À voir
Dans l'Essex, Hedingham Castle possède l'un des plus beaux donjons normands d'Angleterre, siège de la grande famille des de Vere, comtes d'Oxford. À l'époque Tudor, ce château fut au cœur du pouvoir de l'une des plus anciennes maisons nobles du royaume — et vit naître un poète que certains croient être le véritable auteur des œuvres de Shakespeare.
Le siège des comtes d'Oxford
Le donjon de Hedingham, élevé vers 1140, est un chef-d'œuvre roman : plus de 21 mètres de haut, des murs de 3 mètres d'épaisseur, une magnifique arche à l'étage noble. Il était le siège des de Vere, comtes d'Oxford, l'une des plus anciennes et prestigieuses familles de l'aristocratie anglaise. John de Vere, 13ᵉ comte, joua un rôle décisif à Bosworth (1485), où il commanda l'avant-garde de l'armée d'Henri Tudor ; vainqueur, il récupéra pleinement le château après la chute de Richard III. Hedingham reçut ensuite Henri VII (1498) et, dit-on, Élisabeth Iʳᵉ (1561) : c'était un lieu de pouvoir au premier plan de la période Tudor.
Le poète Edward de Vere
En 1550 naquit à Hedingham Edward de Vere, 17ᵉ comte d'Oxford — courtisan brillant et poète reconnu de la cour d'Élisabeth. Son nom est aujourd'hui célèbre pour une autre raison : il est le candidat le plus souvent avancé par les tenants des théories anti-stratfordiennes, qui contestent que l'homme de Stratford ait écrit les œuvres de Shakespeare et attribuent celles-ci à Oxford. Cette thèse, très minoritaire chez les historiens, n'en fait pas moins de Hedingham un lieu du mystère shakespearien. À voir : le donjon normand (plus de 21 m, murs de 3 m, l'un des plus beaux d'Angleterre), l'arche du grand étage, le pont de brique Tudor/géorgien et le parc.
Le saviez-vous ?
Quand Henri VII vint à Hedingham en 1498, le 13ᵉ comte d'Oxford déploya pour l'accueillir une foule de serviteurs à sa livrée. Or une loi royale interdisait justement d'entretenir de telles suites privées (le « livery and maintenance »). Le roi, dit-on, remercia son hôte d'un mot resté célèbre : « Merci de votre bon accueil, milord, mais je ne puis souffrir que mes lois soient enfreintes sous mes yeux » — et lui infligea une lourde amende. La générosité du comte lui coûta cher.
Infos / repères
Hedingham Castle se situe à Castle Hedingham, Essex ; château et parc ouverts au public de façon saisonnière. Horaires à vérifier.
Quiz
- Quelle famille siégeait à Hedingham ?
- Les de Vere, comtes d'Oxford
- Les Howard
- Les Boleyn
- Quel comte d'Oxford commanda l'avant-garde à Bosworth ?
- John de Vere, 13ᵉ comte
- Edward de Vere, 17ᵉ comte
- Robert Devereux
- Pourquoi Edward de Vere (né 1550) est-il célèbre aujourd'hui ?
- Il est un candidat au « vrai Shakespeare »
- Il a découvert l'Amérique
- Il fut pape
Histoire
Dans l'Essex, Hedingham Castle possède l'un des plus beaux donjons normands d'Angleterre, siège de la grande famille des de Vere, comtes d'Oxford. À l'époque Tudor, ce château fut au cœur du pouvoir de l'une des plus anciennes maisons nobles du royaume — et vit naître un poète que certains croient être le véritable auteur des œuvres de Shakespeare.
Le siège des comtes d'Oxford
Le donjon de Hedingham, élevé vers 1140, est un chef-d'œuvre roman : plus de 21 mètres de haut, des murs de 3 mètres d'épaisseur, une magnifique arche à l'étage noble. Il était le siège des de Vere, comtes d'Oxford, l'une des plus anciennes et prestigieuses familles de l'aristocratie anglaise. John de Vere, 13ᵉ comte, joua un rôle décisif à Bosworth (1485), où il commanda l'avant-garde de l'armée d'Henri Tudor ; vainqueur, il récupéra pleinement le château après la chute de Richard III. Hedingham reçut ensuite Henri VII (1498) et, dit-on, Élisabeth Iʳᵉ (1561) : c'était un lieu de pouvoir au premier plan de la période Tudor.
Le poète Edward de Vere
En 1550 naquit à Hedingham Edward de Vere, 17ᵉ comte d'Oxford — courtisan brillant et poète reconnu de la cour d'Élisabeth. Son nom est aujourd'hui célèbre pour une autre raison : il est le candidat le plus souvent avancé par les tenants des théories anti-stratfordiennes, qui contestent que l'homme de Stratford ait écrit les œuvres de Shakespeare et attribuent celles-ci à Oxford. Cette thèse, très minoritaire chez les historiens, n'en fait pas moins de Hedingham un lieu du mystère shakespearien. À voir : le donjon normand (plus de 21 m, murs de 3 m, l'un des plus beaux d'Angleterre), l'arche du grand étage, le pont de brique Tudor/géorgien et le parc.
Contes, légendes & anecdotes
Quand Henri VII vint à Hedingham en 1498, le 13ᵉ comte d'Oxford déploya pour l'accueillir une foule de serviteurs à sa livrée. Or une loi royale interdisait justement d'entretenir de telles suites privées (le « livery and maintenance »). Le roi, dit-on, remercia son hôte d'un mot resté célèbre : « Merci de votre bon accueil, milord, mais je ne puis souffrir que mes lois soient enfreintes sous mes yeux » — et lui infligea une lourde amende. La générosité du comte lui coûta cher.
Sources
- 1.Historic England 1122962
- 2.Wikidata Q17557225
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Fiche mise à jour le 26 septembre 2026

