Devant l'œuvre
Au centre, présentez la Crucifixion de bronze de Hans Reichle (1605), fondue par Neidhardt, parmi les plus beaux bronzes allemands de 1600. Montrez les chapelles funéraires des Fugger (Benedikt, Andreas, Georg, Bartholomäus) décorées dès les années 1580. Rappelez qu'Augsbourg fut, avec Gerhard et de Vries, un grand foyer européen du bronze.
Symbolisme & lecture iconographique
La Crucifixion de bronze place la mort rédemptrice du Christ au centre de l'édifice, couronnant le programme des trois autels principaux : au pied de la croix, Marie, Marie-Madeleine et Jean incarnent la douleur et la foi. Les chapelles funéraires des Fugger font du bronze et du marbre les instruments de la mémoire dynastique.
Analyse des émotions
La Crucifixion de Reichle, comptée parmi les plus hautes réussites du bronze européen vers 1600, bouleverse par le pathos maniériste des figures au pied de la croix ; la magnificence des chapelles Fugger, elle, suscite l'admiration teintée de méditation sur la vanité des grandeurs terrestres.
Secrets & mystères
La répartition des rôles se vérifie dans les sources : Hans Reichle modela la Crucifixion, le fondeur augsbourgeois Wolfgang Neidhardt le Jeune la coula, en 1605. L'épitaphe de Johann Jakob Fugger et d'Ursula von Harrach (1554-1558) ne vient pas de là : elle provient à l'origine de l'église des Dominicains.
Le saviez-vous ?
La Crucifixion de Reichle date de sa période augsbourgeoise la plus féconde (1603-1607) ; ce même sculpteur signa aussi le célèbre saint Michel de bronze du Zeughaus d'Augsbourg, autre sommet de la ville dans l'art du métal.
