Devant l'œuvre
Tournez autour de la cuve de la chaire et lisez-la comme une bande dessinée en pierre : chaque relief figure une Œuvre de miséricorde. Cherchez la scène de l'accueil de l'étranger : l'étranger y est représenté en pèlerin de Saint-Jacques, avec son bâton, sa gourde et la coquille sur son chapeau. Souvenez-vous que l'auteur, Hans Ruprecht Hoffmann, signera aussi la fontaine Saint-Pierre sur le marché voisin.
Symbolisme & lecture iconographique
En plaçant les Œuvres de miséricorde sous les yeux de l'assemblée, la chaire fait de la charité le prolongement concret de la parole prêchée. Le pèlerin de Compostelle, figure de l'étranger à accueillir, rappelle aussi la grande tradition des chemins de pèlerinage.
Analyse des émotions
Le programme des Œuvres de miséricorde touche par son humanité concrète : nourrir, accueillir, visiter. Les reliefs, par leurs visages expressifs, cherchent à émouvoir autant qu'à instruire.
Secrets & mystères
La chaire inaugure, à Trèves, un cycle d'œuvres de Hoffmann que l'on peut suivre de la nef de la cathédrale jusqu'au cœur de la ville : mettre côte à côte la chaire, la fontaine Saint-Pierre et l'autel de la Trinité, c'est lire l'évolution d'un même atelier sur près de trente ans.
Le saviez-vous ?
Pour figurer le devoir d'« accueillir l'étranger », Hoffmann a choisi un pèlerin de Compostelle en bonne et due forme, bourdon, calebasse et coquille : l'étranger par excellence du monde médiéval et moderne, le marcheur des grands chemins.
