Devant l'œuvre
Offerte en 1517-1518 par le patricien Anton Tucher. Faites compter les roses (55 = les Ave). Rappelez que Nuremberg, devenue protestante en 1525, la protégea d'une housse au lieu de la détruire — l'art sauvé du zèle.
Symbolisme & lecture iconographique
Marie et l'archange Gabriel, grandeur nature, flottent dans une immense couronne de cinquante-cinq roses — les Ave du Rosaire faits bois et or. Sept médaillons y figurent les joies de la Vierge ; au sommet, Dieu le Père ; en bas, le serpent écrasé.
Analyse des émotions
Suspendue en pleine lumière du chœur, l'œuvre semble immatérielle : sept mètres de bois peint qui paraissent flotter, douceur des visages, envol des draperies. On lève les yeux comme vers une vision.
Secrets & mystères
Le groupe était à l'origine caché : on ne le découvrait qu'aux grandes fêtes, en relevant une housse protectrice — un chef-d'œuvre que l'on ménageait comme une apparition.
Le saviez-vous ?
Le grand chandelier-couronne (Rosenkranzleuchter) qui l'accompagne est l'œuvre de Veit Stoß d'après un dessin que la tradition attribue à Dürer — deux géants de Nuremberg réunis au-dessus du chœur.
