À voir
La Grote Kerk de Breda est massivement gothique — une croix brabançonne élevée de 1410 à 1547 par Jan II Keldermans. Mais derrière le chœur, dans la chapelle funéraire des Nassau, quelque chose de radicalement neuf s'est glissé au tout début du XVIᵉ siècle. Vers 1520-1525, le comte Henri III de Nassau, revenu de ses voyages en Europe du Sud aux côtés de Charles Quint, fait aménager la Prinsenkapel. Il y appelle un artiste italien, Tommaso Vincidor da Bologna, élève de Raphaël. En 1533, les voûtes se couvrent de peintures : la Renaissance italienne vient d'entrer aux Pays-Bas, parmi ses tout premiers exemples au nord des Alpes.
Au centre, le praalgraf : le tombeau d'apparat d'Engelbrecht II de Nassau et de son épouse Cimburga de Bade, élevé de 1531 à 1538 en albâtre. Regardez qui porte la dalle funéraire : quatre héros de l'Antiquité — dont César et Hannibal — agenouillés en armure, soutenant le gisant. Ce dialogue entre un chevalier bourguignon et les grands capitaines antiques est tout l'esprit de la Renaissance : mesurer les morts illustres d'aujourd'hui à l'aune des héros d'hier.
À voir : les voûtes peintes de la Prinsenkapel (1533, Vincidor) ; le praalgraf d'Engelbrecht II et ses porteurs antiques (César, Hannibal) ; le triptyque « L'Invention de la Vraie Croix » de Jan van Scorel (v. 1542).
Le saviez-vous ?
Le même Tommaso Vincidor travaillait alors, tout près, à transformer le château de Breda en palais Renaissance à l'italienne pour Henri III. Chapelle et château furent le laboratoire d'où la Renaissance italienne rayonna vers le reste des Pays-Bas — raison pour laquelle le château reste, lui, un « premier plan » réservé.
Infos / repères
Kerkplein, Breda. Édifice religieux, Rijksmonument n° 10305. Église gothique brabançonne ; chapelle et tombeaux = noyau Renaissance daté. La nécropole des Nassau, ancêtres de la maison d'Orange-Nassau.
Histoire
La Grote Kerk de Breda est massivement gothique — une croix brabançonne élevée de 1410 à 1547 par Jan II Keldermans. Mais derrière le chœur, dans la chapelle funéraire des Nassau, quelque chose de radicalement neuf s'est glissé au tout début du XVIᵉ siècle. Vers 1520-1525, le comte Henri III de Nassau, revenu de ses voyages en Europe du Sud aux côtés de Charles Quint, fait aménager la Prinsenkapel. Il y appelle un artiste italien, Tommaso Vincidor da Bologna, élève de Raphaël. En 1533, les voûtes se couvrent de peintures : la Renaissance italienne vient d'entrer aux Pays-Bas, parmi ses tout premiers exemples au nord des Alpes.
Au centre, le praalgraf : le tombeau d'apparat d'Engelbrecht II de Nassau et de son épouse Cimburga de Bade, élevé de 1531 à 1538 en albâtre. Regardez qui porte la dalle funéraire : quatre héros de l'Antiquité — dont César et Hannibal — agenouillés en armure, soutenant le gisant. Ce dialogue entre un chevalier bourguignon et les grands capitaines antiques est tout l'esprit de la Renaissance : mesurer les morts illustres d'aujourd'hui à l'aune des héros d'hier.
À voir : les voûtes peintes de la Prinsenkapel (1533, Vincidor) ; le praalgraf d'Engelbrecht II et ses porteurs antiques (César, Hannibal) ; le triptyque « L'Invention de la Vraie Croix » de Jan van Scorel (v. 1542).
Infos / repères
Kerkplein, Breda. Édifice religieux, Rijksmonument n° 10305. Église gothique brabançonne ; chapelle et tombeaux = noyau Renaissance daté. La nécropole des Nassau, ancêtres de la maison d'Orange-Nassau.
Contes, légendes & anecdotes
Le même Tommaso Vincidor travaillait alors, tout près, à transformer le château de Breda en palais Renaissance à l'italienne pour Henri III. Chapelle et château furent le laboratoire d'où la Renaissance italienne rayonna vers le reste des Pays-Bas — raison pour laquelle le château reste, lui, un « premier plan » réservé.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026





