À voir
Collégiale Saint-Alexandre d'Einbeck
Fondée comme collégiale au XIe siècle, la Münsterkirche St. Alexandri d'Einbeck est une des plus grandes églises-halles gothiques du nord de l'Allemagne, bâtie en grès. Sa part Renaissance se lit dans les épitaphes des chanoines, qui couvrent le XVIe siècle et le début du XVIIe, et dans le passage de la communauté à la Réforme.
Ce qu'il faut voir
Parmi les monuments funéraires, deux épitaphes Renaissance se distinguent : celui du chanoine Hildebrand von Uslar, daté de 1559, et celui du chanoine Meinberg, de 1605, auxquels s'ajoutent des dalles du prédicateur et chanoine Ernst Sonnemann. Ces plaques, échelonnées sur un demi-siècle, donnent à lire l'évolution du goût funéraire, du premier style Renaissance au maniérisme tardif. L'église conserve par ailleurs des stalles de chœur de 1288, les plus anciennes stalles datées d'Allemagne, repère médiéval majeur qu'il faut distinguer du mobilier Renaissance. Le grand autel et la chaire néogothiques, comme les vitraux de l'abside, datent du milieu du XIXe siècle. Il faut donc regarder Saint-Alexandre comme un vaisseau gothique dont les épitaphes de chanoines constituent le principal apport de la période de l'atlas.
Histoire
La collégiale fut au Moyen Âge le siège d'un chapitre de chanoines, dont les épitaphes du XVIe siècle rappellent la continuité à travers la Réforme. Einbeck, cité prospère du pastel et de la bière, passa au luthéranisme, et le chapitre évolua en conséquence ; les monuments funéraires des chanoines, jusqu'au début du XVIIe siècle, témoignent de cette institution transformée mais toujours vivante. Le grand incendie de 1540, qui ravagea la ville, épargna pour l'essentiel la vaste église, dont la structure gothique traversa les siècles. Pour l'atlas, Saint-Alexandre illustre la Renaissance funéraire d'une collégiale du Nord : non une refonte architecturale, mais une série d'épitaphes de dignitaires ecclésiastiques, échelonnée sur plusieurs générations, qui fait du chœur un livre de pierre de la société cléricale au siècle de la Réforme.
Histoire
La collégiale fut au Moyen Âge le siège d'un chapitre de chanoines, dont les épitaphes du XVIe siècle rappellent la continuité à travers la Réforme. Einbeck, cité prospère du pastel et de la bière, passa au luthéranisme, et le chapitre évolua en conséquence ; les monuments funéraires des chanoines, jusqu'au début du XVIIe siècle, témoignent de cette institution transformée mais toujours vivante. Le grand incendie de 1540, qui ravagea la ville, épargna pour l'essentiel la vaste église, dont la structure gothique traversa les siècles. Pour l'atlas, Saint-Alexandre illustre la Renaissance funéraire d'une collégiale du Nord : non une refonte architecturale, mais une série d'épitaphes de dignitaires ecclésiastiques, échelonnée sur plusieurs générations, qui fait du chœur un livre de pierre de la société cléricale au siècle de la Réforme.
Sources
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
