À voir
Au bord d'un bras de mer du Pembrokeshire, Carew Castle offre un saisissant contraste : d'un côté, les murs sévères d'une forteresse médiévale ; de l'autre, une aile percée d'immenses fenêtres élisabéthaines, ouverte sur le paysage. Ce mariage de la guerre et de la lumière est l'œuvre de Sir John Perrot, l'une des figures les plus hautes en couleur de l'époque.
De la forteresse à la demeure de lumière
Carew était à l'origine une forteresse médiévale gardant un point de passage stratégique dans l'ouest gallois. Au XVIᵉ siècle, elle passa à Sir John Perrot, gentilhomme du Pembrokeshire au destin fulgurant. Plutôt que de raser la vieille place forte, Perrot ajouta, vers 1580, une magnifique aile nord dans le pur style élisabéthain : de vastes baies vitrées, une longue galerie, des appartements confortables. Le château montre ainsi, sur une même silhouette, le passage d'un monde à l'autre : la forteresse tournée vers la défense et la demeure tournée vers le paysage et le plaisir des yeux. Perrot voulait, disait-on, une résidence digne de recevoir la reine — qu'il ne reçut jamais.
Sir John Perrot, un destin mouvementé
Sir John Perrot (vers 1528-1592) était un personnage hors norme : imposant, colérique, ambitieux, il fit une brillante carrière au service de la Couronne, jusqu'à devenir lord-député d'Irlande, chargé d'y gouverner au nom d'Élisabeth Iʳᵉ. La rumeur, invérifiable mais tenace, le disait fils naturel d'Henri VIII — dont il aurait eu la carrure et le tempérament. Sa fortune finit mal : accusé de trahison, il fut condamné à mort et mourut à la Tour de Londres en 1592, avant l'exécution. Carew garde le souvenir de cet homme démesuré, dont l'aile de verre inachevée témoigne à la fois de l'ambition et de la chute.
Ce qu'il faut voir
- L'aile nord élisabéthaine aux immenses fenêtres, œuvre de Perrot.
- Les murs et tours de la forteresse médiévale d'origine.
- Le cadre au bord de l'eau (le bras de mer et le moulin à marée voisin).
- Le souvenir de Sir John Perrot et de son destin tragique.
Le saviez-vous ?
On a longtemps murmuré que Sir John Perrot était un fils naturel d'Henri VIII : il en aurait eu la haute stature, la barbe rousse, la voix tonnante et le caractère emporté. Rien ne l'a jamais prouvé, mais la ressemblance frappait les contemporains. Vrai ou faux, le destin de Perrot eut quelque chose de tudorien jusqu'au bout : monté au sommet du pouvoir, il finit accusé de trahison et mourut prisonnier à la Tour — comme tant de proches, réels ou supposés, de la maison royale.
Infos pratiques
Carew Castle se situe près de Pembroke, dans le Pembrokeshire, à l'ouest du Pays de Galles. C'est aujourd'hui un site géré par le parc national de la côte du Pembrokeshire, ouvert au public, avec son moulin à marée voisin. Les horaires et jours d'ouverture sont susceptibles de varier selon les saisons ; il convient de les vérifier auprès des sources officielles avant toute visite.
Quiz
- Qu'ajouta Sir John Perrot à la forteresse de Carew vers 1580 ?
- Une aile élisabéthaine aux immenses fenêtres
- Un donjon défensif
- Une chapelle romane
- Quelle rumeur courait sur les origines de Sir John Perrot ?
- Qu'il était un fils naturel d'Henri VIII
- Qu'il descendait des rois d'Écosse
- Qu'il était italien
- Comment finit Sir John Perrot ?
- Condamné pour trahison, il mourut à la Tour de Londres
- Il devint roi d'Irlande
- Il se retira dans un monastère
Histoire
Au bord d'un bras de mer du Pembrokeshire, Carew Castle offre un saisissant contraste : d'un côté, les murs sévères d'une forteresse médiévale ; de l'autre, une aile percée d'immenses fenêtres élisabéthaines, ouverte sur le paysage. Ce mariage de la guerre et de la lumière est l'œuvre de Sir John Perrot, l'une des figures les plus hautes en couleur de l'époque.
De la forteresse à la demeure de lumière
Carew était à l'origine une forteresse médiévale gardant un point de passage stratégique dans l'ouest gallois. Au XVIᵉ siècle, elle passa à Sir John Perrot, gentilhomme du Pembrokeshire au destin fulgurant. Plutôt que de raser la vieille place forte, Perrot ajouta, vers 1580, une magnifique aile nord dans le pur style élisabéthain : de vastes baies vitrées, une longue galerie, des appartements confortables. Le château montre ainsi, sur une même silhouette, le passage d'un monde à l'autre : la forteresse tournée vers la défense et la demeure tournée vers le paysage et le plaisir des yeux. Perrot voulait, disait-on, une résidence digne de recevoir la reine — qu'il ne reçut jamais.
Sir John Perrot, un destin mouvementé
Sir John Perrot (vers 1528-1592) était un personnage hors norme : imposant, colérique, ambitieux, il fit une brillante carrière au service de la Couronne, jusqu'à devenir lord-député d'Irlande, chargé d'y gouverner au nom d'Élisabeth Iʳᵉ. La rumeur, invérifiable mais tenace, le disait fils naturel d'Henri VIII — dont il aurait eu la carrure et le tempérament. Sa fortune finit mal : accusé de trahison, il fut condamné à mort et mourut à la Tour de Londres en 1592, avant l'exécution. Carew garde le souvenir de cet homme démesuré, dont l'aile de verre inachevée témoigne à la fois de l'ambition et de la chute.
Ce qu'il faut voir
- L'aile nord élisabéthaine aux immenses fenêtres, œuvre de Perrot.
- Les murs et tours de la forteresse médiévale d'origine.
- Le cadre au bord de l'eau (le bras de mer et le moulin à marée voisin).
- Le souvenir de Sir John Perrot et de son destin tragique.
Contes, légendes & anecdotes
On a longtemps murmuré que Sir John Perrot était un fils naturel d'Henri VIII : il en aurait eu la haute stature, la barbe rousse, la voix tonnante et le caractère emporté. Rien ne l'a jamais prouvé, mais la ressemblance frappait les contemporains. Vrai ou faux, le destin de Perrot eut quelque chose de tudorien jusqu'au bout : monté au sommet du pouvoir, il finit accusé de trahison et mourut prisonnier à la Tour — comme tant de proches, réels ou supposés, de la maison royale.
Sources
- 1.Wikipédia (en) — Carew Castle
- 2.Cadw 5937
- 3.Wikidata Q752721
Votre avis nous dit quoi améliorer : les photos, le texte, la position.
Fiche mise à jour le 25 septembre 2026


