À voir
Au bout de la Grand-Place de Nimègue, un porche voûté vous aspire hors du vacarme des étals pour vous déposer sur le parvis de la collégiale Saint-Étienne. Ce n'est pas une simple ruelle : c'est une porte d'apparat, bâtie en 1542-1545 à l'emplacement d'une halle aux draps, pour que le marchand comme le fidèle passent d'un monde à l'autre en un seul pas. Regardez comme le passage cadre l'église au fond, tel un tableau : rien n'est laissé au hasard.
Levez la tête vers le pignon. En 1605, la ville confie sa refonte à Hans Vredeman de Vries, le grand ordonnateur flamand des façades Renaissance, dont les recueils gravés ont habillé toute l'Europe du Nord. Il empile pilastres, volutes et obélisques dans cette grammaire savante qui fait rimer l'architecture avec la géométrie. Le grès clair y dessine des lignes nettes sur la brique : c'est le vocabulaire neuf du siècle, greffé sur des ossatures encore gothiques.
À voir : la mise en perspective de la collégiale depuis le porche ; le pignon de 1605 et ses obélisques ; le contraste grès clair / brique.
Le saviez-vous ?
Le porche a mené une double vie. Dès 1609 il abrite la guilde des chirurgiens, puis sert de faculté de médecine entre 1656 et 1678 — on y disséquait à deux pas des étals de viande. Et sa renommée a passé les frontières : une réplique en fut dressée à Amsterdam en 1895 pour l'Exposition universelle.
Infos / repères
- Localisation : Sint-Stevenskerkhof, contre la Grote Markt, Nimègue.
- Épargné par le bombardement du 22 février 1944 qui ravagea le centre ; restauré en 1886 (J. J. Weve).
- Statut : Rijksmonument n°31129.
Histoire
Au bout de la Grand-Place de Nimègue, un porche voûté vous aspire hors du vacarme des étals pour vous déposer sur le parvis de la collégiale Saint-Étienne. Ce n'est pas une simple ruelle : c'est une porte d'apparat, bâtie en 1542-1545 à l'emplacement d'une halle aux draps, pour que le marchand comme le fidèle passent d'un monde à l'autre en un seul pas. Regardez comme le passage cadre l'église au fond, tel un tableau : rien n'est laissé au hasard.
Levez la tête vers le pignon. En 1605, la ville confie sa refonte à Hans Vredeman de Vries, le grand ordonnateur flamand des façades Renaissance, dont les recueils gravés ont habillé toute l'Europe du Nord. Il empile pilastres, volutes et obélisques dans cette grammaire savante qui fait rimer l'architecture avec la géométrie. Le grès clair y dessine des lignes nettes sur la brique : c'est le vocabulaire neuf du siècle, greffé sur des ossatures encore gothiques.
À voir : la mise en perspective de la collégiale depuis le porche ; le pignon de 1605 et ses obélisques ; le contraste grès clair / brique.
Infos / repères
- Localisation : Sint-Stevenskerkhof, contre la Grote Markt, Nimègue.
- Épargné par le bombardement du 22 février 1944 qui ravagea le centre ; restauré en 1886 (J. J. Weve).
- Statut : Rijksmonument n°31129.
Contes, légendes & anecdotes
Le porche a mené une double vie. Dès 1609 il abrite la guilde des chirurgiens, puis sert de faculté de médecine entre 1656 et 1678 — on y disséquait à deux pas des étals de viande. Et sa renommée a passé les frontières : une réplique en fut dressée à Amsterdam en 1895 pour l'Exposition universelle.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026




