À voir
Cathédrale Sainte-Marie de Havelberg
Le Dom de Havelberg est-il un édifice Renaissance ? Non : c'est une cathédrale d'origine romane, consacrée en 1170 et reconstruite en gothique, célèbre pour son jubé médiéval. Mais son intérieur conserve des fonts baptismaux de 1588 et un épitaphe de la fin du XVIe siècle qui l'inscrivent, par son ameublement, dans le siècle de la Renaissance.
Ce qu'il faut voir
L'édifice frappe d'abord par ses éléments médiévaux : le noyau roman, la basilique gothique et le célèbre jubé aux reliefs de vers 1400, qui appartiennent à des siècles antérieurs. La couche Renaissance se cherche dans le mobilier. Les fonts baptismaux, datés de 1588, en sont le témoin le plus net : œuvre de pierre du goût du temps, installée après l'adoption de la Réforme. Un épitaphe dynastique, de la fin du XVIe ou du tout début du XVIIe siècle, présente dans son état d'origine deux figures, des boiseries finement sculptées, une quinzaine d'écus familiaux et des images de l'administrateur Auguste et de son épouse Frédérique von Möllendorff avec leurs enfants ; il fut offert par son fils en mémoire du père. Enfin, la cathédrale et son cloître réunissent soixante-trois dalles de grès figurant évêques, prévôts et chanoines du chapitre et leurs familles, échelonnées du XIIIe au XVIIIe siècle : parmi elles, celles du XVIe siècle marquent, là encore, le passage au vocabulaire Renaissance. Le grand autel (1700) et la chaire (1693) sont baroques et sortent de la période.
Histoire
Siège épiscopal fondé au Xe siècle, Havelberg reçut sa cathédrale romane, consacrée en 1170, puis une refonte gothique de 1279 à 1330. Le diocèse, aux marges orientales de l'Empire, adopta la Réforme au XVIe siècle, et la cathédrale passa à un chapitre protestant administré par des princes séculiers : c'est à ce nouveau régime que l'on doit les fonts de 1588 et l'épitaphe dynastique, commandes caractéristiques d'une collégiale réformée qui continue d'honorer ses dignitaires. Les dalles funéraires, elles, forment une série continue sur cinq siècles, précieux conservatoire de l'art funéraire régional. Pour l'atlas, Havelberg illustre une fois de plus la règle de l'aire : une grande architecture d'avant la période, dont l'intérêt pour le XVIe siècle tient à quelques pièces d'ameublement datées et à la strate Renaissance de ses monuments funéraires, à distinguer soigneusement du riche patrimoine médiéval qui domine l'édifice.
Histoire
Siège épiscopal fondé au Xe siècle, Havelberg reçut sa cathédrale romane, consacrée en 1170, puis une refonte gothique de 1279 à 1330. Le diocèse, aux marges orientales de l'Empire, adopta la Réforme au XVIe siècle, et la cathédrale passa à un chapitre protestant administré par des princes séculiers : c'est à ce nouveau régime que l'on doit les fonts de 1588 et l'épitaphe dynastique, commandes caractéristiques d'une collégiale réformée qui continue d'honorer ses dignitaires. Les dalles funéraires, elles, forment une série continue sur cinq siècles, précieux conservatoire de l'art funéraire régional. Pour l'atlas, Havelberg illustre une fois de plus la règle de l'aire : une grande architecture d'avant la période, dont l'intérêt pour le XVIe siècle tient à quelques pièces d'ameublement datées et à la strate Renaissance de ses monuments funéraires, à distinguer soigneusement du riche patrimoine médiéval qui domine l'édifice.
Sources
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
