Spécialité Renaissance
Renaissance royale ligérienne (Louis XII, François Ier)
Description
Le château de Blois réunit quatre architectures en une cour : médiéval, Louis XII (gothique-Renaissance), François Ier (pleine Renaissance), Gaston d'Orléans (classique). Le Musée des Beaux-Arts (aile Louis XII) présente 35 000 pièces des XVIe-XIXe siècles, avec un accent sur la peinture de la Renaissance : portraits royaux, peintures flamandes et françaises du XVIe siècle, tapisseries, mobilier.
À voir
Quatre siècles d'architecture en une cour
Blois est un manuel d'architecture à ciel ouvert : autour d'une seule cour se répondent quatre époques — l'aile médiévale, l'aile Louis XII (gothique finissant teinté de Renaissance), l'aile François Ier (pleine Renaissance) et l'aile Gaston d'Orléans (classique). On y lit, en tournant sur soi-même, le passage du Moyen Âge à la Renaissance puis à l'âge classique.
L'escalier François Ier
Le joyau est le grand escalier en vis de l'aile François Ier, ajouré, sculpté de salamandres — l'emblème du roi — et d'ornements à l'italienne. Chef-d'œuvre du premier art royal de la Renaissance, il transforme un simple accès en spectacle, théâtre des apparitions du souverain.
Le musée des Beaux-Arts
Installé dans l'aile Louis XII, le musée conserve des milliers d'œuvres du XVIe au XIXe siècle, avec un fonds Renaissance : portraits royaux, peintures françaises et flamandes du XVIe siècle, tapisseries. Le lieu et les collections se répondent — on visite la Renaissance dans un décor Renaissance.
Pourquoi le visiter
Parce que Blois fut l'une des vraies capitales de la Renaissance française, résidence favorite des rois de la Loire. Y venir, c'est comprendre d'un regard l'évolution du goût royal, gravée dans la pierre d'une même cour.
Histoire
Résidence des comtes de Blois puis des ducs d'Orléans, le château devint résidence royale quand Louis XII, né à Blois, y installa sa cour au début du XVIe siècle ; il y fit bâtir l'aile qui porte son nom. François Ier y ajouta, à partir de 1515, son aile Renaissance et son fameux escalier. Blois fut ainsi, un temps, le cœur du pouvoir royal, avant que la cour ne se fixe ailleurs. Le château, longtemps délaissé puis restauré au XIXe siècle, abrite depuis 1869 le musée des Beaux-Arts de la ville, dans l'aile Louis XII.
Contes, légendes & anecdotes
C'est à Blois que se joua l'un des drames les plus sanglants des guerres de Religion : en décembre 1588, le roi Henri III, se jugeant menacé par le puissant duc de Guise, le fit assassiner par ses gardes dans les appartements royaux du château, puis fit tuer son frère le cardinal le lendemain. « Il est plus grand mort que vivant », aurait dit le roi devant le corps du Balafré. Derrière la beauté Renaissance de la cour de Blois se cache ainsi la mémoire d'un meurtre d'État qui précipita la fin des Valois.
Collections phares
- Portrait de Madeleine d'Écosse par Corneille de Lyon
- Portrait d'Antonietta Gonsalvus de Lavinia Fontana
- Peintures de l'atelier de Fontainebleau
- Appartements royaux restaurés
- Escalier Renaissance de François Ier














