À voir
Dans la vieille ville de Stirling, sur le chemin qui monte au château, se dresse une façade de pierre sculptée percée de fenêtres vides : Mar's Wark, ce qui reste d'un des plus ambitieux hôtels particuliers de la Renaissance écossaise, resté inachevé et jamais vraiment habité.
Le rêve inachevé d'un régent
Vers 1570, John Erskine, comte de Mar, régent d'Écosse et gardien du jeune roi Jacques VI, entreprit d'élever à Stirling une demeure digne de son rang, à deux pas du château royal. Regarde la façade : elle déploie un décor sculpté Renaissance rare en Écosse — figures grotesques, panneaux armoriés, inscriptions gravées, une paire de gardes de pierre encadrant l'entrée. Le comte mourut en 1572, peu après le début du chantier ; la maison ne fut jamais achevée ni pleinement occupée.
Une façade qui parle
Cherche les inscriptions gravées sur la pierre : l'une, mi-provocante, répond par avance aux médisants qui critiqueraient la maison — une manière très Renaissance de faire parler l'architecture. Utilisé plus tard comme caserne puis workhouse, l'édifice fut ruiné par les bombardements du siège de Stirling en 1746. Il n'en reste que la façade, mais elle suffit à dire l'ambition de la Renaissance écossaise. À voir : la façade sculptée, les gardes de pierre de l'entrée, les panneaux armoriés et les inscriptions.
Le saviez-vous ?
Sur la façade de Mar's Wark, une inscription gravée réplique d'avance à ceux qui critiqueraient la maison : « Je ne me soucie pas de ce disent ces méprisants… ». Le comte de Mar avait fait sculpter dans la pierre sa réponse aux jaloux — un pied de nez de quatre siècles et demi, resté lisible sur une ruine.
Infos / repères
Mar's Wark se situe à Broad Street, en haut de la vieille ville de Stirling, près de l'église Holy Rude ; ruine gérée par Historic Environment Scotland, visible librement de l'extérieur. Accès à vérifier.
Quiz
- Qui fit élever Mar's Wark vers 1570 ?
- John Erskine, comte de Mar, régent d'Écosse
- Marie Stuart
- Robert Bruce
- Que reste-t-il aujourd'hui de l'édifice ?
- Principalement sa façade sculptée
- Un donjon intact
- Une chapelle
Histoire
Dans la vieille ville de Stirling, sur le chemin qui monte au château, se dresse une façade de pierre sculptée percée de fenêtres vides : Mar's Wark, ce qui reste d'un des plus ambitieux hôtels particuliers de la Renaissance écossaise, resté inachevé et jamais vraiment habité.
Le rêve inachevé d'un régent
Vers 1570, John Erskine, comte de Mar, régent d'Écosse et gardien du jeune roi Jacques VI, entreprit d'élever à Stirling une demeure digne de son rang, à deux pas du château royal. Regarde la façade : elle déploie un décor sculpté Renaissance rare en Écosse — figures grotesques, panneaux armoriés, inscriptions gravées, une paire de gardes de pierre encadrant l'entrée. Le comte mourut en 1572, peu après le début du chantier ; la maison ne fut jamais achevée ni pleinement occupée.
Une façade qui parle
Cherche les inscriptions gravées sur la pierre : l'une, mi-provocante, répond par avance aux médisants qui critiqueraient la maison — une manière très Renaissance de faire parler l'architecture. Utilisé plus tard comme caserne puis workhouse, l'édifice fut ruiné par les bombardements du siège de Stirling en 1746. Il n'en reste que la façade, mais elle suffit à dire l'ambition de la Renaissance écossaise. À voir : la façade sculptée, les gardes de pierre de l'entrée, les panneaux armoriés et les inscriptions.
Contes, légendes & anecdotes
Sur la façade de Mar's Wark, une inscription gravée réplique d'avance à ceux qui critiqueraient la maison : « Je ne me soucie pas de ce disent ces méprisants… ». Le comte de Mar avait fait sculpter dans la pierre sa réponse aux jaloux — un pied de nez de quatre siècles et demi, resté lisible sur une ruine.
Sources
- 1.Wikipédia (en) — Mar's Wark
- 2.Historic Environment Scotland SM90289
- 3.Wikidata Q3917638
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Fiche mise à jour le 25 septembre 2026


