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✦ Sculpture ✦

Épitaphes Renaissance de St. Jodok

plusieurs sculpteurs, dont Stefan Rottaler

XVIe siècle·marbre rouge sculpté·St. Jodok, Landshut (in situ)

Devant l'œuvre

Montrez les deux épitaphes de part et d'autre du portail, dont celle de Peter von Altenhaus par Stefan Rottaler, et l'épitaphe de Katharina Daum zu Moos au premier pilier. Expliquez l'école du marbre rouge qui essaima en Bavière. Rattachez ces pierres à celles de la Saint-Martin voisine, issues des mêmes ateliers.

Symbolisme & lecture iconographique

Le marbre rouge, matériau noble et durable, répond au désir de pérennité des commanditaires : la couleur profonde de la pierre évoque autant la chair que le sang, support naturel du souvenir. Figures agenouillées et armoiries disent la foi et le rang du défunt, suspendus entre la mort et l'espérance de la résurrection.

Analyse des émotions

La surface dense et polie du marbre rouge, sur laquelle le relief ressort avec netteté, confère aux figures une noblesse grave ; conçues pour être lues à hauteur de regard, ces épitaphes verticales établissent un face-à-face silencieux entre le vivant et la mémoire du mort.

Secrets & mystères

L'église conserve, dans son caveau, une grande dalle de marbre rouge plus ancienne (chevalier Heinrich von Staudach, mort en 1483), qui situe les épitaphes Renaissance dans une tradition locale continue. L'une des deux épitaphes du portail commémore un combattant tombé en 1619, au tout début de la guerre de Trente Ans.

Le saviez-vous ?

Stefan Rottaler, actif à Landshut au début du XVIe siècle, fut l'un des maîtres de l'école du marbre rouge dont les ateliers approvisionnèrent toute la Basse-Bavière : une « signature » régionale reconnaissable à la couleur même de la pierre.

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