À voir
Église Saint-Nicolas de Leipzig
Pourquoi l'église Saint-Nicolas, la plus ancienne de Leipzig, figure-t-elle à l'atlas de la Renaissance ? Parce que sa grande nef, reconstruite en halle gothique tardif au tournant des XVe et XVIe siècles, devint le théâtre de l'introduction de la Réforme en 1539, et qu'elle conserve de ce siècle une série d'épitaphes funéraires qui comptent parmi les premiers portraits sculptés à l'antique de la ville.
Ce qu'il faut voir
L'intérieur néoclassique aux palmiers de stuc, célèbre, date du XVIIIe siècle et ne doit pas tromper : il recouvre une structure du gothique tardif, élevée quand l'argent de l'Erzgebirge enrichissait Leipzig et sa foire. La matière Renaissance se cherche dans les monuments funéraires. Le plus ancien tombeau conservé d'après la Réforme est dû au sculpteur de cour Hans Schenck, pour le conseiller électoral Thomas Matthias : type nouveau du monument protestant, qui remplace l'image de dévotion par le portrait et l'inscription. L'épitaphe de Gregor Bagius en est le pendant : elle est dominée par un relief du défunt grandeur nature, vêtu à la mode Renaissance, accompagné d'un programme d'allégories. On y voit à l'œuvre ce que la Réforme a fait de l'art funéraire : non plus prier pour l'âme, mais commémorer la personne et proclamer sa foi. Le chœur conserve par ailleurs le Niedergräfenhainer Altar, un retable sculpté de 1510 acquis au XXe siècle, témoin du gothique finissant.
Histoire
Fondée vers 1165 au carrefour des routes marchandes, l'église Saint-Nicolas fut au XVe et au XVIe siècle entièrement reconstruite en halle à trois vaisseaux, à mesure que Leipzig prospérait. Le 25 mai 1539, la Réforme y fut officiellement introduite par des prédications, événement qui fit de l'édifice l'un des lieux fondateurs du protestantisme saxon après la mort du duc Georges le Barbu, resté catholique. C'est dans ce contexte que s'épanouit la série d'épitaphes du XVIe siècle, commandées par les conseillers et les notables de la ville à des sculpteurs réputés comme Hans Schenck. Devenue, bien plus tard, l'un des foyers de la révolution pacifique de 1989, l'église Saint-Nicolas garde, sous sa parure du XVIIIe siècle, cette strate Renaissance discrète mais réelle. Pour l'atlas, elle vaut comme un témoin de la manière dont une grande ville commerçante traduisit la Réforme dans son art funéraire, au moment même où elle adoptait la nouvelle confession.
Histoire
Fondée vers 1165 au carrefour des routes marchandes, l'église Saint-Nicolas fut au XVe et au XVIe siècle entièrement reconstruite en halle à trois vaisseaux, à mesure que Leipzig prospérait. Le 25 mai 1539, la Réforme y fut officiellement introduite par des prédications, événement qui fit de l'édifice l'un des lieux fondateurs du protestantisme saxon après la mort du duc Georges le Barbu, resté catholique. C'est dans ce contexte que s'épanouit la série d'épitaphes du XVIe siècle, commandées par les conseillers et les notables de la ville à des sculpteurs réputés comme Hans Schenck. Devenue, bien plus tard, l'un des foyers de la révolution pacifique de 1989, l'église Saint-Nicolas garde, sous sa parure du XVIIIe siècle, cette strate Renaissance discrète mais réelle. Pour l'atlas, elle vaut comme un témoin de la manière dont une grande ville commerçante traduisit la Réforme dans son art funéraire, au moment même où elle adoptait la nouvelle confession.
Sources
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
