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Église abbatiale de Nienburg

Religieux·Nienburg (Saale)

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À voir

Église abbatiale de Nienburg

Qu'apporte à l'atlas l'ancienne abbatiale de Nienburg, sur la Saale ? Cette halle gothique, l'une des plus anciennes de l'Allemagne centre-orientale, conserve un épitaphe peint et signé par Lucas Cranach le Jeune en 1570 : un tableau de dévotion dynastique qui renferme, en prime, l'une des plus anciennes représentations connues de la ville de Bernburg.

Ce qu'il faut voir

L'épitaphe de 1570 est le cœur de la visite. Il montre la princesse Agnès de Barby (morte en 1569), aux côtés de son époux le prince Joachim-Ernest d'Anhalt, de deux fils et de quatre filles, tous agenouillés devant le crucifix dans un paysage situé près de Bernburg. Au bas de la croix, le peintre a apposé son serpent ailé et le millésime « 1570 », signature de l'atelier Cranach. L'arrière-plan paysager vaut à lui seul le détour : il livre l'une des plus anciennes vues connues de Bernburg, document précieux pour l'histoire urbaine autant qu'œuvre de piété. Autour de cette pièce maîtresse, l'église conserve des dalles funéraires ouvragées et un mobilier plus ancien, dont un candélabre pascal hexagonal à personnifications des mois d'influence française et une cloche de bronze du XIIIe siècle : l'épitaphe de Cranach y fait entrer, seul mais avec éclat, le langage de la Renaissance.

Histoire

L'abbaye bénédictine, fondée en 970 puis transférée à Nienburg dès 975, vit sa première église consacrée en 1004. Après plusieurs incendies, l'édifice fut reconstruit en halle gothique à trois vaisseaux, tenue pour le plus ancien espace-halle gothique de l'Allemagne centre-orientale. Le monastère fut sécularisé en 1552, dans le sillage de la Réforme, et l'abbatiale passa au service des princes d'Anhalt, qui en firent plus tard une chapelle de cour. C'est à ce lien princier que l'on doit l'épitaphe de 1570 : Joachim-Ernest d'Anhalt, l'un des princes réformés que l'on retrouve aussi dans la Cène de Dessau, commanda à Cranach le Jeune ce mémorial pour son épouse défunte. L'œuvre s'inscrit dans la série des grandes commandes anhaltinoises à l'atelier de Wittenberg, qui firent de cette maison princière l'un des plus fidèles clients des Cranach. Pour l'atlas, Nienburg illustre une fois de plus la règle de l'aire : une architecture d'avant la période, à laquelle une seule œuvre Renaissance, mais de premier ordre, donne sa place dans l'histoire de l'art du XVIe siècle.

Histoire

L'abbaye bénédictine, fondée en 970 puis transférée à Nienburg dès 975, vit sa première église consacrée en 1004. Après plusieurs incendies, l'édifice fut reconstruit en halle gothique à trois vaisseaux, tenue pour le plus ancien espace-halle gothique de l'Allemagne centre-orientale. Le monastère fut sécularisé en 1552, dans le sillage de la Réforme, et l'abbatiale passa au service des princes d'Anhalt, qui en firent plus tard une chapelle de cour. C'est à ce lien princier que l'on doit l'épitaphe de 1570 : Joachim-Ernest d'Anhalt, l'un des princes réformés que l'on retrouve aussi dans la Cène de Dessau, commanda à Cranach le Jeune ce mémorial pour son épouse défunte. L'œuvre s'inscrit dans la série des grandes commandes anhaltinoises à l'atelier de Wittenberg, qui firent de cette maison princière l'un des plus fidèles clients des Cranach. Pour l'atlas, Nienburg illustre une fois de plus la règle de l'aire : une architecture d'avant la période, à laquelle une seule œuvre Renaissance, mais de premier ordre, donne sa place dans l'histoire de l'art du XVIe siècle.

Sources

  1. 1.{titre: "Klosterkirche St. Marien und St. Cyprian (Nienburg) — Wikipedia (DE)", url: " niveau: 3}
  2. 2.{titre: "Epitaphgemälde für Agnes von Anhalt — Cranach Digital Archive", url: " niveau: 2}

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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026

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