À voir
Hôtel de ville d'Oschatz
Sur le marché neuf d'Oschatz, l'hôtel de ville garde la mémoire d'un ambitieux agrandissement Renaissance mené de 1538 à 1546 par le maître d'œuvre dresdois Bastian Krämer. Ravagé par l'incendie de 1842, l'édifice fut relevé en style néo-Renaissance par Gottfried Semper ; mais plusieurs éléments du XVIe siècle, dont une salle du conseil de 1595, ont survécu.
Ce qu'il faut voir
Il faut lire Oschatz comme un édifice stratifié. Le bâtiment actuel, à pignon finement articulé et à élancée tour d'horloge, est une reconstruction de Semper après le feu de 1842 — façade néo-Renaissance posée sur un noyau ancien. L'élément le plus parlant du temps est l'escalier extérieur, du côté du pignon, qui conduit à une plateforme (la « Büttelkanzel ») d'où les conseillers nouvellement élus devaient se présenter aux citoyens : sa balustrade porte des portraits en relief du duc Georges le Barbu, grand soutien du chantier, et de son épouse Barbara, princesse de Pologne. À l'intérieur, la salle du conseil (Ratsstube) de 1595, renouvelée en 1619 puis aux siècles suivants, conserve l'esprit de la demeure civique Renaissance. On regarde donc ici moins une façade qu'un faisceau de témoins survivants.
Histoire
Un premier hôtel de ville fut établi en 1477 dans une maison bourgeoise achetée au marché ; soixante ans plus tard, on le démolit pour l'agrandir substantiellement, de 1538 à 1546, selon les plans de Bastian Krämer, dans le style de la Renaissance. Le duc Georges le Barbu, dernier défenseur catholique de la Saxe albertine, soutint financièrement l'entreprise, d'où sa présence sculptée sur l'escalier. Les incendies urbains de 1616 et surtout de 1842 endommagèrent gravement le bâtiment, reconstruit après le second par le célèbre architecte Gottfried Semper. Pour l'atlas, Oschatz illustre un cas fréquent en Saxe : celui d'une Renaissance civique partiellement perdue par le feu et reprise au XIXe siècle dans le même esprit, dont subsistent toutefois des fragments datés — la salle de 1595, les reliefs ducaux — qui attestent l'ambition du XVIe siècle.
Histoire
Un premier hôtel de ville fut établi en 1477 dans une maison bourgeoise achetée au marché ; soixante ans plus tard, on le démolit pour l'agrandir substantiellement, de 1538 à 1546, selon les plans de Bastian Krämer, dans le style de la Renaissance. Le duc Georges le Barbu, dernier défenseur catholique de la Saxe albertine, soutint financièrement l'entreprise, d'où sa présence sculptée sur l'escalier. Les incendies urbains de 1616 et surtout de 1842 endommagèrent gravement le bâtiment, reconstruit après le second par le célèbre architecte Gottfried Semper. Pour l'atlas, Oschatz illustre un cas fréquent en Saxe : celui d'une Renaissance civique partiellement perdue par le feu et reprise au XIXe siècle dans le même esprit, dont subsistent toutefois des fragments datés — la salle de 1595, les reliefs ducaux — qui attestent l'ambition du XVIe siècle.
Sources
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
