ripley n'était pas un décor : c'était une question de vie ou de mort. Dans l'Angleterre élisabéthaine, cacher un prêtre catholique était passible de la peine capitale, et des « chasseurs de prêtres » (pursuivants) fouillaient les demeures suspectes. Les familles récusantes comme les Ingilby faisaient aménager par des artisans spécialisés (le plus célèbre, Nicholas Owen, fut torturé à mort) ces cachettes ingénieuses, dissimulées derrière une cheminée ou sous un escalier, où un homme pouvait tenir des heures — parfois des jours.
Infos / repères
Ripley Castle se situe à Ripley, près de Harrogate, North Yorkshire ; château (famille Ingilby) et jardins ouverts au public. Horaires à vérifier.
Quiz
- À quelle foi les Ingilby restèrent-ils fidèles ?
- Le catholicisme
- Le protestantisme radical
- L'islam
- Qu'est-ce qu'une « priest hole » ?
- Une cachette pour dissimuler des prêtres
- Un puits
- Un cachot
- À quel complot un neveu des Ingilby participa-t-il ?
- La Conspiration des Poudres (1605)
- Le Soulèvement du Nord
- La révolte de Kett
Histoire
Près de Harrogate, dans le North Yorkshire, Ripley Castle est le fief des Ingilby, une famille de gentry qui le tient depuis le début du XIVᵉ siècle. Son histoire sous les Tudor et les premiers Stuart cristallise le drame des catholiques du Nord : la fidélité à l'ancienne foi, la persécution, le martyre — et la tentation du complot.
Une tour Tudor et une foi tenace
Fief continu des Ingilby depuis 1308, Ripley reçut sa tour en 1548, ajoutée par Sir William Ingilby. Mais la famille est surtout marquée par sa fidélité obstinée au catholicisme, dans une Angleterre devenue protestante et de plus en plus répressive. Le château conserve une « priest hole » — une cachette aménagée pour dissimuler les prêtres catholiques lors des perquisitions, à une époque où les héberger était un crime capital. Un parent de la famille, Francis Ingleby, prêtre catholique, fut pendu, éviscéré et écartelé à York en 1586 — l'un des nombreux martyrs de la répression élisabéthaine.
L'ombre de la Conspiration des Poudres
Le drame culmina en 1605, avec la Conspiration des Poudres. Des conspirateurs en fuite après l'échec du complot trouvèrent brièvement refuge à Ripley, le temps de se procurer des chevaux — et le neveu de Sir William Ingilby, Robert Winter, était l'un des comploteurs. Ingilby fut accusé de trahison, puis acquitté, mais la famille frôla la ruine. Ripley illustre ainsi le sort tragique de la gentry catholique du Nord, prise entre la fidélité à sa foi et la loyauté à la Couronne, souvent au péril de la vie. Sous Jacques VI et Iᵉʳ, Sir William Ingilby fut néanmoins fait chevalier (1603). À voir : la « priest hole » toujours en place, la tour Tudor de 1548, le corps de garde du XVᵉ siècle, les jardins et le parc paysager de Capability Brown.
Contes, légendes & anecdotes
La « priest hole » de Ripley n'était pas un décor : c'était une question de vie ou de mort. Dans l'Angleterre élisabéthaine, cacher un prêtre catholique était passible de la peine capitale, et des « chasseurs de prêtres » (pursuivants) fouillaient les demeures suspectes. Les familles récusantes comme les Ingilby faisaient aménager par des artisans spécialisés (le plus célèbre, Nicholas Owen, fut torturé à mort) ces cachettes ingénieuses, dissimulées derrière une cheminée ou sous un escalier, où un homme pouvait tenir des heures — parfois des jours.
Sources
- 1.Wikipédia (en) — Ripley Castle
- 2.Historic England 1315370
- 3.Wikidata Q7335614
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Fiche mise à jour le 26 septembre 2026


