À voir
Au bord de la Tamise, à l'écart des routes, Mapledurham House dresse ses pignons de brique rose et ses hautes cheminées torses : un manoir élisabéthain de la fin du XVIᵉ siècle, resté dans la même famille — les Blount — depuis plus de quatre siècles, et fidèle à la foi catholique dans une Angleterre devenue protestante.
Un manoir élisabéthain de brique
La maison actuelle fut bâtie à la fin du XVIᵉ siècle (vers 1585-1612) pour Sir Michael Blount, lieutenant de la Tour de Londres. Regarde la brique rose disposée en losanges sombres (diaper work), les grandes fenêtres à meneaux, les pignons et les cheminées ouvragées : c'est le vocabulaire de la demeure élisabéthaine, moins spectaculaire que les « prodigy houses » mais d'une grande unité. À l'intérieur se cachent, dit-on, des cachettes à prêtres (priest holes) — car les Blount, catholiques (« recusants »), abritaient des prêtres au péril de la loi.
La maison qui traversa les siècles
Restée aux Blount, la maison garde son escalier jacobéen, ses plafonds de plâtre et sa petite chapelle catholique de 1797. Elle inspira des écrivains : le poète Alexander Pope, ami des demoiselles Blount, y séjourna ; on veut y reconnaître un décor du Vent dans les saules et de films. Juste à côté, le moulin à eau de Mapledurham, sur la Tamise, moud encore la farine — le dernier moulin en activité du fleuve. À voir : la façade de brique, l'escalier et les plafonds, la chapelle, le moulin voisin.
Le saviez-vous ?
Dans les murs de Mapledurham se cachent des « priest holes » : des réduits secrets où, sous Élisabeth Iʳᵉ, une famille catholique pouvait dissimuler un prêtre en cas de perquisition. Célébrer la messe était devenu un crime ; des artisans spécialisés — le plus fameux étant le jésuite Nicholas Owen — creusaient ces cachettes dans l'épaisseur des demeures. Le manoir Renaissance abritait ainsi, derrière ses beaux lambris, une religion clandestine.
Infos / repères
Mapledurham House se situe à Mapledurham (Oxfordshire), sur la Tamise près de Reading ; demeure privée des Blount, maison et moulin ouverts au public certains week-ends d'été. Horaires à vérifier.
Quiz
- Quelle particularité de foi marque les Blount de Mapledurham ?
- Ils sont restés catholiques (recusants)
- Ils fondèrent une secte
- Ils étaient athées
- Que fait encore le moulin voisin ?
- Il moud de la farine (dernier moulin en activité de la Tamise)
- Il produit de l'électricité seulement
- Il est à l'abandon
Histoire
Au bord de la Tamise, à l'écart des routes, Mapledurham House dresse ses pignons de brique rose et ses hautes cheminées torses : un manoir élisabéthain de la fin du XVIᵉ siècle, resté dans la même famille — les Blount — depuis plus de quatre siècles, et fidèle à la foi catholique dans une Angleterre devenue protestante.
Un manoir élisabéthain de brique
La maison actuelle fut bâtie à la fin du XVIᵉ siècle (vers 1585-1612) pour Sir Michael Blount, lieutenant de la Tour de Londres. Regarde la brique rose disposée en losanges sombres (diaper work), les grandes fenêtres à meneaux, les pignons et les cheminées ouvragées : c'est le vocabulaire de la demeure élisabéthaine, moins spectaculaire que les « prodigy houses » mais d'une grande unité. À l'intérieur se cachent, dit-on, des cachettes à prêtres (priest holes) — car les Blount, catholiques (« recusants »), abritaient des prêtres au péril de la loi.
La maison qui traversa les siècles
Restée aux Blount, la maison garde son escalier jacobéen, ses plafonds de plâtre et sa petite chapelle catholique de 1797. Elle inspira des écrivains : le poète Alexander Pope, ami des demoiselles Blount, y séjourna ; on veut y reconnaître un décor du Vent dans les saules et de films. Juste à côté, le moulin à eau de Mapledurham, sur la Tamise, moud encore la farine — le dernier moulin en activité du fleuve. À voir : la façade de brique, l'escalier et les plafonds, la chapelle, le moulin voisin.
Contes, légendes & anecdotes
Dans les murs de Mapledurham se cachent des « priest holes » : des réduits secrets où, sous Élisabeth Iʳᵉ, une famille catholique pouvait dissimuler un prêtre en cas de perquisition. Célébrer la messe était devenu un crime ; des artisans spécialisés — le plus fameux étant le jésuite Nicholas Owen — creusaient ces cachettes dans l'épaisseur des demeures. Le manoir Renaissance abritait ainsi, derrière ses beaux lambris, une religion clandestine.
Sources
- 1.Wikipédia (en) — Mapledurham House
- 2.Historic England 1368944
- 3.Wikidata Q6754031
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Fiche mise à jour le 25 septembre 2026

