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✦ Monument ✦

Le château de Göppingen

Château / Demeure·Göppingen

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À voir

Suivez le médecin qui vante au duc les eaux de Göppingen. Si ce château existe, c'est d'abord parce que Christoph de Wurtemberg vint se soigner au Sauerbrunnen, la source minérale de la ville, et en repartit guéri : résidence, relais de chasse et lieu de cure sous un même toit. Pendant qu'on prescrit la fontaine et le repos, le tailleur de pierre Hans Neu enroule sous l'escalier de la tour une treille de pierre où se cachent treize bêtes — des oiseaux, un ours, un sanglier. Au pays du vin, cette vigne sculptée dit l'abondance et la santé retrouvée ; et à chacun son escalier, car la noblesse monte par la Rebenstiege, les valets par l'escalier d'argent.# Le château de GöppingenAu pied du Hohenstaufen, dans la ville de Göppingen, se dresse un château Renaissance à quatre ailes, bâti de 1550 à 1568 pour le duc Christoph de Wurtemberg. Son trésor se cache dans une tour d'angle : la Rebenstiege, un escalier en vis dont la voûte, sculptée en 1562, se couvre de pampres de pierre où grimpent treize animaux. C'est l'un des chefs-d'œuvre de la taille de pierre Renaissance en Allemagne du Sud.

Ce qu'il faut regarder

Montez la Rebenstiege, l'« escalier aux vignes », dans la tour sud-ouest. Levez les yeux sous les marches : la face inférieure de la vis — 71 des 79 degrés — est entièrement sculptée d'un entrelacs de feuilles et de grappes, une treille de pierre qui s'enroule avec l'escalier. Cherchez-y les animaux cachés : treize bêtes se glissent dans les pampres — des oiseaux, un ours, un sanglier. L'œuvre est signée Hans Neu, tailleur de pierre de Göppingen, et témoigne d'une virtuosité rare pour un chantier de province.

Dans la cour, deux autres montées se distinguent : la Rebenstiege était réservée à la noblesse ; une autre, dite Silbertreppe (« escalier d'argent »), servait au personnel à porter l'argenterie de table. Au-dessus du portail de la tour, les armes de Wurtemberg marquent la propriété ducale. L'édifice forme un quadrilatère régulier autour d'une cour, scandé de tours d'escalier d'angle.

Histoire

Göppingen possédait un château d'eau médiéval, mentionné dès 1455. Christoph de Wurtemberg décide d'y élever une résidence neuve après un séjour aux sources minérales de la ville, qui l'avait guéri — un château de cure autant que de pouvoir. Le chantier, de 1550 à 1568, est dirigé par Aberlin Tretsch, le maître d'œuvre du Vieux Château de Stuttgart, qui applique ici le même langage régulier et clair.

Un détail relie le château à l'histoire profonde du pays : une partie de ses pierres de taille proviendrait de la forteresse de Hohenstaufen, le berceau de la dynastie impériale des Staufen, détruite lors de la guerre des Paysans de 1525. La Renaissance de Göppingen s'élève ainsi, en partie, des ruines d'un monde féodal englouti — le palais du prince moderne bâti dans les débris du château des empereurs.

Göppingen vivait aussi de ses eaux. La ville possédait depuis le Moyen Âge une source minérale réputée, le Sauerbrunnen, et c'est après une cure heureuse que le duc décida d'y bâtir. Résidence, relais de chasse et lieu de villégiature thermale se confondaient donc sous un même toit. Le château sert aujourd'hui de siège au tribunal d'instance ; restauré depuis 2002, il a gardé l'intégralité de sa Rebenstiege, pièce que l'on vient voir de loin.

Symboles et secrets

La vigne n'est pas un ornement gratuit. Dans la tradition chrétienne, le cep et les grappes évoquent l'abondance, la vie, l'eucharistie ; déployer une treille entière sous un escalier de prince, c'est placer la demeure sous le signe de la fécondité — et, dans un pays de vignobles comme le Wurtemberg, célébrer aussi la richesse bien réelle du coteau et du pressoir. Et les animaux cachés dans les pampres relèvent d'un jeu cher à la Renaissance : il faut chercher, lever les yeux, découvrir — le décor récompense le regard attentif. La hiérarchie des escaliers, enfin, dit tout d'une cour : à chacun sa montée, selon son rang.

Pourquoi ce lieu compte

Parce que la Rebenstiege est l'une des plus belles réalisations de la sculpture ornementale Renaissance au sud de l'Allemagne, et qu'elle montre le talent d'un maître local, Hans Neu, à la hauteur des grands chantiers de cour. Göppingen prolonge le modèle que Tretsch avait fixé à Stuttgart, et prouve que la Renaissance wurtembergeoise savait, jusque dans une ville thermale, atteindre l'excellence.

Histoire

Göppingen possédait un château d'eau médiéval, mentionné dès 1455. Christoph de Wurtemberg décide d'y élever une résidence neuve après un séjour aux sources minérales de la ville, qui l'avait guéri — un château de cure autant que de pouvoir. Le chantier, de 1550 à 1568, est dirigé par Aberlin Tretsch, le maître d'œuvre du Vieux Château de Stuttgart, qui applique ici le même langage régulier et clair.

Un détail relie le château à l'histoire profonde du pays : une partie de ses pierres de taille proviendrait de la forteresse de Hohenstaufen, le berceau de la dynastie impériale des Staufen, détruite lors de la guerre des Paysans de 1525. La Renaissance de Göppingen s'élève ainsi, en partie, des ruines d'un monde féodal englouti — le palais du prince moderne bâti dans les débris du château des empereurs.

Göppingen vivait aussi de ses eaux. La ville possédait depuis le Moyen Âge une source minérale réputée, le Sauerbrunnen, et c'est après une cure heureuse que le duc décida d'y bâtir. Résidence, relais de chasse et lieu de villégiature thermale se confondaient donc sous un même toit. Le château sert aujourd'hui de siège au tribunal d'instance ; restauré depuis 2002, il a gardé l'intégralité de sa Rebenstiege, pièce que l'on vient voir de loin.

Sources

  1. 1.Erlebnisregion Stuttgart — Göppingen Palace and « Rebenstiege » Staircase
  2. 2.Wikipedia DE « Schloss Göppingen »
  3. 3.Amtsgericht Göppingen — Geschichte und Entwicklung des Gebäudes

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Fiche mise à jour le 7 novembre 2026

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