À voir
Église Saint-Thomas de Leipzig
Que garde, de la Renaissance, l'église où Bach fut cantor ? Avant son âge musical, la Thomaskirche fut rebâtie en halle gothique tardif de 1482 à 1496, et son intérieur conserve une suite de dalles et d'épitaphes funéraires qui court de la fin du Moyen Âge au début du XVIIe siècle, mémoire de pierre de la noblesse et du conseil de Leipzig.
Ce qu'il faut voir
La nef, haute halle à trois vaisseaux consacrée en 1496, est l'écrin : c'est le dernier éclat du gothique saxon, contemporain de l'essor de la foire. Les monuments funéraires y jalonnent les murs et le sol. Sous la tribune sud, deux dalles du gothique finissant, celles du chevalier Hermann von Harras († 1451) et de Nickel Pflugk († 1482), rappellent la strate la plus ancienne. À côté d'elles, la couche Renaissance se déploie dans les épitaphes murales : celle de la famille Pistoris, parmi les plus notables, et, dans le bras nord, l'épitaphe du conseiller municipal Daniel Leicher (1612), qui clôt la période. Ces monuments, commandés par les lignages patriciens, importent le portrait et l'encadrement à l'antique dans un édifice encore tout gothique. L'orgue et la tombe de Bach, bien plus tardifs, ne doivent pas faire oublier cette strate du XVIe siècle, discrète mais continue, lisible pour qui longe les parois.
Histoire
Un couvent augustin existait sur le site dès le XIIIe siècle ; la nef actuelle fut reconstruite de 1482 à 1496, au moment où Leipzig s'affirmait comme place de foire et ville universitaire. Après l'introduction de la Réforme dans la ville en 1539, la Thomaskirche devint paroisse protestante, et c'est dans ce cadre que les familles dirigeantes continuèrent de s'y faire inhumer et commémorer : les dalles et épitaphes du XVIe et du début du XVIIe siècle témoignent de cette continuité, en même temps que du passage du langage gothique au langage Renaissance. L'église connut sa célébrité musicale au XVIIIe siècle avec le Thomanerchor et Johann Sebastian Bach, dont la dépouille repose aujourd'hui dans le chœur. Pour l'atlas, c'est la strate antérieure qui compte : celle d'une grande église bourgeoise où l'art funéraire de la Renaissance s'installa pièce à pièce, sans jamais effacer l'architecture gothique qui l'accueille. La Thomaskirche illustre ainsi, comme sa voisine Saint-Nicolas, la manière leipzigoise d'habiter un édifice ancien avec des formes nouvelles.
Histoire
Un couvent augustin existait sur le site dès le XIIIe siècle ; la nef actuelle fut reconstruite de 1482 à 1496, au moment où Leipzig s'affirmait comme place de foire et ville universitaire. Après l'introduction de la Réforme dans la ville en 1539, la Thomaskirche devint paroisse protestante, et c'est dans ce cadre que les familles dirigeantes continuèrent de s'y faire inhumer et commémorer : les dalles et épitaphes du XVIe et du début du XVIIe siècle témoignent de cette continuité, en même temps que du passage du langage gothique au langage Renaissance. L'église connut sa célébrité musicale au XVIIIe siècle avec le Thomanerchor et Johann Sebastian Bach, dont la dépouille repose aujourd'hui dans le chœur. Pour l'atlas, c'est la strate antérieure qui compte : celle d'une grande église bourgeoise où l'art funéraire de la Renaissance s'installa pièce à pièce, sans jamais effacer l'architecture gothique qui l'accueille. La Thomaskirche illustre ainsi, comme sa voisine Saint-Nicolas, la manière leipzigoise d'habiter un édifice ancien avec des formes nouvelles.
Sources
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
