À voir
Église de la Sainte-Trinité
Plus ancien édifice de Bayreuth, la Stadtkirche « Heilig Dreifaltigkeit » devint, lorsque les margraves de Hohenzollern transférèrent en 1603 leur résidence de Kulmbach à Bayreuth, l'église de cour, la nécropole de la dynastie et l'église principale de la principauté. Elle conserve de cette montée en dignité un retable Renaissance et plusieurs épitaphes du premier âge moderne.
Ce qu'il faut voir
L'église gothique, aux deux tours couvertes d'ardoise, fut commencée en 1375 ; après l'incendie de la ville en mars 1605, elle fut rebâtie d'après les anciens plans, dans le style gothique. Parmi les trésors d'art figurent le grand retable Renaissance (Renaissance-Hochaltar) et l'épitaphe dite « Küffnersche Epitaph », auxquels s'ajoutent plusieurs épitaphes et peintures du début de l'époque moderne. Ces œuvres funéraires et le mobilier traduisent le moment où une église paroissiale se transforme en écrin dynastique : on y célèbre, on y enterre, on y affirme le rang d'une maison princière. Le sous-sol abrite la crypte des margraves (Markgrafengruft), où reposent, entre 1620 et 1734, vingt-six membres de la famille de Brandebourg-Bayreuth — phase qui déborde notre période mais découle directement du choix de 1603.
Histoire
Le transfert de la résidence margraviale de Kulmbach à Bayreuth en 1603 est l'événement qui fait entrer la Stadtkirche dans l'histoire de la Renaissance princière : l'église, jusque-là simple paroissiale, devient le cœur religieux d'une capitale. L'incendie de 1605 et la reconstruction qui suivit se placent exactement à ce tournant, et le retable Renaissance en est le témoin mobilier. La constitution de la nécropole dynastique, à partir de 1620, prolonge ce rôle : Bayreuth se dote, comme toute cour qui se respecte, d'un lieu de mémoire où la lignée se donne à voir dans la pierre. Pour l'atlas, l'église vaut par cette fonction de cour et par son mobilier Renaissance, plutôt que par une architecture neuve — l'édifice, gothique et reconstruit à l'identique après 1605, illustre une fois encore la Renaissance franconienne qui s'exprime d'abord par l'ameublement et l'usage dynastique.
Histoire
Le transfert de la résidence margraviale de Kulmbach à Bayreuth en 1603 est l'événement qui fait entrer la Stadtkirche dans l'histoire de la Renaissance princière : l'église, jusque-là simple paroissiale, devient le cœur religieux d'une capitale. L'incendie de 1605 et la reconstruction qui suivit se placent exactement à ce tournant, et le retable Renaissance en est le témoin mobilier. La constitution de la nécropole dynastique, à partir de 1620, prolonge ce rôle : Bayreuth se dote, comme toute cour qui se respecte, d'un lieu de mémoire où la lignée se donne à voir dans la pierre. Pour l'atlas, l'église vaut par cette fonction de cour et par son mobilier Renaissance, plutôt que par une architecture neuve — l'édifice, gothique et reconstruit à l'identique après 1605, illustre une fois encore la Renaissance franconienne qui s'exprime d'abord par l'ameublement et l'usage dynastique.
Sources
Votre avis nous dit quoi améliorer : les photos, le texte, la position.
Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
