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✦ Illustre ✦

Eberhard Eberhard Baldewein

instruments scientifiques, mecanique de precision

1525–1593

Contributions & œuvres

Eberhard Baldewein n'est pas un sculpteur mais un mecanicien et faiseur d'instruments de cour. Au service du landgrave Guillaume IV de Hesse-Cassel, il realisa la Planetenuhr dite Wilhelmsuhr, horloge planetaire construite vers 1557-1562, qui figure le mouvement des planetes (Mercure, Venus, Mars, Jupiter, Saturne et la Lune) et compte parmi les machines celestes les plus ambitieuses de son temps. Dans son atelier de Marbourg, sous la direction du landgrave, fut produite entre 1563 et 1568 une seconde horloge planetaire, plus grande, commandee par l'electeur August de Saxe et conservee aujourd'hui au Mathematisch-Physikalischer Salon de Dresde. On lui doit aussi d'autres instruments de precision (globe celeste mu par une horloge, quadrant, sphere armillaire). Il travailla avec l'horloger Hans Bucher et l'ebeniste de caisse Hermann Diepel.

Anecdote mémorable

Tailleur de formation avant de devenir mecanicien de cour, Baldewein construisit des horloges qui representaient le ciel entier en mouvement. De ces machines celestes, quatre seulement subsistent aujourd'hui dans le monde, et deux proviennent de son atelier.

Influences reçues

Projet scientifique et astronomique du landgrave Guillaume IV de Hesse ; tradition horlogere et des instruments de precision du XVIe siecle.

Influences exercées

Horloges planetaires de Cassel et de Dresde comme jalons de l'instrument astronomique ; ancetres des planetariums ; rayonnement de l'atelier de Marbourg.

Importance historique

Baldewein illustre une facette souvent oubliee de la Renaissance : l'artiste de cour comme ingenieur du ciel. Tailleur de formation, devenu maitre d'oeuvre et mecanicien, il mit son savoir-faire au service du projet scientifique de Guillaume IV de Hesse, prince qui fit de Cassel le siege du premier observatoire d'Europe centrale, pourvu des instruments les plus modernes. Ses horloges planetaires ne sont pas de simples pendules mais des representations mobiles du cosmos, concues d'apres les donnees et les vues du landgrave : elles comptent parmi les plus anciens ancetres de nos planetariums. Aujourd'hui, seules quatre de ces machines celestes complexes subsistent au monde (Paris, Vienne, Dresde, Cassel), et deux sont sorties de son atelier. Ses dates de vie restent approximatives (naissance vers 1525-1530 a Marbourg, mort en 1593) et son prenom apparait aussi sous la forme Ebert. Rattache au volet allemand par les instruments conserves a Cassel, il temoigne de l'alliance entre art, mecanique et astronomie dans les cours du Saint-Empire.

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