À voir
Sur le Keizersgracht, une grande maison de brique et de pierre porte, alignées sur sa façade, six têtes sculptées qui la font reconnaître entre toutes : le Huis met de Hoofden (1622). Autour d'elles court une légende sanglante — mais la vérité est plus savante.
Une demeure de la Renaissance amstellodamoise
La maison fut bâtie en 1622 pour Nicolaas Sohier, riche négociant et amateur d'art. Sa façade Renaissance, à pignon à redents, pilastres et pierre claire, est attribuée à Hendrick de Keyser ; mais celui-ci étant mort en 1621, c'est sans doute son fils Pieter qui l'acheva. Elle est la sœur du Huis Bartolotti : même génération, même exubérance colorée, à la veille du classicisme.
Six dieux, pas six voleurs
La légende veut que les six têtes représentent six cambrioleurs décapités par une servante courageuse, une nuit, au fur et à mesure qu'ils entraient. La réalité est humaniste : ce sont six divinités romaines, trois hommes et trois femmes — Apollon (les arts), Cérès (l'agriculture), Mercure (le commerce), Minerve (la sagesse), Bacchus (le vin) et Diane (la chasse). Le marchand affichait ainsi, sur sa maison, le programme d'une vie cultivée et prospère. À voir : les six têtes de dieux, le pignon à redents, la cour et l'escalier.
Le saviez-vous ?
La légende des voleurs décapités a longtemps éclipsé la vérité : les têtes sont celles de dieux antiques, emblèmes des arts, du négoce et des plaisirs d'un riche Amstellodamois. Les habitants ont préféré, des siècles durant, l'histoire d'une servante à la hache — preuve qu'une bonne légende résiste mieux que l'iconographie savante.
Infos / repères
Le Huis met de Hoofden se situe Keizersgracht 123, à Amsterdam ; Rijksmonument, aujourd'hui siège de l'Embassy of the Free Mind (bibliothèque Ritman).
Histoire
Sur le Keizersgracht, une grande maison de brique et de pierre porte, alignées sur sa façade, six têtes sculptées qui la font reconnaître entre toutes : le Huis met de Hoofden (1622). Autour d'elles court une légende sanglante — mais la vérité est plus savante.
Une demeure de la Renaissance amstellodamoise
La maison fut bâtie en 1622 pour Nicolaas Sohier, riche négociant et amateur d'art. Sa façade Renaissance, à pignon à redents, pilastres et pierre claire, est attribuée à Hendrick de Keyser ; mais celui-ci étant mort en 1621, c'est sans doute son fils Pieter qui l'acheva. Elle est la sœur du Huis Bartolotti : même génération, même exubérance colorée, à la veille du classicisme.
Six dieux, pas six voleurs
La légende veut que les six têtes représentent six cambrioleurs décapités par une servante courageuse, une nuit, au fur et à mesure qu'ils entraient. La réalité est humaniste : ce sont six divinités romaines, trois hommes et trois femmes — Apollon (les arts), Cérès (l'agriculture), Mercure (le commerce), Minerve (la sagesse), Bacchus (le vin) et Diane (la chasse). Le marchand affichait ainsi, sur sa maison, le programme d'une vie cultivée et prospère. À voir : les six têtes de dieux, le pignon à redents, la cour et l'escalier.
Infos / repères
Le Huis met de Hoofden se situe Keizersgracht 123, à Amsterdam ; Rijksmonument, aujourd'hui siège de l'Embassy of the Free Mind (bibliothèque Ritman).
Contes, légendes & anecdotes
La légende des voleurs décapités a longtemps éclipsé la vérité : les têtes sont celles de dieux antiques, emblèmes des arts, du négoce et des plaisirs d'un riche Amstellodamois. Les habitants ont préféré, des siècles durant, l'histoire d'une servante à la hache — preuve qu'une bonne légende résiste mieux que l'iconographie savante.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026






