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✦ Sculpture ✦

Tombeau impérial d'Henri II et de Cunégonde

Tilman Riemenschneider (et atelier)

1499-1513·calcaire sculpté (pierre de Solnhofen), tumba, L. 241 cm·Cathédrale de Bamberg (Bamberger Dom), nef centrale, in situ

Devant l'œuvre

Faites le tour de la tumba dans le sens horaire pour lire les cinq scènes comme une bande dessinée de la légende : guérison de la maladie de la pierre, pesée de l'âme, mort d'Henri, construction de l'église, épreuve des socs. Rappelez que Riemenschneider fut, pour cette œuvre, le mieux payé de sa carrière.

Symbolisme & lecture iconographique

Le gisant double proclame la sainteté d'un pouvoir temporel : Henri, fondateur de l'évêché de Bamberg, et Cunégonde reposent couronnés, sceptre en main, mais les reliefs latéraux déplacent l'accent du trône vers l'âme et la charité. La pesée de l'âme et l'épreuve des socs transforment la tombe en plaidoyer pour le salut.

Analyse des émotions

La gravité des visages, la retenue des mains croisées et le drapé profond installent une paix méditative plutôt qu'un triomphe. On ressent moins la gloire d'un empereur que l'attente tranquille de la résurrection.

Secrets & mystères

Un relief montre l'impératrice marchant pieds nus sur des socs de charrue rougis au feu pour prouver sa fidélité : une ordalie médiévale mise en pierre. Un autre figure des ouvriers mécontents sur le chantier de l'église, détail social rare sur un monument impérial.

Le saviez-vous ?

Riemenschneider reçut au moins 307 florins pour ce tombeau, la rémunération la plus élevée de toute sa carrière. Déplacé plusieurs fois dans la cathédrale, le monument n'a trouvé sa place actuelle, à l'extrémité est de la nef centrale, qu'en 1971.

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