À voir
Au bord de l'Oudeschans, une tour ronde de brique se mire dans l'eau, surmontée d'un gracieux lanternon de bois : la Montelbaanstoren. Elle résume la mue d'Amsterdam au XVIe siècle — d'une ville qui se défend à une ville qui s'orne.
Une tour de guet contre les Gueldrois
La tour basse fut bâtie en 1516 dans l'enceinte de la ville, pour surveiller le port et le chantier naval du Lastage. Le souvenir était frais : en 1512, les troupes de Charles de Gueldre avaient attaqué Amsterdam et incendié ce faubourg. La tour ronde, trapue, est d'abord une pièce de fortification, sans ornement.
Le lanternon d'Hendrick de Keyser
En 1606, la ville commanda à Hendrick de Keyser de coiffer la vieille tour d'un couronnement : un élégant lanternon de bois à huit pans, avec horloge et flèche effilée. En un geste, la tour militaire devient un ornement du paysage urbain, dans le goût de la Renaissance hollandaise. Mais l'ouvrage se mit à pencher dès 1610 ; on le redressa à la force des cordes et des hommes, sans jamais le corriger tout à fait. Les bateliers l'avaient surnommée « Malle Jaap » (Jacques le Fou), car son horloge sonnait à tort et à travers. À voir : le contraste tour de brique / lanternon de bois, le reflet dans l'Oudeschans.
Le saviez-vous ?
Son nom vient d'une menace : le duc d'Albe, gouverneur espagnol, avait projeté d'englober la tour dans un château pour tenir la ville rebelle — un « Monte Albano ». Le château ne fut jamais bâti, mais le nom du projet resta, déformé au fil du temps en « Montelbaanstoren ». La tour porte donc le souvenir d'une citadelle qui n'exista jamais.
Infos / repères
La Montelbaanstoren se dresse sur l'Oudeschans, près du Nieuwmarkt ; Rijksmonument (classée en 1970).
Histoire
Au bord de l'Oudeschans, une tour ronde de brique se mire dans l'eau, surmontée d'un gracieux lanternon de bois : la Montelbaanstoren. Elle résume la mue d'Amsterdam au XVIe siècle — d'une ville qui se défend à une ville qui s'orne.
Une tour de guet contre les Gueldrois
La tour basse fut bâtie en 1516 dans l'enceinte de la ville, pour surveiller le port et le chantier naval du Lastage. Le souvenir était frais : en 1512, les troupes de Charles de Gueldre avaient attaqué Amsterdam et incendié ce faubourg. La tour ronde, trapue, est d'abord une pièce de fortification, sans ornement.
Le lanternon d'Hendrick de Keyser
En 1606, la ville commanda à Hendrick de Keyser de coiffer la vieille tour d'un couronnement : un élégant lanternon de bois à huit pans, avec horloge et flèche effilée. En un geste, la tour militaire devient un ornement du paysage urbain, dans le goût de la Renaissance hollandaise. Mais l'ouvrage se mit à pencher dès 1610 ; on le redressa à la force des cordes et des hommes, sans jamais le corriger tout à fait. Les bateliers l'avaient surnommée « Malle Jaap » (Jacques le Fou), car son horloge sonnait à tort et à travers. À voir : le contraste tour de brique / lanternon de bois, le reflet dans l'Oudeschans.
Infos / repères
La Montelbaanstoren se dresse sur l'Oudeschans, près du Nieuwmarkt ; Rijksmonument (classée en 1970).
Contes, légendes & anecdotes
Son nom vient d'une menace : le duc d'Albe, gouverneur espagnol, avait projeté d'englober la tour dans un château pour tenir la ville rebelle — un « Monte Albano ». Le château ne fut jamais bâti, mais le nom du projet resta, déformé au fil du temps en « Montelbaanstoren ». La tour porte donc le souvenir d'une citadelle qui n'exista jamais.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026





