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Hampton Court Palace

✦ Monument ✦

Hampton Court Palace

Château / Demeure·Richmond upon Thames (null)

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À voir

À une vingtaine de kilomètres en amont de Londres, sur les bords paisibles de la Tamise, s'étend Hampton Court, le plus somptueux palais Tudor conservé d'Angleterre. Immense demeure de brique rose hérissée de cheminées torses, il fut d'abord le rêve d'un cardinal, avant de devenir la vitrine de la puissance d'Henri VIII.

Du rêve d'un cardinal au palais du roi

Vers 1515, le cardinal Thomas Wolsey, tout-puissant ministre et archevêque, entreprit de se faire bâtir sur la Tamise une résidence digne d'un prince de l'Église : cours de brique, galeries, appartements richement tendus, chapelle ornée. Hampton Court devint le plus beau palais du royaume — trop beau, peut-être, pour un sujet. Lorsque Wolsey tomba en disgrâce, faute d'avoir obtenu du pape l'annulation du mariage royal, il offrit son palais à Henri VIII, en 1529, dans un ultime effort pour regagner sa faveur. En vain : le cardinal mourut l'année suivante, en route vers le procès.

Henri VIII s'empara du palais et l'agrandit avec démesure. Il y ajouta le Great Hall à la charpente de chêne suspendue, les cuisines colossales capables de nourrir une cour de mille personnes, un court de jeu de paume, une horloge astronomique. Hampton Court devint le décor de sa vie conjugale mouvementée : cinq de ses six épouses y séjournèrent, et c'est là qu'on lui annonça la naissance tant espérée de son fils Édouard, dont la mère, Jane Seymour, y mourut peu après. Le palais est ainsi le grand livre de pierre du règne le plus tumultueux de l'histoire anglaise.

Un décor de brique et de jardins

Ce qui frappe à Hampton Court, c'est l'art de la brique porté à son sommet : tourelles, pignons, cheminées ornées, terres cuites italiennes signées Giovanni da Maiano (les médaillons d'empereurs romains) qui font entrer, dès les années 1520, le vocabulaire de la Renaissance en Angleterre. Autour du palais, les jardins Tudor — dont le Pond Garden et l'emplacement du Privy Garden — prolongent le faste architectural par l'art du jardin clos, des parterres et des tonnelles, où la cour se promenait et complotait. Un célèbre labyrinthe, planté plus tard, perpétue cette tradition de plaisir des jardins.

Ce qu'il faut voir

  • Le Great Hall d'Henri VIII, à la charpente de chêne suspendue (hammer-beam).
  • Les cuisines Tudor, immenses, encore équipées de leurs âtres.
  • La chapelle royale au plafond bleu et or étoilé.
  • Les terres cuites de Giovanni da Maiano (médaillons d'empereurs) sur les murs de brique.
  • Les jardins (Pond Garden, jardins clos) et le labyrinthe.

Le saviez-vous ?

On raconte que le fantôme de Catherine Howard, cinquième épouse d'Henri VIII, hante encore la « Galerie hantée » de Hampton Court : arrêtée pour adultère en 1541, elle se serait échappée de sa chambre pour courir supplier le roi dans la chapelle, avant d'être rattrapée par les gardes. Ses cris, dit-on, résonnent parfois encore. La légende dit assez combien ce palais fut le théâtre intime des drames du règne.

Infos pratiques

Hampton Court Palace se situe à Richmond upon Thames, en amont de Londres, sur la rive nord du fleuve. C'est aujourd'hui un palais géré par les Historic Royal Palaces, avec ses jardins ouverts au public. Les horaires, tarifs et jours de fermeture, ainsi que l'accès aux jardins et au labyrinthe, sont susceptibles de varier ; il convient de les vérifier auprès des sources officielles avant toute visite.

Quiz

  1. Quel cardinal fit d'abord bâtir Hampton Court avant de l'offrir au roi ?
  • Thomas Wolsey
  • Thomas Cranmer
  • Reginald Pole
  1. À quel roi le palais dut-il ses plus grands agrandissements ?
  • Henri VIII
  • Henri VII
  • Jacques Iᵉʳ
  1. Que peut-on admirer dans le Great Hall d'Henri VIII ?
  • Sa charpente de chêne suspendue
  • Une coupole de verre
  • Une voûte en éventail

Histoire

À une vingtaine de kilomètres en amont de Londres, sur les bords paisibles de la Tamise, s'étend Hampton Court, le plus somptueux palais Tudor conservé d'Angleterre. Immense demeure de brique rose hérissée de cheminées torses, il fut d'abord le rêve d'un cardinal, avant de devenir la vitrine de la puissance d'Henri VIII.

Du rêve d'un cardinal au palais du roi

Vers 1515, le cardinal Thomas Wolsey, tout-puissant ministre et archevêque, entreprit de se faire bâtir sur la Tamise une résidence digne d'un prince de l'Église : cours de brique, galeries, appartements richement tendus, chapelle ornée. Hampton Court devint le plus beau palais du royaume — trop beau, peut-être, pour un sujet. Lorsque Wolsey tomba en disgrâce, faute d'avoir obtenu du pape l'annulation du mariage royal, il offrit son palais à Henri VIII, en 1529, dans un ultime effort pour regagner sa faveur. En vain : le cardinal mourut l'année suivante, en route vers le procès.

Henri VIII s'empara du palais et l'agrandit avec démesure. Il y ajouta le Great Hall à la charpente de chêne suspendue, les cuisines colossales capables de nourrir une cour de mille personnes, un court de jeu de paume, une horloge astronomique. Hampton Court devint le décor de sa vie conjugale mouvementée : cinq de ses six épouses y séjournèrent, et c'est là qu'on lui annonça la naissance tant espérée de son fils Édouard, dont la mère, Jane Seymour, y mourut peu après. Le palais est ainsi le grand livre de pierre du règne le plus tumultueux de l'histoire anglaise.

Un décor de brique et de jardins

Ce qui frappe à Hampton Court, c'est l'art de la brique porté à son sommet : tourelles, pignons, cheminées ornées, terres cuites italiennes signées Giovanni da Maiano (les médaillons d'empereurs romains) qui font entrer, dès les années 1520, le vocabulaire de la Renaissance en Angleterre. Autour du palais, les jardins Tudor — dont le Pond Garden et l'emplacement du Privy Garden — prolongent le faste architectural par l'art du jardin clos, des parterres et des tonnelles, où la cour se promenait et complotait. Un célèbre labyrinthe, planté plus tard, perpétue cette tradition de plaisir des jardins.

Ce qu'il faut voir

  • Le Great Hall d'Henri VIII, à la charpente de chêne suspendue (hammer-beam).
  • Les cuisines Tudor, immenses, encore équipées de leurs âtres.
  • La chapelle royale au plafond bleu et or étoilé.
  • Les terres cuites de Giovanni da Maiano (médaillons d'empereurs) sur les murs de brique.
  • Les jardins (Pond Garden, jardins clos) et le labyrinthe.

Contes, légendes & anecdotes

On raconte que le fantôme de Catherine Howard, cinquième épouse d'Henri VIII, hante encore la « Galerie hantée » de Hampton Court : arrêtée pour adultère en 1541, elle se serait échappée de sa chambre pour courir supplier le roi dans la chapelle, avant d'être rattrapée par les gardes. Ses cris, dit-on, résonnent parfois encore. La légende dit assez combien ce palais fut le théâtre intime des drames du règne.

Sources

  1. 1.Wikipédia (en) — Hampton Court Palace
  2. 2.Historic England 1193127
  3. 3.Wikidata Q205666

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Fiche mise à jour le 25 septembre 2026

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