HitsMap

✦ Monument ✦

L'église Saint-Martin de Landshut

Religieux·Landshut

Sur place ? Réclamez votre carte et vos points de visite.

À voir

Renversez la tête : la tour de Saint-Martin monte à 130 mètres — la plus haute tour de brique du monde. Pour le maçon qui, génération après génération, a posé ces millions de briques, c'est un défi à la pesanteur autant qu'une prière verticale. Le maître Hans von Burghausen dirigea le chantier dès 1406 et mourut en 1432 ; sa dalle est dans l'église. À l'intérieur veille la Madone de Hans Leinberger (vers 1520), grand maître de la Basse-Bavière, et une galerie presque continue d'épitaphes de marbre rouge — évêques et patriciens de la cité résidence des ducs de Bavière-Landshut, sous le château de Trausnitz. Dans cette ville qui connut la guerre de Succession de 1503-1505, l'église monte plus haut que les querelles.# L'église Saint-Martin de LandshutSous le château de Trausnitz, Saint-Martin de Landshut dresse la plus haute tour de brique du monde — 130 mètres d'un seul élan. Église-halle du gothique tardif bavarois, bâtie à partir de 1406 par Hans von Burghausen, elle est d'abord un prodige d'architecture. Sa part Renaissance tient à sa sculpture et à ses tombeaux : la Madone de Hans Leinberger (vers 1520) et une longue suite d'épitaphes de marbre rouge du XVIe siècle.

Ce qu'il faut regarder

Levez d'abord les yeux vers la tour : 130,1 mètres de brique, œuvre entreprise à partir de 1406, la plus haute du monde en ce matériau. Entrez ensuite dans la halle élancée, où les piliers ronds portent des voûtes à nervures.

Pour la Renaissance, cherchez la Madone de Hans Leinberger (vers 1520), l'une des œuvres majeures de ce maître de la Basse-Bavière : une Vierge plus grande que nature, venue de l'ancienne église dominicaine voisine. Puis parcourez la nef à la recherche des épitaphes de marbre rouge, pierre locale dont Landshut a fait sa signature funéraire : celui de l'évêque Georg Altdorfer de Chiemsee (†1495), par Hans Peuerlin le Jeune d'Augsbourg, ouvre la série ; suivent les monuments du docteur Wolfgang Viehbeck (†1576, par Hans Werner), d'Augustin Baumgartner (†1599, par Hans Maas) et de Hans Veit von Törring (†1582, par Christoph Kofler). On lit là un siècle de portraits gravés dans le marbre.

Histoire

La construction de Saint-Martin commença au tournant du XVe siècle ; à partir de 1406, le grand maître d'œuvre Hans von Burghausen dirigea l'édification des travées orientales du chœur-halle. Il mourut en 1432, et sa dalle funéraire est conservée dans l'église. Le chantier se poursuivit jusqu'à la tour, achevée dans la seconde moitié du siècle.

Landshut était alors la brillante résidence des ducs de Bavière-Landshut, une cour réputée pour son faste. En 1503-1505, la guerre de Succession de Landshut opposa les branches des Wittelsbach après l'extinction de la lignée locale. Malgré les troubles, la ville garda son rang ; ses églises continuèrent de s'enrichir. Au XVIe siècle, la Madone de Leinberger et les épitaphes de marbre rouge témoignèrent de cette vitalité, à la charnière du gothique finissant et de la Renaissance.

Symboles et secrets

La tour de brique est un défi technique autant qu'un symbole : élever si haut un matériau aussi humble, c'est afficher la maîtrise et l'orgueil d'une ville ducale. À l'intérieur, les épitaphes de marbre rouge composent une galerie de la société de Landshut — évêque, docteur, noble, bourgeois —, chacun fixé dans la pierre avec son blason et son portrait. Le passage, d'un tombeau à l'autre, du gisant au portrait Renaissance, dit le même changement d'époque qu'ailleurs : l'individu prend le pas sur la figure anonyme.

Pourquoi ça compte

Parce que Saint-Martin unit un record d'architecture — la plus haute tour de brique du monde — à une collection de sculpture et de tombeaux qui traverse le seuil de la Renaissance. La Madone de Leinberger et les épitaphes de marbre rouge y racontent la cour et la ville de Landshut au XVIe siècle. On y vient pour la prouesse de la brique et l'on y découvre un siècle de visages de pierre.

(fin)

Histoire

La construction de Saint-Martin commença au tournant du XVe siècle ; à partir de 1406, le grand maître d'œuvre Hans von Burghausen dirigea l'édification des travées orientales du chœur-halle. Il mourut en 1432, et sa dalle funéraire est conservée dans l'église. Le chantier se poursuivit jusqu'à la tour, achevée dans la seconde moitié du siècle.

Landshut était alors la brillante résidence des ducs de Bavière-Landshut, une cour réputée pour son faste. En 1503-1505, la guerre de Succession de Landshut opposa les branches des Wittelsbach après l'extinction de la lignée locale. Malgré les troubles, la ville garda son rang ; ses églises continuèrent de s'enrichir. Au XVIe siècle, la Madone de Leinberger et les épitaphes de marbre rouge témoignèrent de cette vitalité, à la charnière du gothique finissant et de la Renaissance.

Sources

  1. 1.Wikipedia DE « St. Martin (Landshut) »
  2. 2.Katholische Stadtpfarrei St. Jodok / St. Martin Landshut

Votre avis nous dit quoi améliorer : les photos, le texte, la position.

Fiche mise à jour le 7 novembre 2026

Pour aller plus loin