À voir
Sur la rive sud de la Tamise, juste en face du palais de Westminster, Lambeth est depuis huit siècles la résidence londonienne des archevêques de Cantorbéry, primats de l'Église d'Angleterre. À la Renaissance, ce palais de brique et de pierre fut l'un des lieux où se décida le sort religieux du royaume.
Le palais des primats
Résidence des archevêques de Cantorbéry depuis le XIIIᵉ siècle, Lambeth faisait face, par-delà le fleuve, au pouvoir royal de Westminster : l'Église et la Couronne se regardaient d'une rive à l'autre. À la fin du XVᵉ siècle, l'archevêque John Morton fit élever la belle guérite de brique rouge (Morton's Tower, vers 1490) qui garde encore l'entrée — un des premiers grands ouvrages de brique de Londres, annonçant le style Tudor. Derrière, s'étendaient la grande salle, la chapelle, la bibliothèque et les jardins.
Un foyer de la Réforme
Sous Henri VIII, Lambeth devint un lieu clé de la Réforme, car l'archevêque Thomas Cranmer, qui y résidait, en fut l'un des principaux artisans. C'est en grande partie depuis Lambeth qu'il conduisit la rupture avec Rome, prononça l'annulation du mariage du roi avec Catherine d'Aragon, et façonna la nouvelle Église anglaise — dont il rédigea plus tard le Book of Common Prayer, monument de la langue anglaise. Le palais abrita débats théologiques, procès et conciles. Sa bibliothèque, fondée au début du XVIIᵉ siècle, conserve d'inestimables manuscrits. Lambeth demeure ainsi le témoin vivant du moment où l'Angleterre se donna sa propre Église.
Ce qu'il faut voir
- La guérite de brique rouge (Morton's Tower) de la fin du XVᵉ siècle.
- La chapelle et la grande salle du palais.
- La bibliothèque de Lambeth et ses manuscrits (la plus ancienne bibliothèque publique d'Angleterre par certains aspects).
- Le cadre de la Tamise, face à Westminster.
Le saviez-vous ?
L'archevêque Cranmer, qui fit de Lambeth le laboratoire de la Réforme sous Henri VIII, en paya le prix sous le règne suivant : la catholique Marie Iʳᵉ le fit juger et brûler vif à Oxford, en 1556. Sur le bûcher, dit-on, il tendit d'abord aux flammes la main qui avait signé sa rétractation, pour qu'elle brûlât la première. Le palais qui avait vu naître l'Église d'Angleterre avait été la demeure de son plus célèbre martyr.
Infos pratiques
Lambeth Palace se situe sur la rive sud de la Tamise, à Lambeth, face au palais de Westminster. C'est la résidence en fonction de l'archevêque de Cantorbéry ; le palais et sa bibliothèque ne se visitent que sur réservation ou lors de visites guidées organisées. Il convient de vérifier auprès des sources officielles les modalités d'accès.
Quiz
- Quels prélats résident à Lambeth Palace ?
- Les archevêques de Cantorbéry
- Les évêques de Londres
- Les abbés de Westminster
- Quel archevêque y façonna la Réforme sous Henri VIII ?
- Thomas Cranmer
- Thomas Wolsey
- Reginald Pole
- De quand date la guérite de brique (Morton's Tower) ?
- De la fin du XVᵉ siècle
- Du XVIIIᵉ siècle
- De l'époque normande
Histoire
Sur la rive sud de la Tamise, juste en face du palais de Westminster, Lambeth est depuis huit siècles la résidence londonienne des archevêques de Cantorbéry, primats de l'Église d'Angleterre. À la Renaissance, ce palais de brique et de pierre fut l'un des lieux où se décida le sort religieux du royaume.
Le palais des primats
Résidence des archevêques de Cantorbéry depuis le XIIIᵉ siècle, Lambeth faisait face, par-delà le fleuve, au pouvoir royal de Westminster : l'Église et la Couronne se regardaient d'une rive à l'autre. À la fin du XVᵉ siècle, l'archevêque John Morton fit élever la belle guérite de brique rouge (Morton's Tower, vers 1490) qui garde encore l'entrée — un des premiers grands ouvrages de brique de Londres, annonçant le style Tudor. Derrière, s'étendaient la grande salle, la chapelle, la bibliothèque et les jardins.
Un foyer de la Réforme
Sous Henri VIII, Lambeth devint un lieu clé de la Réforme, car l'archevêque Thomas Cranmer, qui y résidait, en fut l'un des principaux artisans. C'est en grande partie depuis Lambeth qu'il conduisit la rupture avec Rome, prononça l'annulation du mariage du roi avec Catherine d'Aragon, et façonna la nouvelle Église anglaise — dont il rédigea plus tard le Book of Common Prayer, monument de la langue anglaise. Le palais abrita débats théologiques, procès et conciles. Sa bibliothèque, fondée au début du XVIIᵉ siècle, conserve d'inestimables manuscrits. Lambeth demeure ainsi le témoin vivant du moment où l'Angleterre se donna sa propre Église.
Ce qu'il faut voir
- La guérite de brique rouge (Morton's Tower) de la fin du XVᵉ siècle.
- La chapelle et la grande salle du palais.
- La bibliothèque de Lambeth et ses manuscrits (la plus ancienne bibliothèque publique d'Angleterre par certains aspects).
- Le cadre de la Tamise, face à Westminster.
Contes, légendes & anecdotes
L'archevêque Cranmer, qui fit de Lambeth le laboratoire de la Réforme sous Henri VIII, en paya le prix sous le règne suivant : la catholique Marie Iʳᵉ le fit juger et brûler vif à Oxford, en 1556. Sur le bûcher, dit-on, il tendit d'abord aux flammes la main qui avait signé sa rétractation, pour qu'elle brûlât la première. Le palais qui avait vu naître l'Église d'Angleterre avait été la demeure de son plus célèbre martyr.
Sources
- 1.Wikipédia (en) — Lambeth Palace
- 2.Historic England 1000818
- 3.Wikidata Q1130266
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Fiche mise à jour le 25 septembre 2026




