Contes, légendes & anecdotes
Les nonnes cisterciennes de Fontaine-Guérard au XVIe siècle vivaient dans une abbaye fondée pour les femmes — chose rare dans l'ordre cistercien qui préférait les monastères masculins. Leur vie quotidienne — offices, travail manuel, lecture, silence — se déroulait dans ces bâtiments gothiques que certaines d'entre elles virent partiellement remaniés en style Renaissance. Les dernières nonnes quittèrent l'abbaye au moment de la Révolution. Les ruines, romantiques dans leur abandon, furent peintes par des artistes du XIXe siècle qui aimaient ces vestiges de la vie monastique dans la forêt normande.
Histoire
L'abbaye cistercienne de Fontaine-Guérard, fondée en 1190 dans la vallée de l'Andelle en Normandie, est l'une des abbayes féminines cisterciennes les mieux conservées de France. Ses ruines romantiques — l'abbatiale gothique du XIIIe siècle, la salle capitulaire, le réfectoire — sont d'une qualité architecturale exceptionnelle. Au XVIe siècle, des travaux de remaniement ou d'agrandissement apportèrent des éléments Renaissance à certains bâtiments conventuels — des galeries à colonnes, des fenêtres à meneaux avec encadrements moulurés, et peut-être un cloître partiellement remanié. Ces additions Renaissance, aujourd'hui en ruines comme le reste de l'abbaye, témoignent d'une vie monastique persistante à Fontaine-Guérard au XVIe siècle malgré les troubles des guerres de religion.
À voir
Récit incarné
Radepont, Eure. La vallée de l'Andelle — un affluent de la Seine en Normandie, encaissé entre des collines boisées. Et dans cette vallée, cachée dans la verdure, l'abbaye de Fontaine-Guérard.
Les ruines. L'abbatiale gothique sans toit, ses murs dentellés contre le ciel normand. La salle capitulaire avec ses colonnes élancées. Et quelques fragments de Renaissance — des encadrements de fenêtres moulurés, des bases de colonnes qui ne sont pas du XIIIe siècle.
Une abbaye de femmes cisterciennes. Leurs voix de chanteuses grégoriennes dans cette nef sans toit. Le silence et la forêt normande.
Lecture architecturale
Fontaine-Guérard présente des ruines de l'abbatiale gothique (XIIIe s.) et de la salle capitulaire. Les fragments Renaissance (XVIe s.) incluent des fenêtres à meneaux moulurés dans certains bâtiments conventuels.
Symboles à observer
1. L'abbatiale en ruines : les murs gothiques sans toit, les colonnes élancées du XIIIe siècle dans la lumière normande.
2. La salle capitulaire : la salle des délibérations — ses colonnes et ses voûtes.
3. Les fragments Renaissance : les encadrements de fenêtres moulurés, le vocabulaire du XVIe siècle dans les ruines.
4. La forêt normande : autour de l'abbaye, la forêt qui a reconquis les espaces monastiques. La nature sur la pierre.
Pour aller plus loin
- Rouen (27, 30 km) — la capitale normande et ses monuments Renaissance.
- Les Andelys (27, 20 km) — le Château-Gaillard de Richard Cœur de Lion.
- Giverny (27, 40 km) — le jardin de Monet.





