À voir
Cathédrale Sainte-Marie de Zwickau
Que voir dans la grande église de Zwickau, élevée au rang de cathédrale en 1935 ? Un ensemble d'œuvres qui enjambe la charnière du gothique et de la Renaissance : un maître-autel du Nurembergeois Michael Wolgemut daté de 1479, un Saint-Sépulcre de 1507, une Pietà de Peter Breuer et une chaire des années 1538, réunis dans une halle du gothique tardif.
Ce qu'il faut voir
Le maître-autel, retable à volets multiples de Michael Wolgemut livré en 1479, est l'une des pièces maîtresses : ce maître nurembergeois, chez qui le jeune Dürer fit son apprentissage, marque le sommet de la peinture d'autel du gothique finissant, juste avant la Renaissance. Le Saint-Sépulcre (Heiliges Grab) de Michael Heuffner, de 1507, prolonge cette veine tardive. La Pietà de Peter Breuer, principal sculpteur saxon sur bois, est exposée depuis 1502 : son expressivité annonce déjà un art nouveau. La chaire et les fonts baptismaux, vers 1538, dus à Paul Speck, appartiennent pleinement à la première Renaissance et répondent, comme à Sainte-Catherine voisine, aux besoins du culte protestant. La voûte à réseau de nervures, élevée entre 1536 et 1565, couronne l'ensemble ; le haut clocher baroque de 1672 est postérieur et ne concerne pas la période.
Histoire
Née vers 1180 comme église-halle romane, Sainte-Marie fut reconstruite de 1453 à 1563 en halle gothique tardif à trois vaisseaux, sous la direction du tailleur de pierre Peter Heierliß : son chantier, long d'un siècle, traverse donc toute la première Renaissance et la Réforme. Zwickau, enrichie par l'argent de l'Erzgebirge, put commander dès 1479 un retable à l'atelier de Wolgemut à Nuremberg, signe de ses liens avec la grande métropole artistique de l'Empire. En 1520-1521, Thomas Müntzer prêcha dans la ville, et l'église adopta le culte protestant : la chaire de Speck et les fonts en portent la marque. Élevée au rang de cathédrale (Dom) en 1935, pour le 800e anniversaire de la cité, elle a conservé cet exceptionnel ensemble d'œuvres échelonnées de 1479 aux années 1560. Pour l'atlas, Sainte-Marie de Zwickau est l'un des meilleurs lieux de l'aire pour lire, en un seul édifice, le glissement du gothique tardif vers la Renaissance.
Histoire
Née vers 1180 comme église-halle romane, Sainte-Marie fut reconstruite de 1453 à 1563 en halle gothique tardif à trois vaisseaux, sous la direction du tailleur de pierre Peter Heierliß : son chantier, long d'un siècle, traverse donc toute la première Renaissance et la Réforme. Zwickau, enrichie par l'argent de l'Erzgebirge, put commander dès 1479 un retable à l'atelier de Wolgemut à Nuremberg, signe de ses liens avec la grande métropole artistique de l'Empire. En 1520-1521, Thomas Müntzer prêcha dans la ville, et l'église adopta le culte protestant : la chaire de Speck et les fonts en portent la marque. Élevée au rang de cathédrale (Dom) en 1935, pour le 800e anniversaire de la cité, elle a conservé cet exceptionnel ensemble d'œuvres échelonnées de 1479 aux années 1560. Pour l'atlas, Sainte-Marie de Zwickau est l'un des meilleurs lieux de l'aire pour lire, en un seul édifice, le glissement du gothique tardif vers la Renaissance.
Sources
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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026
