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✦ Sculpture ✦

La Salutation angélique

Veit Stoss

1517-1518·bois de tilleul polychromé et doré·église Saint-Laurent (St. Lorenz)

Devant l'œuvre

Offerte en 1517-1518 par le patricien Anton Tucher. Faites compter les roses (55 = les Ave). Rappelez que Nuremberg, devenue protestante en 1525, la protégea d'une housse au lieu de la détruire — l'art sauvé du zèle.

Symbolisme & lecture iconographique

Marie et l'archange Gabriel, grandeur nature, flottent dans une immense couronne de cinquante-cinq roses — les Ave du Rosaire faits bois et or. Sept médaillons y figurent les joies de la Vierge ; au sommet, Dieu le Père ; en bas, le serpent écrasé.

Analyse des émotions

Suspendue en pleine lumière du chœur, l'œuvre semble immatérielle : sept mètres de bois peint qui paraissent flotter, douceur des visages, envol des draperies. On lève les yeux comme vers une vision.

Secrets & mystères

Le groupe était à l'origine caché : on ne le découvrait qu'aux grandes fêtes, en relevant une housse protectrice — un chef-d'œuvre que l'on ménageait comme une apparition.

Le saviez-vous ?

Le grand chandelier-couronne (Rosenkranzleuchter) qui l'accompagne est l'œuvre de Veit Stoß d'après un dessin que la tradition attribue à Dürer — deux géants de Nuremberg réunis au-dessus du chœur.

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