Aucune représentation visuelle connue de l'illustre.
Contributions & œuvres
Ne vers 1493, probablement a Wesel, Barthel Bruyn l'Ancien s'etablit a Cologne, ou il devient le premier portraitiste de premier plan de la ville. Formé dans le sillage de Jan Joest, il combine cette tradition avec l'influence de Joos van Cleve. Il mene deux carrieres paralleles : celle d'un peintre de retables - notamment l'important retable d'Essen (vers 1522-1525) et des panneaux pour la collegiale de Xanten - et celle d'un portraitiste tres demande par le patriciat et les notables rhenans, qu'il represente avec une sobriete attentive aux etoffes, aux bijoux et aux mains. Integre a la vie civique, il est elu des 1518 a une commission du conseil de la ville. De nombreuses oeuvres de sa main sont conservees au Wallraf-Richartz-Museum de Cologne. Il fonde une veritable dynastie de peintres, poursuivie par ses fils Arnt et Barthel Bruyn le Jeune.
Anecdote mémorable
En 1533, Bruyn acheta a Cologne une paire de maisons qui avaient appartenu au grand peintre medieval Stefan Lochner - signe de la reussite sociale d'un artiste devenu notable de sa ville.
Influences reçues
Jan Joest, dans l'entourage duquel il se forme ; Joos van Cleve et la peinture des Pays-Bas ; la tradition du gothique tardif colonais.
Influences exercées
L'ecole colonaise du portrait, poursuivie par ses fils Arnt et Barthel Bruyn le Jeune ; l'essor du portrait bourgeois dans la Rhenanie du XVIe siecle.
Importance historique
Bruyn occupe une place fondatrice dans l'histoire de la peinture rhenane : il est le premier a faire de Cologne un centre du portrait, genre jusque-la secondaire dans une ville dominee par l'art religieux. Ce qu'il a ose, c'est donner un visage durable a la bourgeoisie marchande et aux notables d'une grande cite de l'Empire, au moment ou la Reforme bouleversait le rapport a l'image sainte. Son portrait, sobre et precis, repond a une demande nouvelle : celle d'individus qui veulent etre vus et transmis a leur descendance. Sa nuance tient a sa position de passeur plutot que de revolutionnaire - il assimile les apports neerlandais (Joest, van Cleve) sans rompre avec le gothique tardif local, et son art vaut autant par sa constance que par son eclat. En fondant une dynastie prolongee par ses fils, il assure a Cologne une ecole de portraitistes qui marque durablement la region. Ses retables d'Essen et de Xanten rappellent qu'il demeura aussi, jusqu'au bout, un peintre d'eglise.
