À voir
À Midhurst, dans le West Sussex, les ruines dorées de Cowdray House évoquent la splendeur perdue d'une des plus grandes demeures Tudor du sud de l'Angleterre. Fréquentée par les rois, tenue par une puissante famille catholique, elle fut le théâtre de fastes royaux avant qu'un incendie ne la réduise, en une nuit, à l'état de squelette de pierre.
Une demeure au faîte de la faveur royale
Bâtie à partir de 1520 environ (d'abord par Sir David Owen), Cowdray passa en 1529 à Sir William Fitzwilliam, futur comte de Southampton, puis aux Browne, vicomtes Montague, une famille catholique influente qui sut rester dans la faveur des souverains malgré sa foi. La demeure connut son apogée sous les Tudor : Henri VIII y séjourna à plusieurs reprises (1538, 1539, 1545), et Élisabeth Iʳᵉ y fut reçue en 1591 par de fastueux divertissements — banquets, chasses et spectacles allégoriques dignes d'une reine. C'est aussi à Cowdray que naquit, le 6 octobre 1573, Henry Wriothesley, 3ᵉ comte de Southampton, le mécène de Shakespeare et probable « fair youth » des Sonnets.
De la gloire aux ruines
La grande maison Tudor, avec sa porterie à trois étages et sa grande salle, resta l'une des demeures les plus admirées d'Angleterre jusqu'à la fin du XVIIIᵉ siècle. Le 24 septembre 1793, un incendie catastrophique la ravagea, la réduisant à l'état de ruine — désastre suivi peu après par la noyade du dernier vicomte Montague, ce qui alimenta la légende d'une « malédiction de Cowdray ». Restaurées et rouvertes au public en 2007, les ruines offrent aujourd'hui un émouvant témoignage de la magnificence Tudor. À voir : les ruines de la grande maison Tudor (classées Grade I), la porterie à trois étages, le site restauré ouvert au public.
Le saviez-vous ?
L'homme à qui Shakespeare dédia ses premiers poèmes est né dans ces murs : Henry Wriothesley, 3ᵉ comte de Southampton, vit le jour à Cowdray le 6 octobre 1573. Mécène du jeune dramaturge, il est le dédicataire de Vénus et Adoniset duViol de Lucrèce, et beaucoup voient en lui le mystérieux « fair youth » à qui sont adressés nombre des Sonnets.
Infos / repères
Cowdray House (ruines) se situe à Midhurst, West Sussex ; site géré par le Cowdray Heritage Trust, ouvert au public. Horaires saisonniers à vérifier.
Quiz
- Quels souverains fréquentèrent Cowdray ?
- Henri VIII et Élisabeth Iʳᵉ
- Seulement des rois normands
- Aucun
- Quel mécène de Shakespeare y naquit en 1573 ?
- Henry Wriothesley, comte de Southampton
- Francis Bacon
- Robert Dudley
- Qu'advint-il de Cowdray en 1793 ?
- Un incendie la réduisit en ruine
- Elle fut agrandie
- Elle devint un palais royal
Histoire
À Midhurst, dans le West Sussex, les ruines dorées de Cowdray House évoquent la splendeur perdue d'une des plus grandes demeures Tudor du sud de l'Angleterre. Fréquentée par les rois, tenue par une puissante famille catholique, elle fut le théâtre de fastes royaux avant qu'un incendie ne la réduise, en une nuit, à l'état de squelette de pierre.
Une demeure au faîte de la faveur royale
Bâtie à partir de 1520 environ (d'abord par Sir David Owen), Cowdray passa en 1529 à Sir William Fitzwilliam, futur comte de Southampton, puis aux Browne, vicomtes Montague, une famille catholique influente qui sut rester dans la faveur des souverains malgré sa foi. La demeure connut son apogée sous les Tudor : Henri VIII y séjourna à plusieurs reprises (1538, 1539, 1545), et Élisabeth Iʳᵉ y fut reçue en 1591 par de fastueux divertissements — banquets, chasses et spectacles allégoriques dignes d'une reine. C'est aussi à Cowdray que naquit, le 6 octobre 1573, Henry Wriothesley, 3ᵉ comte de Southampton, le mécène de Shakespeare et probable « fair youth » des Sonnets.
De la gloire aux ruines
La grande maison Tudor, avec sa porterie à trois étages et sa grande salle, resta l'une des demeures les plus admirées d'Angleterre jusqu'à la fin du XVIIIᵉ siècle. Le 24 septembre 1793, un incendie catastrophique la ravagea, la réduisant à l'état de ruine — désastre suivi peu après par la noyade du dernier vicomte Montague, ce qui alimenta la légende d'une « malédiction de Cowdray ». Restaurées et rouvertes au public en 2007, les ruines offrent aujourd'hui un émouvant témoignage de la magnificence Tudor. À voir : les ruines de la grande maison Tudor (classées Grade I), la porterie à trois étages, le site restauré ouvert au public.
Contes, légendes & anecdotes
L'homme à qui Shakespeare dédia ses premiers poèmes est né dans ces murs : Henry Wriothesley, 3ᵉ comte de Southampton, vit le jour à Cowdray le 6 octobre 1573. Mécène du jeune dramaturge, il est le dédicataire de Vénus et Adoniset duViol de Lucrèce, et beaucoup voient en lui le mystérieux « fair youth » à qui sont adressés nombre des Sonnets.
Sources
- 1.Wikipédia (en) — Cowdray House
- 2.Historic England 1277176
- 3.Wikidata Q5179634
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Fiche mise à jour le 26 septembre 2026


