Contexte économique, social et religieux
À voir : dans le chœur de Holy Trinity, à quelques pas du monument de Shakespeare, un gentilhomme repose sur le dos, mains jointes, sous un dais cintré porté par des colonnes corinthiennes. C'est John Combe, l'un des hommes les plus riches de Stratford — propriétaire terrien et prêteur d'argent — mort en 1614. Son testament exigeait une tombe de soixante livres, dressée dans l'année : le résultat est ce coffre d'albâtre soigné, encadré d'obélisques et couronné d'un panneau armorié. Regardez la qualité du drapé et du visage : la même main que celle du buste de Shakespeare, car l'ouvrage est attribué à Gerard Johnson le Jeune, de l'atelier de Southwark, qui réalisa aussi le célèbre monument du poète tout proche. Deux voisins de pierre, façonnés par le même ciseau.
Le saviez-vous ?
John Combe était l'ami de Shakespeare, qui lui légua cinq livres dans son propre testament. La tradition attribue même au dramaturge une épitaphe moqueuse sur l'usure de Combe — un pied de nez posthume entre amis, dont l'authenticité reste discutée.

