À voir
Dans la ruelle du Spinhuissteeg subsiste une porte sculptée qui, à elle seule, résume une révolution sociale. Elle fut taillée en 1607 par Hendrick de Keyser pour marquer l'entrée du Spinhuis, la maison de correction des femmes qu'Amsterdam avait ouverte en 1597 dans une partie de l'ancien couvent Sainte-Ursule.
L'idée était neuve pour l'époque : plutôt que de bannir ou de châtier corporellement les femmes condamnées — mendiantes, vagabondes, filles de mauvaise vie —, la ville prétendait les corriger par le travail. Dans une grande salle, elles filaient et cousaient. Au-dessus de la porte, l'inscription posait le programme : ce lieu a été fondé « pour que les pauvres filles, jeunes filles et femmes évitent la mendicité, l'oisiveté et le mauvais chemin ». C'est le pendant féminin du Rasphuis des hommes ; les deux firent d'Amsterdam un modèle européen de la peine « utile ». Le bâtiment fut reconstruit plus tard, mais la porte de de Keyser, avec son relief, a traversé les siècles.
À voir : la porte sculptée de 1607 dans le Spinhuissteeg, son relief et son inscription morale.
Le saviez-vous ?
En 1779, on transféra les détenues vers une nouvelle prison de la Roetersstraat, et le Spinhuis devint... un poste de police — l'institution correctionnelle laissant place à l'ordre public, à la même adresse.
Infos / repères
Spinhuissteeg, près de l'Oudezijds Achterburgwal 185, centre d'Amsterdam. Rijksmonument n°5543 ; porte restaurée en 2010. Horaires non vérifiés.
Histoire
Dans la ruelle du Spinhuissteeg subsiste une porte sculptée qui, à elle seule, résume une révolution sociale. Elle fut taillée en 1607 par Hendrick de Keyser pour marquer l'entrée du Spinhuis, la maison de correction des femmes qu'Amsterdam avait ouverte en 1597 dans une partie de l'ancien couvent Sainte-Ursule.
L'idée était neuve pour l'époque : plutôt que de bannir ou de châtier corporellement les femmes condamnées — mendiantes, vagabondes, filles de mauvaise vie —, la ville prétendait les corriger par le travail. Dans une grande salle, elles filaient et cousaient. Au-dessus de la porte, l'inscription posait le programme : ce lieu a été fondé « pour que les pauvres filles, jeunes filles et femmes évitent la mendicité, l'oisiveté et le mauvais chemin ». C'est le pendant féminin du Rasphuis des hommes ; les deux firent d'Amsterdam un modèle européen de la peine « utile ». Le bâtiment fut reconstruit plus tard, mais la porte de de Keyser, avec son relief, a traversé les siècles.
À voir : la porte sculptée de 1607 dans le Spinhuissteeg, son relief et son inscription morale.
Infos / repères
Spinhuissteeg, près de l'Oudezijds Achterburgwal 185, centre d'Amsterdam. Rijksmonument n°5543 ; porte restaurée en 2010. Horaires non vérifiés.
Contes, légendes & anecdotes
En 1779, on transféra les détenues vers une nouvelle prison de la Roetersstraat, et le Spinhuis devint... un poste de police — l'institution correctionnelle laissant place à l'ordre public, à la même adresse.
Sources
Votre avis nous dit quoi améliorer : les photos, le texte, la position.
Fiche mise à jour le 1 octobre 2026





