Contexte économique, social et religieux
À voir : un grand monument mural où le comte gît en armure, la tête posée près de son heaume, les pieds sur un chien Talbot — l'emblème de la maison, comme sur le tombeau de son ancêtre tout proche. Au-dessus de l'effigie, cherchez les deux heaumes de funérailles suspendus, trophées d'un grand du royaume. Puis lisez, si vous le pouvez, la longue épitaphe latine : elle célèbre son service auprès d'Élisabeth Ire — mais tait délibérément le nom de sa seconde épouse, la redoutable Bess of Hardwick, dont il s'était brouillé. Ce comte fut le geôlier de Marie Stuart pendant une quinzaine d'années. Fait rare : il dirigea lui-même la conception de sa tombe de son vivant. Aucun sculpteur n'étant attesté, on parlera d'un atelier anglais.
Le saviez-vous ?
L'épitaphe est un silence éloquent : en omettant Bess of Hardwick, l'une des femmes les plus riches d'Angleterre, le comte règle ses comptes conjugaux dans le marbre. La pierre parle autant par ce qu'elle tait que par ce qu'elle grave.

