Aucune représentation visuelle connue de l'illustre.
Contributions & œuvres
Fils aîné de peintre de Ludger tom Ring l'Ancien, Hermann tom Ring passe ses années de compagnonnage aux Pays-Bas avant de revenir à Münster vers 1544, où il peint alors son premier autoportrait. Il devient l'un des artistes les plus en vue de la ville : second maître de la guilde des peintres à partir de 1556, puis maître de 1569 jusqu'à sa mort. Son œuvre mêle portraits de notables et vastes compositions religieuses — ailes du maître-autel et figures des Évangélistes pour l'Überwasserkirche, triptyque du Jugement dernier, série de sibylles. Polyvalent comme son père, il conçoit aussi des cheminées, des pignons et des sculptures.
Anecdote mémorable
Sa première œuvre documentée est un autoportrait de 1544, peint à l'huile sur panneau de chêne au retour de ses années de voyage.
Influences reçues
Il est l'élève de son père, Ludger tom Ring l'Ancien, dans l'atelier familial de Münster. Ses années de compagnonnage aux Pays-Bas le confrontent à la peinture néerlandaise de son temps.
Influences exercées
À la tête de la guilde des peintres de Münster pendant près de trente ans, il forme et encadre la relève locale, et transmet l'atelier familial, où travaille aussi son frère Ludger le Jeune.
Importance historique
Hermann tom Ring incarne la figure du peintre urbain au service d'une cité : à Münster, il règne un demi-siècle sur la guilde et donne à la bourgeoisie et aux églises catholiques leurs images. Là est son audace : rester fidèle, après la tourmente anabaptiste et les débats de la Réforme, à la grande peinture d'autel catholique, tout en portant le portrait à un rare degré de présence et de dignité. La nuance tient à ce que, longtemps, son nom et celui de son frère cadet Ludger furent confondus, au point que la part de chacun dans les œuvres de l'atelier familial demeure parfois discutée. Ses tableaux sont conservés notamment au LWL-Museum de Münster et aux Bayerische Staatsgemäldesammlungen (Alte Pinakothek) de Munich.
